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Le Canard à l'Orange des Landes
Ce n'est pas plonger qui est mal, c'est émerger et s'envoler... qui est bien !
"Idées contre Idées" : ce sont les seules
armes que j'emploierai dans
ce combat que je souhaite loyal avant tout.
"Je rends possible l'union nationale et la vraie mobilisation des Français au service de la France." 3 mai 2012
"Il faut désormais construire dans une démarche de vérité et de réconciliation l’esprit d’unité nationale." 6 mai 2012 au soir
"Les candidats de ce pôle central se présenteront sous l’étiquette : Le Centre pour la France." 10 mai 2012
"Les entreprises ne sont ni de droite, ni de gauche." Laurence Parisot, 15 mai 2012 (France 2, 9h50)
" Nous serons une force d’équilibre, libre et indépendante qui empêche tout risque de sectarisme." François Bayrou, 16 mai 2012
Innovons absolument : Neuvaine N° 9 31 août 2010
Dax, ici Dax, je m’adresse… à tous les Partis politiques ! 18 avril 2011
Aux prochaines municipales, j'en suis maintenant convaincue, nous aurons des équipes plurielles,
rassemblant des personnes de sensibilités différentes mais solidaires pour une meilleure synergie.

"C’est grâce à un globe en carton bouilli que j’ai appris à aimer cette terre et ai compris sa fragilité : quand les morceaux se
décollaient !
Je rêve d'un pays qui offrirait à chacun de ses petits citoyens un globe terrestre.
Pour leur donner conscience que cette terre ils la reçoivent en héritage, en indivision."
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"Oui, la politique est un art et, comme dans tout art, il faut des artistes. (…) L’art c’est la conjonction magique du cœur, de l’esprit et de l’âme…"
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Avril 2008 : 33 élus...
▲...au service de tous les dacquois ?!...▼
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Décembre 2011 : 26 élus !??
Quelles sont vos relations avec l'opposition ?
« L'opposition municipale est ce qu'elle est. Le débat n'est pas à la hauteur de ce que je souhaiterais. Le climat n'est pas non plus ce que j'attends. Pourtant, je crois à l'intérêt d'une opposition. Elle est là pour relever des erreurs, faire des critiques et des propositions et à ce jour, il n'y a pas eu une seule proposition. Le débat est médiocre. Mais ce n'est pas vers ça que je me laisserai entraîner. J'ai été élu avec la volonté d'apaiser le climat dans cette ville, de renouer des échanges normaux entre les Dacquois, entre les sensibilités politiques. Et lorsqu'il s'est agi de désigner des représentants dans les commissions des fêtes, j'ai désigné des gens dont je sais bien qu'ils ne partagent pas ma sensibilité politique, et certains étaient même sur des listes adverses. Mais ils ont des qualités et des compétences et moi je pense qu'une ville doit s'enrichir de sa diversité et de ses compétences. »
* * *
Êtes-vous un maire de gauche ?
« Je suis le maire de tous les Dacquois et je m'efforce de le démontrer. Je pense être quelqu'un de tolérant. J'ai des convictions politiques, elles sont connues de tous, je suis attaché à des valeurs humanistes, de solidarité, que l'on qualifie plutôt de gauche, mais je constate souvent que ces mêmes valeurs sont portées aussi par des gens qui ne sont pas de la même sensibilité que moi... Quand par exemple, je défends le dossier des logements sociaux, on dit : « Bellocq fait ça parce qu'il est de gauche ! » Non. Je le fais parce que c'est un besoin à Dax. Et ce n'est pas une question de droite ou de gauche. On pourrait dire la même chose dans d'autres domaines comme la culture, le sport etc. Si l'on travaille sur un projet de rénovation du stade Maurice-Boyau, ce n'est pas un projet de gauche ou de droite... Mon prédécesseur s'était isolé derrière ces remparts. Moi, je travaille pour tous les Dacquois, avec tout le monde, et en harmonie avec la Communauté d'agglomération du Grand Dax, le Conseil général et je peux vous assurer qu'avec le Grand Dax comme avec le département, il n'y a pas de passe-droit. On monte les dossiers le mieux possible et on fait en sorte que ces dossiers soient recevables auprès de ces deux institutions... »
Propos recueillis par Jefferson Desport et Didier Piganeau le 16/03/09
Le baise-main*… jamais dans la rue !
Le 6-11-11 : voir aussi le commentaire n° 10...
Le 19-02-12 : lire un nouveau commentaire après ma discussion d'hier avec cet homme.
Samedi dernier en fin de matinée, je suis partie faire un petit tour en ville et, pratiquement comme chaque semaine, suis d’abord passée par le marché…
Venant de chez moi, je longe toujours la cathédrale, d’un côté ou de l’autre selon mon humeur, pour arriver directement au cœur des étals marchands. Sur la place elle-même. Cette fois-ci, un petit groupe installé en haut des marches du parvis a attiré mon attention. Oui, « attirer » est vraiment le mot qui convient, puisque l’une de ces personnes m’a fait un signe très amical pour m’inviter à m’approcher.
