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  • : Le Canard à l'Orange des Landes est un journal d'expression libre d'une simple adhérente du Mouvement Démocrate. Il vous offre sa plume pour vous exprimer vous aussi.
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  • Ne jamais tout prendre trop au sérieux mais dire des mots vrais, ceux qui veulent améliorer notre société parce qu'ils amènent à la réflexion. A travers la plume du Canard à l'Orange des Landes.
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"C’est grâce à un globe en carton bouilli que j’ai appris à aimer cette terre et ai compris sa fragilité : quand les morceaux se décollaient !

Je rêve d'un pays qui offrirait à chacun  de ses petits citoyens un globe terrestre.

Pour leur donner conscience que cette terre ils la reçoivent en héritage, en indivision."

Thierry P

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 04:53

NAISSANCE DU

Parti des Républicains Démocrates Sociaux des Landes

affilié au Parti Démocrate Populaire

- 1925 -

 

Marcel-Boulanger-portrait-a-Dax.jpg 

Marcel Boulanger (1888-1929)

 

   

Vous avez entendu ce matin le rapport de notre ami, Mr. J., sur la situation actuelle du Parti dans les Landes.

 

Il en résulte très nettement que, sans grand effort, le premier but que nous nous étions assignés a été, dans ses grandes lignes, à peu près atteint. Nous existons, et d’une vie qui, sans être débordante encore, n’en est pas moins à beaucoup d’égards une réelle promesse d’avenir.

 

Il reste maintenant à consolider les résultats acquis et, sur quelques points, à passer au second stade du plan qui doit aboutir à faire du Parti une force agissante et conquérante, prête à toutes les éventualités.

 

Ce serait une erreur, nous l’avons dit maintes fois, de croire qu’on ne doit faire de la politique qu’en période électorale. Les élections ne font que consacrer une activité antérieure, elle-même orientée vers le but de gagner des esprits en nombre de plus en plus grand, de modifier leur manière de voir en faveur d’une certaine conception politique et sociale. Il n’y a de réel travail que celui qui porte des fruits durables et une évolution comme celle dont je parlais tout à l’heure suppose une action lente et continue, par la parole, par la presse, par des réalisations de tout ordre. Souvenez-vous de la communication si émouvante dans sa simplicité et si probante aussi, que nous fit notre ami L. de Biscarrosse, au cours de notre dernière réunion. Elle constitue le prototype de ce que devraient être tous nos correspondants, de ce que nous devrions être nous-mêmes à l’égard de notre tâche civique. Cela consiste surtout à avoir constamment présent à l’esprit, d’une façon presque machinale, l’objectif que l’on s’est une fois proposé, afin d’y faire converger ses actes de la vie courante.

 

Pour parler clair, de quoi s’agit-il au juste ? Sommes-nous une infime fraction politique qui tendrait à créer, par des moyens plus ou moins artificiels, un courant d’opinion en sa faveur ? Voulons-nous violenter le corps électoral et lui imposer je ne sais quelle conception contraire à son penchant naturel ? Non, n’est-ce pas. Nous nous trouvons au contraire en présence de cette chose paradoxale, du peuple landais qui dans son ensemble est foncièrement sain, ouvert aux généreuses conceptions sociales, d’une population agricole qui par définition est pondérée, rebelle aux excès démagogiques, d’une région où le respect des forces morales et religieuses est traditionnel, et qui cependant, faute d’avoir su s’organiser, est représentée par les tenants de la plus basse démagogie.

 

Que s’est-il donc passé et comment a-t-on pu en arriver là. Vous le savez, et je n’ai pas besoin d’insister. A ce peuple travailleur, économe, attaché à la propriété, on s’est bien gardé de présenter dans sa nudité le programme radical et socialiste ; on lui a répété que sa prospérité, le succès de ses revendications, étaient attachés à un homme et à ses amis. L’âge d’or pour les fonctionnaires, la gemme par moitié, aux trois quarts, bientôt la gemme aux gemmeurs et la terre aux métayers, c’est l’insidieux couplet qui a séduit ces esprits peu habitués à la critique et par ailleurs abusés par l’allure bon-enfant des nouveaux prophètes.

 

Mais cette effarante main-mise n’a été rendue possible que par l’existence d’une organisation puissante, ayant à son service tout le corps des fonctionnaires, du plus haut placé au plus petit, une presse dont on peut dire qu’elle domine de haut ses concurrents, certaines complicités immorales, tandis qu’en face d’elle il n’y avait qu’une masse informe de bonnes volontés gémissantes ou d’ambitions jalouses.

