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  • : Le Canard à l'Orange des Landes est un journal d'expression libre d'une simple adhérente du Mouvement Démocrate. Il vous offre sa plume pour vous exprimer vous aussi.
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  • Ne jamais tout prendre trop au sérieux mais dire des mots vrais, ceux qui veulent améliorer notre société parce qu'ils amènent à la réflexion. A travers la plume du Canard à l'Orange des Landes.
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"C’est grâce à un globe en carton bouilli que j’ai appris à aimer cette terre et ai compris sa fragilité : quand les morceaux se décollaient !

Je rêve d'un pays qui offrirait à chacun  de ses petits citoyens un globe terrestre.

Pour leur donner conscience que cette terre ils la reçoivent en héritage, en indivision."

Thierry P

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Samedi 11 février (--?--)1

                                     
Etiquettes Périmées

 

Marcel-Boulanger-1927-ter.jpg

L
a prétention des partis avancés de monopoliser la défense des petits, pour déplaisante qu’elle soit, est somme toute compréhensive. Pour un homme que l’ambition dévore, il n’est pas de meilleure plate-forme que de se camper en redresseur de torts, pour les « exploités », contre les « exploiteurs ». Thèse commode qui dispense de toutes autres préoccupations et qui de nos temps a trouvé des utilisations étonnantes : est-il tribune plus retentissante pour un avocat qui veut atteindre rapidement les sommets, que de transformer en victime de la société le cas d’un communiste tapageur ou celui d’un pauvre illuminé que des théories mal digérées ont conduit au crime ?

 

Il est moins admissible qu’une grande fraction du peuple aussi bien à la campagne qu’à la ville, se laisse prendre encore au trompe-l’œil des étiquettes politiques et ne sache pas distinguer ses vrais amis de ceux qui exploitent son mécontentement.

  

Je sais bien que cette observation fera sourire les sceptiques, contempteurs du suffrage universel. Ceux-là posent en axiome ce qui précisément nous choque comme une anomalie. Pour eux, le peuple est incapable de choisir ses chefs parmi les meilleurs et va d’instinct à ceux qui le flattent.

  

Eh bien ce n’est pas vrai. Ou du moins ce n’est pas toujours vrai. Combien d’exemples n’avons-nous pas en mémoire où le bon sens populaire a su faire justice des sophismes et rejeter dans l’ombre les mauvais bergers.    Est-ce que la chute du Cabinet (--?--)2, en juillet (--?--)3, n’a pas été l’œuvre d’une vague de fond de toutes les classes, réunies et redressées dans la claire vision du danger que courait à ce moment le pays ?

 

Sans doute, le danger passé, les divisions sont revenues et les difficultés inévitables du redressement, savamment exploitées, ont jeté de nouveau un malaise dans les esprits. Mais quel est le (--?--)4 qui eût osé, pendant les quelques mois qui ont suivi la crise, se présenter devant ses électeurs et dire : « Je me présente le front haut devant vous, jugez-moi ». Non, le verdict de condamnation eut été unanime.

 

Cependant, il semble que le robuste bon sens des masses ait besoin, pour donner toute sa mesure, d’une violente secousse, de l’imminence d’un péril. En période calme, les vieilles habitudes reprennent le dessus et par lassitude on revient aux formations du passé.

 

C’est surtout, semble-t-il, dans les milieux ouvriers, chez les fonctionnaires, que ce parti pris est le plus flagrant. Quelques déceptions qu’aient éprouvées ces milieux, qui par ailleurs sont peut-être ceux où les valeurs sont le plus nombreuses, ils conservent une méfiance instinctive à l’égard de celui qui ne se réclame pas des formations avancées. Pourquoi ce manque d’esprit critique, alors que tant de déconvenues eussent dû leur ouvrir les yeux depuis longtemps ?

 

Il y a quinze ou vingt ans, on a pu croire que le syndicalisme ouvrier allait se libérer de ses exploiteurs politiques, et il nous souvient de la lutte courageuse que menèrent des hommes comme (--?--)5, du (--?--)6, pour affranchir l’organisation syndicale de tout lien avec la politique. Les temps sont bien changés, et plus que jamais la politique se sert du syndicalisme comme d’un tremplin électoral.