Ce que j’ai fait.
L’homme en question -c’était un homme- s’est avancé vers moi, descendant les marches sur lesquelles il était assis, immédiatement suivi d’un autre de ses compagnons.
Voici ce qu’il m’a demandé :
- « Est-ce que je peux vous faire la bise ? »
J’avoue que j’ai alors eu un imperceptible haut-le-corps. Cet homme était un SDF, que j’ai d’ailleurs aussitôt reconnu, le croisant régulièrement « faisant la manche » comme on dit.
Mais à chaque fois, à lui comme aux autres, je ne fais qu’un sourire, tout en m’excusant de ne pouvoir leur donner mieux…
C’est vrai qu’il m’arrive fréquemment de discuter avec eux, leur demandant s’ils ont enfin trouvé un logement, un petit job, des aides. Principalement avec les femmes. Car à Dax aussi nous avons malheureusement des femmes SDF !
Aussi pour essayer de m’en sortir élégamment avec mon « quêteur de bises », je lui ai lâchement répondu que je ne faisais pas facilement la bise aux messieurs (ce qui est quand même faux, mes amis politiques le savent bien !) mais que je la faisais plus volontiers aux dames (ce qui par contre est quand même vrai…).
Pour me rattraper et ne pas lui faire perdre la face, je lui tendis donc la main. Ainsi qu’à son frère qu’il venait de me présenter, dans la rue lui aussi, et à tous ses autres amis. L’un d’entre eux était justement le copain attitré d’une jeune femme qui vient souvent me saluer. Ils m’ont donné de ses nouvelles (elle est actuellement hospitalisée).
Nous avons parlé « petits boulots » (ils trouvent surtout dans les offres saisonnières, le maïs et les kiwis par exemple dans les Landes). Et « logements » naturellement (la difficulté première est de trouver des endroits où leurs chiens, leurs amis les plus fidèles, seraient enfin tolérés !).
Certains, comme les deux frères, étaient encore tout à fait présentables. D’autres avaient visiblement lâché prise. Tous dormaient dans la rue (ils étaient cinq hommes et une femme) et tous m’ont parlé de leur principale préoccupation : celle de se faire régulièrement insulter.
Ce qui m’a le plus choquée, c’est que ce soient des policiers municipaux qui les insultent. Pas forcément les habitants de Dax.
Et ça, voyez-vous, c‘est inacceptable. Que ces messieurs de la police municipale remplissent leur mission, exécutant les ordres d’expulsion qui leur ont été donnés, c’est normal. Ils n’ont pas à les discuter a priori.
Néanmoins, toute personne, quelle que soit sa situation, a droit au respect. Et tant pis si ce que l’on pense intérieurement est désagréable.
Dans ce domaine des comportements civils, la police municipale** n’a-t-elle pas le devoir de se montrer exemplaire ?!
Ce que j’ai recommandé à ces personnes en situation précaire, c’est de ne jamais répondre de la même façon à ces quelques petits policiers indignes (cela ne les concerne pas tous bien évidemment). Et au contraire de réclamer la politesse la plus élémentaire ; et si besoin de leur demander leur nom et leur numéro.
En tout cas, je me suis fais la promesse de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour créer des emplois à Dax et peut-être ailleurs. La dignité ne passe-t-elle pas avant tout par le travail ?!
Parce que, ce que je ne vous ai pas encore dit, c’est que l’homme qui voulait me faire la bise, celui-là même qui me fit d’abord plus ou moins reculer… eh bien, lorsque je lui ai tendu la main, la pressa d’abord fermement, puis la porta gentiment à ses lèvres tout en s’inclinant !
Et ce qu’il me rétorqua alors avec humour, je ne suis pas prête de l’oublier :
- « Vous voyez que j’ai réussi à vous faire la bise. »
N’est ce pas ici une preuve de son courage ?! Une belle leçon que certains pourraient méditer. Moi la première***.
A bientôt !
Françoise Boulanger
* (Le baisemain "à la française", qui est faussement cru fort ancien alors qu'il fut inventé à la fin du XIXe siècle en référence à l'amour courtois, ne doit se pratiquer, en principe, que dans un lieu fermé, lors de réunions, de réceptions, etc., jamais dans la rue. L'homme est censé prendre l'initiative. Selon les règles classiques, seules les femmes mariées ou les femmes célibataires de position importante ou âgées peuvent recevoir cet hommage. L'homme, en prenant délicatement la main de la dame, feint d'y poser ses lèvres en se penchant. Cette main n'est normalement pas gantée en dehors des tenues de soirée.)
** (Au fait, qui passe les consignes d’éjections en haut lieu ?!)
*** (Et c’est pourquoi je vous en parle : j’ai senti la détermination de cet homme à s’en sortir, malgré des apparences qui -pour le moment- ne sont pas à son avantage !)
Dénoncez sans problème les agissements contraires à la démocratie !
Pas d'attaque personnelle toutefois. Ici l'on n'accuse pas sans preuve.