 

Vous voyez maintenant de quoi il s’agit. De restituer à notre peuple landais sa vraie figure, de l’aider à prendre conscience de ce qu’il est et de ce qu’il veut réellement, de lui donner -puisque là est la grande faiblesse des partis modérés- l’organisation capable de  traduire cette volonté en résultats politiques.

 

Et c’est sur un programme positif -non sur des négations stériles- que nous appelons nos amis à se grouper, programme de nature à rallier, croyons-nous, l’unanimité des suffrages, non peut-être sur certains détails mais sur les points essentiels qui ont seuls une réelle valeur.

 

Si, comme j’en suis convaincu, vous sortez de ces réunions avec le sentiment que notre faiblesse vient uniquement de notre défaut d’organisation, il n’est pas besoin de vous tracer d’autre tâche. Il faut qu’à chacun de ceux que vous rencontrez désormais et qui gémiraient de la « dureté des temps » que nous traversons vous disiez : vous n’êtes pas satisfait ? Eh bien venez avec nous. Ayez le courage de faire au moins le geste d’adhérer à ce Parti qui, lui, veut remédier à nos maux. Ne laissez passer aucune conversation privée qui tourne -n’est-ce pas actuellement le sort de toutes les conversations ?- vers la politique, sans insister sur cette nécessité : s’organiser. Chacune de vos relations doit être inventoriée en fonction de ses idées et tout sympathique présumé doit être immédiatement invité à s’affilier au Parti, puisque cette affiliation est la seule marque tangible qui puisse distinguer le partisan convaincu du bavard inutile.

 

Ce n’est donc pas un effort héroïque qui vous est demandé supposant une tension constante de l’esprit et du corps. Il suffit d’un peu d’à propos et de bonne volonté. D’à propos, parce que toutes les occasions doivent être saisies de mettre en relief la malfaisance de nos maîtres actuels, et il serait impardonnable de ne pas profiter de l’argument que constitue le blog formidable de fautes qu’ils ont accumulées et dont une petite poignée suffirait à discréditer n’importe quel autre parti. Avec prudence, avec doigté, il faut savoir souligner en toute occasion, et dans les milieux les plus divers, l’origine des difficultés que nous rencontrons à chaque pas et le remède qui s’impose. De bonne volonté aussi, parce que trop souvent nous nous reposons sur les autres de l’effort à faire.

 

Voici pour la propagande individuelle. Elle serait insuffisante pour faire rendre à notre effort toute son efficacité. Ce qui vaut pour un Parti, nous l’avons dit, c’est le groupement et l’organisation. Groupons-nous dans chaque Commune, dans chaque Canton, pour organiser la propagande. Il faut que dans chacune des Communes où nous sommes maintenant représentés, nos adhérents s’organisent en Comité et se rencontrent à périodes fixes. Ensemble, on passera en revue les hommes susceptibles d’adhérer au Parti et on discutera des moyens propres à provoquer l’adhésion de chacun. Une démarche difficile à faire pour l’un peut être utilement faite par un autre. On examinera l’opportunité de solliciter tel ou tel, car je tiens à redire une fois pour toutes que la qualité des adhésions nous importe davantage que le nombre. L’artisan, le métayer peuvent être infiniment plus utiles à notre succès que le bourgeois, et c’est au sérieux du caractère et des convictions politiques qu’il faut mesurer l’opportunité des sollicitations. Ne perdez jamais de vue qu’un certain tempérament démocratique et des tendances sociales sont la caractéristique de notre mouvement, car c’est une œuvre positive que nous poursuivons et non une opposition stérile aux institutions. Il faut donc écarter tous ceux qui ne pourraient être que des éléments de désunion ou dont une certaine attitude écarterait de nous la masse des autres.

 

Donc en attendant d’être plus nombreux, constitution d’un Comité local, désignant un Secrétaire qui sera chargé de convoquer le groupe, de correspondre avec le Secrétariat central et éventuellement des rapports avec la Section cantonale. La tâche immédiate de ce Comité sera de rechercher toutes les sympathies non encore déclarées et de provoquer leur adhésion. Le secrétaire aura aussi à signaler au Central tout ce qui est de nature à l’intéresser, par exemple une réunion de nos adversaires, à en rendre compte, à y intervenir s’il le juge à propos et après en avoir référé à la Section cantonale ou au Central. En un mot à être le correspondant actif du Parti dans la Commune.