 

Parmi ceux qui font aujourd’hui figure de défenseurs des revendications ouvrières, à côté de quelques sincères, de quelques convaincus, combien d’arrivistes sans scrupules, de médiocrités qui ne doivent qu’à leur absence de tout sens moral ou à un certain bon-garçonnisme l’emprise qu’elles ont su s’assurer sur le corps électoral.

 

Je ne puis songer sans une violente colère, à ce (--?--)7, aujourd’hui député communiste des Basses Alpes, qui pendant la guerre, encore dans l’ombre, évoluait dans le monde de l’industrie et du haut commerce, usant de la plus basse flatterie, s’introduisant partout où il pensait pouvoir se créer une relation, cherchant sa voie… Il l’a trouvée dans la politique, et aujourd’hui M. (--?--)7, président de je ne sais quelle commission des (--?--)8, voit venir vers lui, chapeau bas, les gros industriels qu’il flagornait autrefois.

 

Les (--?--)7 et les sous-(--?--)7 sont légion. Trouvent-ils uniquement leurs appuis dans la classe ouvrière ou paysanne ? Non pas. Leurs meilleurs soutiens sont parfois dans la bourgeoisie cultivée, chez ces hommes d’affaires qu’a fait surgir le développement de la richesse. Comment l’arrivisme politique a-t-il pu faire des dupes aussi nombreuses dans des milieux aussi divers ? Le procédé est simple et connu. Les hommes qu’il voulait discréditer, il les a affublés d’une épithète cinglante : « réactionnaire ». Une fois classé, l’homme peut faire ce qu’il veut, il reste le « réactionnaire ».

 

Cela ne vous fait pas monter le rouge de la colère au visage, d’entendre ce personnage fortuné, jouisseur, âprement égoïste, vous jeter à la face cette épithète de réactionnaire. Lui qui n’a jamais eu souci du sort matériel de ceux qui l’entourent et moins encore de leurs besoins spirituels, lui dont toute l’action sociale se résume en quelques phrases creuses, pour qui les lois n’ont qu’une limite : le coffre-fort ; lui l’argent fait homme, c’est lui qui prétend vous juger, vous reléguer parmi les rétrogrades ?

 

Il faut en finir avec ce verbiage suranné. Désormais, les hommes doivent être classés sur leurs actes, sur leur passé, non sur leur vocabulaire.

 

La guerre qui a bouleversé tant de choses, n’a pas réussi à rompre les barrières vermoulues dans lesquelles on prétendait enfermer les masses. Les évènements qui se sont déroulés au cours des dernières années ne peuvent  pas ne pas avoir ouvert les yeux  des plus obstinés. Déjà, surtout dans notre département, on se rend compte que le vent a tourné. Les roitelets sentent leur trône vaciller et dans leur désarroi ils font un suprême appel aux vieilles rengaines.

 

Nous ne permettrons pas que le mensonge reprenne le dessus. Sans répit, nous dénoncerons le néant de la politique sociale de nos adversaires, et ce vocable de « réactionnaire » avec lequel ils nous ont battu en (--?--)9, nous le leur appliquerons au visage, avec d’autres vérités qui ne leur seront pas davantage agréables.

                                                              (--?--)10   BOULANGER

 

 Les réponses à vos interrogations :

 

 

1       1928 !!    Samedi 11 févier 1928
Cet article remonte donc à plus de 80 ans !