Ecrivez-moi ou envoyez un article de votre plume.
Je le publierai pour vous :
france.boulanger.m@orange.fr
Hier soir, Isa, je me suis amusée à te répondre sur le même ton féroce que toi, en te mettant la vidéo qui montre Berlusconi en train de faire un baise-main à Kadhafi.
Je l'ai aussitôt enlevée, vu le contexte actuel, ce n'était pas de très bon goût.
D'autant que je crois me souvenir pourquoi B. avait fait ce geste qui naturellement semble déplacé. En réalité, il l'avait fait de façon furtive et pas ostentatoire, vraisemblablement pour se faire pardonner de s'être endormi à une des interventions orales de K.
Tiens à la place je te mets une photo du couple franco-allemand prise juste après l'élection de NS... en mai 2007 donc.
http://www.lefigaro.fr/international/2007/05/17/01003-20070517ARTFIG90248-sarkozy_joue_la_continuite_diplomatique_avec_berlin.php
4 ans 1/2 après, Angela recevra-t-elle enfin un baise-main de la part de Nicolas ?! Depuis deux jours, je crois fort que ce soit reporté aux... calendes grecques !
Heu... je voulais écrire "je crains fort" !
Enfin, toute cette affaire commence à sentir très mauvais pour nous tous !
Mais non, je ne parlais pas du "gros rouge et du "calendos" français !
"Toute personne, quelle que soit sa situation, a droit au respect".
C'est fort justement dit, mais hélas trop peu appliqué. Nous vivons dans un monde de vautours.
Oui mais JF, nous pouvons en réfléchissant sur nous-mêmes et en trouvant la faille (c.à.d. la poutre plutôt que la paille...) du raisonnement faussé, à faire évoluer les mentalités.
Par exemple si on analyse le principe historique des castes en Inde,
http://indianred.pagesperso-orange.fr/castes.htm
on comprend qu'un "intouchable" est capable de souiller quelqu'un par sa seule ombre ! Mais que curieusement l'argent lui, qui circule de mains en mains, de castes en castes dans les deux sens, n'a pas ce pouvoir !
"Relégués au bas de l’échelle sociale, les intouchables sont chargés des taches jugées impures. Ils sont équarrisseurs, tanneurs, balayeurs, blanchisseurs ou fossoyeurs. Ils ne peuvent puiser de l’eau dans le même puits que les autres villageois. Seule l’ombre d’un intouchable peut polluer un brahmane. Le "Manu Smriti" leur interdit même d’entendre les Vedas. Paradoxalement, l’argent n’est pas un vecteur de pollution."
Nous, nous disons : "L'argent n'a pas d'odeur !"...
Il suffit de nous affranchir de la fascination pour cet argent pour nous rendre compte que nous ne sommes supérieurs à personne. Et surtout pas inférieurs !
Eh bien, voilà... ce billet a déjà eu de l'effet et j'en suis ravie !
Hier, en revenant du marché, j'ai croisé de nouveau le petit groupe des SDF dont j'ai parlé. Celui qui m'avait "interpellée" s'est précipité pour me raconter avec fierté que le chef de la police municipale était venu discuter avec eux. Très longuement. Et qu'il l'avait invité à assister à une réunion (de concertation je suppose) qui se déroulera à la fin du mois avec entre autre la première adjointe au maire.
Bravo à la police municipale de Dax pour cette réactivité ! Nul doute qu'avec ce dialogue franc le comportement des personnes en situation précaire va s'en trouver lui aussi bien amélioré.
Hier, samedi 18 février, j'ai de nouveau croisé au marché ce groupe de SDF. Deux fois plus nombreux (ils devaient être une douzaine dont au moins deux femmes). Ils étaient en train de manger, car chaque semaine en fin de marché les marchands de fruits et légumes leur donnent des invendus. C'est l'homme dont je vous parle ici qui semble avoir pris les choses en main. Il m'a annoncé fièrement qu'il rentrait en cure de désintoxication de son propre chef. Pour le moment ils habitent un nouveau squat m'a-t-il dit et c'est lui qui cuisine pour les autres.
Je peux vous assurer qu'aucun n'était agressif en tout cas et j'espère de tout coeur que la police municipale se montrera bienveillante durant ces mois de froid. L'hiver ne semble pas encore fini, même si à Dax nous avons des températures supérieures aux villes voisines du fait de la nappe d'eau chaude.
La jeune femme hospitalisée dont je vous ai parlé est maintenant décédée. Je suis allée à son enterrement, où quelque 70 personnes se sont déplacées pour témoigner de leur amitié pour elle. Beaucoup de personnes en situation précaire mais aussi des associations caritatives. Inhumée dans la partie "cimetière des gitans", je me suis aperçue que certains emplacements n'ont pas la moindre plaque pour matérialiser la tombe. Ne serait pas une action que notre municipalité pourrait engager ? Ce ne serait pas une très grosse dépense il me semble. Notre civilisation n'est elle pas celle de la protection des faibles avant tout ?! J'ignore ce que les autres villes prévoient dans ce genre de situations.