 

Encore qu’il soit un peu tôt de parler de l’organisation cantonale, nous croyons cependant que sur certains points et notamment dans le Canton de Dax, cette organisation peut être créée avec fruit. D’ailleurs le Comité central a déjà agi dans ce sens et vous avez pu voir que sur les quelques points où il est intervenu ses efforts ont été immédiatement couronnés de succès. Nous verrons tout à l’heure, au cours de la discussion, s’il est possible et opportun de créer dès à présent d’autres sections cantonales. Je vous rappelle que celle-ci constitue le cadre normal du Parti et il est indispensable que d’ici quelques mois nous ayons plusieurs sections cantonales en pleine activité.

 

Le rôle de la Section cantonale est plus étendu que celui des sections locales. Parlons d’abord de sa constitution : Elle doit comprendre un représentant au moins de chacune des communes les plus importantes du Canton, soit comme agglomération, soit comme adhérents ces représentants se rencontreront périodiquement, chaque mois par exemple, et auront à constater les progrès réalisés, à étudier les motifs qui font que certaines communes n’ont encore aucun adhérent ou en nombre insuffisant ; à rechercher les voies et moyens propres à intensifier la propagande et à créer des sections locales là où elles n’existent pas.

 

Il est très important que ce travail soit fait par la Section cantonale, car elle est mieux placée que le Comité central pour connaître la situation de chaque commune et suggérer les solutions les meilleures.

 

La Section cantonale nommera un Président et -si besoin est- un Secrétaire, qui seront chargés des rapports avec le Siège, de contrôler l’observation des consignes données aux sections communales et de convoquer les membres de la section chaque fois que cela sera utile.

 

A la Section cantonale il appartient de signaler au Comité central l’opportunité d’une réunion privée ou publique, de lui rendre compte des agissements de nos adversaires et de s’entendre avec les sections communales sur tout ce qui touche leur activité propre. Elle devra en tous points s’inspirer des directives qui lui seront données par la Commission Exécutive du Parti, mais aussi lui suggérer toutes les initiatives qu’elle jugerait propres à favoriser le recrutement. C’est à cette collaboration constante et active qu’est attaché le succès, et il est indispensable que chacun de nos groupes se persuade qu’il est un rouage essentiel du Parti et que celui-ci ne peut vivre et se développer que par l’effort de tous.

 

Tout ce que je viens d’exposer a trait à la propagande individuelle, sous une forme ou une autre.

 

Devons-nous en rester là ? Je ne le crois pas, et il serait fâcheux que nous négligions les deux puissants moyens de propagande que constituent la Presse et les conférences.

 

Pour ce qui est de la presse, nous n’avons malheureusement à notre disposition aucun des grands quotidiens régionaux, et si nous pouvons les utiliser pour des communications, nous n’avons guère à compter sur leur sympathie agissante. Mais nous avons, et ce peut être extrêmement précieux, un hebdomadaire, le « Clairon Républicain », qui s’est fait le porte-parole des idées que nous défendons et qui nous a rendu, déjà, de grands services. Est-ce à dire que tel qu’il est il nous satisfait ? J’en demande pardon à ses imprimeurs, qui sont nos amis, je crois pouvoir dire : non. J’entends par là que le « Clairon Républicain », parfois intéressant, certes, est trop souvent conçu en fonction de buts accessoires et qu’on ne retrouve pas dans son plan général une préoccupation politique constante, exprimée sous la forme qui convient.

 

Je ne cherche pas ici à établir de responsabilités. La faute en est sans aucun doute autant à nous-mêmes qu’à nos amis Ducasse-Duhon. Je pose seulement la question sous cette forme : Est-il nécessaire que nous ayons, à défaut d’un quotidien, un hebdomadaire qui nous soit totalement dévoué ? Ce journal peut-il être le « Clairon Républicain » ? Oui sans doute. Et j’ajoute alors : que devons-nous faire pour rendre le journal intéressant ?

 

Je m’adresse ici d’abord aux imprimeurs, qui ont tenu, et je ne saurais les en blâmer, à conserver intacte la propriété et le contrôle de leur feuille, pour leur demander s’ils sont disposés à collaborer aussi étroitement qu’il sera nécessaire à notre tâche politique en nous ouvrant toutes grandes leurs colonnes ; s’ils accepteraient le cas échéant, certaines modifications de nature à augmenter l’attrait du journal et d’aider à sa diffusion. Car, de ce point de vue, si nous comparons le « Clairon » à certains organes comme le « Petit Breton » par exemple, nous trouvons matière à réflexion, et si ces 2 feuilles, à cause même de leur tirage respectif, ne sont pas rigoureusement comparables, nous pouvons cependant essayer de suivre de loin les traces de nos amis du Finistère.