   

2       Cabinet HERRIOT :
Édouard Herriot (1872-1957)  était un homme politique membre du « Parti Radical ». En 1924, après que les élections eurent donné la majorité au « Cartel des gauches », il est appelé à la présidence du Conseil par le nouveau président de la République, Gaston Doumergue. Fervent défenseur de la laïcité, il veut alors introduire les lois laïques en Alsace-Lorraine et rompre les relations diplomatiques avec le Vatican, mais il est désavoué par le Conseil d'État sur le premier point et se heurte à l'opposition du Sénat sur le second. Critiqué pour son laxisme en matière de finances, il doit démissionner. Il préside alors la Chambre des députés pendant un an, mais lorsque Caillaux, ministre des finances, demande, pour résoudre la crise financière, l'autorisation de recourir à des décrets-lois, il abandonne la présidence pour dénoncer cette procédure anti-républicaine. Si le cabinet Briand est immédiatement renversé par une telle offensive, Herriot ne s'attendait pas à ce que Gaston Doumergue lui offrît immédiatement Matignon qu'il ne peut refuser. Son propre gouvernement ne dure pas quarante-huit heures et il doit céder la place à Poincaré. Marqué peut-être par ces échecs, il commence à se rapprocher peu à peu de la droite, sans aller toutefois bien loin. 


3        1926 : le 22 juillet 1926,
Le Cabinet HERRIOT est renversé à la Chambre des Députés par 290 voix contre 237, dès la première séance. Ce gouvernement n’aura tenu que 2 jours ! 
 

4        Cartelliste : du Cartel des Gauches
Le Cartel des Gauches, victorieux aux élections législatives françaises de mai 1924 puis de 1932, est une coalition qui regroupe les radicaux (qui dominent la gauche jusqu'en 1936) et les socialistes. Les premiers députés communistes qui sont élus en 1924 siègent dans l'opposition. Les socialistes ne participent pas au gouvernement de peur de se faire taxer de trahison sociale par les communistes qui verraient en cette alliance une collaboration avec un régime bourgeois. Ils posent même en 1932 des conditions à leur participation, qui sont rejetées par les radicaux (les « conditions Huygens »). Aussi, la victoire de 1924 est une simple entente électorale et non une collaboration, dictée essentiellement par la volonté commune de battre le Bloc national.
Des radicaux, comme Aristide Briand ayant participé aux gouvernements du Bloc national, les socialistes font savoir qu'ils refusent de gouverner, ne faisant que soutenir les orientations politiques prises en cas de succès. Le Cartel des Gauches se constitue à la fin de l'année 1923 contre le Bloc national.
Le Cartel des gauches associe 4 groupes :
- les Radicaux Indépendants (frange de droite des radicaux),
- les Radicaux-Socialistes, unifiés désormais,
- les Républicains-Socialistes, des socialistes indépendants (Paul Painlevé),
- la SFIO. (Après des premiers mouvements d’unification de la gauche française en 1901, le Parti Socialiste Français et le Parti Socialiste de Frances’unissent en 1905 pour former la Section Française de l’Internationale Ouvrière. Ce regroupement permet aux Marxistes et aux Réformistesde faire front commun. Divisé après le Congrès de Tours qui voit la naissance du PCF, la SFIO deviendra le Parti Socialiste en 1969.)
Le Cartel met en place un réseau de comités dans tout le pays, il lance un quotidien (Le Quotidien) et un hebdomadaire (Le Progrès civique). Il se reconstituera en 1932 et gagnera à nouveau les élections.
En 1924 le Cartel obtient la victoire en raison de la division de la droite. La gauche obtient 48,3% et la droite 51,7% mais le Cartel obtient une majorité de sièges : 327 contre 254 (la droite et les premiers députés communistes).
La première action est alors de demander la démission d'Alexandre Millerand accusé d'avoir manqué à son rôle de simple arbitre en ayant pris parti en faveur du bloc national. Cependant le cartel est très vite déçu puisque ce n'est pas leur candidat Paul Painlevé mais le président du Sénat Gaston Doumergue qui est élu le 13 juin, suite à la démission de Millerand le 11.
Le 15 juin, Édouard Herriot forme un gouvernement qui transfère les cendres de Jean Jaurès au panthéon. Il prend des mesures importantes telles l'amnistie des grévistes de 1920, la création d'un conseil économique et social mais aussi l'autorisation pour les fonctionnaires de se syndiquer. Il ne parviendra pas à réviser les avancées cléricales qui avaient été prises par le bloc national. Il doit notamment, devant l'hostilité des milieux religieux, renoncer à supprimer l'ambassade au Vatican que le Bloc national avait créée. La volonté d'appliquer la loi de séparation des Églises et de l'État sur la laïcité en Alsace et en Moselle reste elle aussi lettre morte. Les amnisties suscitent, pour leur part, l'hostilité de nombreuses associations d'anciens combattants.
En politique extérieure, le Cartel des Gauches adopte une position conciliatrice en acceptant le plan Dawes en août 1924 qui réévalue à la baisse les réparations que l'Allemagne devait à la France. Les allemands s'engagent alors à verser de 1 à 2 milliards de Marks-or à la France pendant cinq ans gagés sur leur compagnie ferroviaire et sur leur industrie. Herriot promet en échange d'évacuer la Ruhr ce qui est fait en juillet 1925. Cette dernière décision consacre l'échec de la politique de fermeté à l'égard de l'Allemagne : les Anglo-Saxons se sont désolidarisés de l'occupation de la Ruhr et l'exploitation de la région rapporte moins que les frais d'entretien des troupes (525 millions de francs par an contre 700 millions).
Ayant reconnu l'URSS en octobre 1924, il propose à la SDN le « protocole de Genève » qui permettrait de reposer la sécurité française sur une organisation internationale qui arbitrerait les conflits. C'est un échec en raison du refus anglais dès la fin de l'année.
Le Cartel des Gauches échoue cependant dans la politique financière. En effet, les socialistes voudraient remédier à la dette par l'adoption d'un impôt sur le capital, ce qui effraie les détenteurs de capitaux; tandis que les radicaux ne veulent pas prendre de mesures sévères. Tandis que Herriot a recours à de nombreuses avances auprès des banques, ces dernières le dénoncent en avril 1925, provoquant dès lors la chute de son gouvernement. Se succèdent alors les gouvernements de Painlevé puis de Briand. En juillet 1926, Herriot tente de reformer un gouvernement, mais une véritable crise dans le milieu financier provoque la chute finale du Cartel : la spéculation provoque la chute du franc; chute à laquelle seul le retour de Poincaré remédiera, fort de son "Verdun financier" de la fin du bloc national.
Ainsi le Cartel des Gauches est mort en 1926 de ne pas avoir su affronter le mur de l'argent qui indique le poids de l'économie dans la politique de l'entre deux guerres.
Dès lors, les socialistes passent dans l'opposition. Le gouvernement Poincaré bénéficie d'une forte majorité : droite et radicaux. On assiste au retour d'un gouvernement de large coalition républicaine, auquel seuls les socialistes, communistes et nationalistes intransigeants ne participent pas.
La droite remporte les élections législatives de 1928 : il y a 329 députés de droite contre 285 pour la gauche. Comme à chaque élection les radicaux se présentent avec la gauche. En 1932, le second Cartel remporte les élections, mais il n'y a pas de majorité de gauche associant radicaux et socialistes. Les socialistes posent leurs conditions à la participation (les "cahiers" ou les "conditions Huygens" du nom du gymnase dans lequel s'était tenu le congrès socialiste). Les gouvernements se succèdent, dirigés par des radicaux alliés aux "modérés". Cette majorité parlementaire, distincte de la majorité électorale, est fragile.
Édouard Herriot, ayant compris les leçons de son bref retour de 1926, s'oblige à laisser les hommes du centre droit prendre la direction de l'économie honorant ainsi leur politique de déflation qu'ils mènent depuis le début de la crise de 1931. Il s'agit alors pour eux de diminuer les dépenses de l'État par une réduction du traitement des fonctionnaires espérant ainsi provoquer une réduction du déficit budgétaire et une baisse des prix. Cette politique offerte par le radical Herriot ne convient pas aux socialistes qui veulent une augmentation du pouvoir d'achat. Il y a donc un blocage des réformes économiques qui provoque, une fois de plus sous la troisième République, la valse des ministères : se succèdent ainsi à la tête du conseil Édouard Herriot, Camille Chautemps, Édouard Daladier, Albert Sarraut... Cette période de grande instabilité aboutit à la crise du 6 février 1934.


5        KEUFER
Auguste Keufer (1851-1924), est un syndicaliste français. Il apprend le métier de typographe chez l'imprimeur du Haut-Rhin Jardel. Après l'annexion de l'Alsace, il quitte sa ville natale et monte à Paris. Il s'affiche comme l'apôtre de l'entraide et de la solidarité au sein de la Fédération française du syndicat du livre (FFSL), créée en 1882, et devient président de la Fédération française des travailleurs du Livre (FFTL) entre 1882 et 1883, puis secrétaire général de décembre 1884 à janvier 1920 qui changera de statut à la suite du Congrès de Bourbannes en 1986. Le 27 février 1987 a lieu la fusion de la Fédération des travailleurs du livre et de la Fédération des travailleurs des Industries papetières qui prendra le nom de FILPAC-CGT. Confondateur de la CGT, avec Eugène Guérard, de tendance réformiste, il en est le premier trésorier. Il est également membre du Parti Socialiste. Disciple d'Auguste Comte, il adopte le positivisme religieux, et est président du cercle des prolétaires positivistes en 1880. Homme influent, autodidacte et membre de la Société des Universités populaires, il ne cesse de répéter que le prolétariat doit s'astreindre à une éducation intellectuelle, morale et civile. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et rapports sur la vie et la condition ouvrière et syndicale, notamment sur le droit de grève. À sa mort, deux milles personnes assistent à ses funérailles grandioses. Il laisse son nom à une place à Sainte-Marie-aux-Mines, et à Saint-Étienne, une école bordelaise, et une rue dans le 13e arrondissement de Paris.


6        Syndicat du Livre
La Fédération Française du Syndicat du Livre a été créée en 1882.


7         BARON
Charles Baron (1876-1960) est un homme politique issu d'une famille marseillaise de tradition républicaine. Il devient socialiste et milite pour la Section Française de l'Internationale Ouvrière. Sous cette étiquette, il est élu député des Basses-Alpes en 1919 et conservera ce mandat sans interruption jusqu'à la chute de la Troisième République. Après le Congrès de Tours, il rejoint brièvement le Parti Communiste Français mais a tôt fait de retourner à la SFIO. Le 10 juillet 1940, il vote en faveur de la remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.

 

8        La Commission des Poudres
La Commission des Poudres (de guerre) semble avoir toujours existé ; à la révolution on parle déjà de Poudres et Salpêtres…

 

9          1924
Aux élections de mai 1924, le Bloc national est très nettement battu par le Cartel des Gauches qui obtient 328 sièges sur 582. Aucun des chefs de file du Cartel n’accepte d’être nommé Président du Conseil par le Président de la République Alexandre Millerand.

 

10        "MARCEL"
Marcel Boulanger (1888/1929)
Cet homme classé « réactionnaire » n’était autre que… mon grand-père !

 

Marcel Boulanger était le fondateur et l’Administrateur-Directeur du « Comptoir de Vente des Produits Résineux » à Dax (devenu la DRT en 1932). Conseiller municipal à la ville de Dax, aux côtés de Joseph Defos du Rau (Député), membre-fondateur avec le député du « Parti des Républicains Démocrates Sociaux des Landes », constitué en 1925 sous la pression des évènements et affilié au « Parti Démocrate Populaire ».

Marcel Boulanger écrivait de redoutables articles dans le journal local « Le Clairon Républicain » (« Organe populaire d’union et de progrès social ») dont le siège administratif se trouvait au 23, rue St Pierre à Dax…
A sa mort, le 3 juillet 1929 (41 ans), le journal souligna sa nature droite et exemplaire : « Les articles publiés sous sa signature étaient imbus d’un large souffle démocratique parce qu’il aimait le peuple, parce qu’il aimait les travailleurs, tout comme il était un ennemi des bateleurs démagogues. »

 

 

Mardi 7 octobre 2008 !

 

80 ans après, j’ai une bien curieuse sensation…

 

Cet article a été écrit en 1928, veille du krach de 1929. 

Mon grand-père est mort quelques semaines avant le fameux "jeudi noir". Son entreprise -jusque là florissante- commençait elle aussi à connaître des difficultés financières. ll me semble l’entendre me parler d'un avocat que je connais bien. Je suis troublée.

Car tout à fait franchement, cet extrait d’il y a 80 ans ne vous fait-il pas étonnamment penser à quelqu’un d’aujourd’hui ? :
 

Cela ne vous fait pas monter le rouge de la colère au visage, d’entendre ce personnage fortuné, jouisseur, âprement égoïste, vous jeter à la face cette épithète de réactionnaire. Lui qui n’a jamais eu souci du sort matériel de ceux qui l’entourent et moins encore de leurs besoins spirituels, lui dont toute l’action sociale se résume en quelques phrases creuses, pour qui les lois n’ont qu’une limite : le coffre-fort ; lui l’argent fait homme, c’est lui qui prétend vous juger, vous reléguer parmi les rétrogrades ?

 

Aujourd’hui…

Mes besoins matériels et vos besoins spirituels ?! Qui s’en soucie vraiment ? 

Oui ou non, allons-nous accepter de revivre avec servilité et fatalisme le sempiternel recommencement de l’histoire ?!

 

Il y a maintenant un an et demi, François Bayrou nous proposait son formidable « projet d’espoir ».

Je le crois tout à fait réaliste. Je le sais tout à fait réalisable.

 

Pour voir loin, il nous faut nous élever. Nous élever suffisamment pour dominer. Porter le regard loin en arrière pour le projeter loin en avant. Agissons aujourd’hui.

 

Comme le disait mon grand-père : 

« Nous ne permettrons pas que le mensonge reprenne le dessus ! » 

                                
Françoise Boulanger
 

 

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Petits rappels utiles...

Quelles sont vos relations avec l'opposition ?

« L'opposition municipale est ce qu'elle est. Le débat n'est pas à la hauteur de ce que je souhaiterais. Le climat n'est pas non plus ce que j'attends. Pourtant, je crois à l'intérêt d'une opposition. Elle est là pour relever des erreurs, faire des critiques et des propositions et à ce jour, il n'y a pas eu une seule proposition. Le débat est médiocre. Mais ce n'est pas vers ça que je me laisserai entraîner. J'ai été élu avec la volonté d'apaiser le climat dans cette ville, de renouer des échanges normaux entre les Dacquois, entre les sensibilités politiques. Et lorsqu'il s'est agi de désigner des représentants dans les commissions des fêtes, j'ai désigné des gens dont je sais bien qu'ils ne partagent pas ma sensibilité politique, et certains étaient même sur des listes adverses. Mais ils ont des qualités et des compétences et moi je pense qu'une ville doit s'enrichir de sa diversité et de ses compétences. » 

 

* * *

  

Êtes-vous un maire de gauche ?

« Je suis le maire de tous les Dacquois et je m'efforce de le démontrer. Je pense être quelqu'un de tolérant. J'ai des convictions politiques, elles sont connues de tous, je suis attaché à des valeurs humanistes, de solidarité, que l'on qualifie plutôt de gauche, mais je constate souvent que ces mêmes valeurs sont portées aussi par des gens qui ne sont pas de la même sensibilité que moi... Quand par exemple, je défends le dossier des logements sociaux, on dit : « Bellocq fait ça parce qu'il est de gauche ! » Non. Je le fais parce que c'est un besoin à Dax. Et ce n'est pas une question de droite ou de gauche. On pourrait dire la même chose dans d'autres domaines comme la culture, le sport etc. Si l'on travaille sur un projet de rénovation du stade Maurice-Boyau, ce n'est pas un projet de gauche ou de droite... Mon prédécesseur s'était isolé derrière ces remparts. Moi, je travaille pour tous les Dacquois, avec tout le monde, et en harmonie avec la Communauté d'agglomération du Grand Dax, le Conseil général et je peux vous assurer qu'avec le Grand Dax comme avec le département, il n'y a pas de passe-droit. On monte les dossiers le mieux possible et on fait en sorte que ces dossiers soient recevables auprès de ces deux institutions... »

Propos recueillis par Jefferson Desport et Didier Piganeau le 16/03/09

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