 

Et, supposant affirmative la réponse de notre ami Ducasse, je me tourne à présent vers tous nos adhérents pour leur dire : il faut que le « Clairon » devienne le véhicule de nos idées ; vous devez désormais le considérer comme un puissant moyen d’action en leur faveur. Chaque adhérent doit devenir automatiquement un abonné et recruter des abonnés autour de lui, et le tirage du journal doit être doublé très rapidement.

 

Mais le « Clairon » ne deviendra réellement intéressant pour le public de toute la région que si sa chronique régionale se développe et se précise. Aussi demanderons-nous à nos correspondants communaux et cantonaux de se faire également les Correspondants du « Clairon » et de lui adresser toutes les communications qui seraient de nature à corser l’intérêt du journal. Nous-mêmes devrons faire effort pour établir une chronique régulière du Parti et assurer aux imprimeurs tout le texte désirable. Nous aurons à reprendre en détail cette organisation, mais dès à présent considérez la diffusion du « Clairon Républicain » comme un moyen de propagande de premier ordre et qui doit être utilisé au maximum. Songez à la force que nous serions si nous avions un hebdomadaire tirant à plusieurs milliers d’exemplaires ! Il suffit, pour s’en rendre compte, de savoir que nos amis du Finistère, grâce au « Petit Breton », et sans doute aussi à « l’Ouest-Eclair », ont actuellement 6 députés.

 

Le second moyen de propagande publique, c’est la conférence. Il n’est pas besoin de longs développements pour vous convaincre de sa puissance et de sa nécessité : Une conférence bien préparée, c’est un coin qu’on enfonce dans la masse des esprits et qui peut d’un seul coup faire sauter tout le revêtement d’indifférence qui la recouvre trop souvent. Il ne s’agit pas nécessairement de grandes conférences avec des orateurs de talent. Nous n’avons fait jusqu’ici qu’un très petit nombre de réunions, mais comme elles avaient été excellemment préparées, toutes ont rendu le maximum sous forme d’adhésions en nombre imposant. On l’a déjà fait, mais nous ne saurions trop remercier nos amis B., C. et le Dr D., d’avoir préparé avec tant de soin les causeries qui ont eu lieu à Castets, Tercis et St Vincent de Tyrosse, et qui ont permis au conférencier d’enlever sans effort l’adhésion unanime de l’assistance.

 

Ce sont ces réunions, modestes, sans tapage, dans une salle d’auberge ou tout autre local convenable, mais sur convocation personnelle et choisie, que pour l’instant nous préférons à tout autre. Cela c’est du travail en profondeur, tandis que les grandes réunions font plus de bruit mais ont leurs inconvénients et ne sont pas nécessairement plus fructueuses. Et il faut les multiplier. Il faut que dans chaque Commune où le travail de propagande a jusqu’ici été nul ou insignifiant, nos amis de la localité ou des communes voisines préparent une réunion de ce genre. C’est le plus sûr moyen, croyez-le, d’aller vite et de constituer l’armature de notre organisation. La conférence n’exclut pas la propagande individuelle, puisque celle-ci doit la préparer et la compléter, mais elle permet d’atteindre plus vite le résultat cherché.

 

En dehors de ces réunions privées par Communes, les sections cantonales auront à examiner s’il y a lieu, à une époque choisie et sur un sujet opportun, de donner une conférence plus étendue et à laquelle seraient conviées les populations de plusieurs communes. Les sujets de conférence ne manquent pas, hélas ! actuellement, et plusieurs tourneraient sans doute à la confusion de nos adversaires. Néanmoins, nous le répétons, nous préférons que les efforts de nos amis se portent surtout pour l’instant sur les réunions modestes où seront convoqués les éléments jugés assez sympathiques à nos idées pour y adhérer. Lorsque ce premier travail sera fait et que le département sera couvert d’un réseau touffu de sections communales et cantonales, alors nous pourrons aborder avec fruit le travail en surface.

 

En cela, d’ailleurs, les circonstances doivent être notre meilleur guide, et nous aurons nous-mêmes à examiner si d’ici le Printemps prochain il ne convient pas de donner à notre action la publicité d’une grande réunion. Cela dépendra surtout de notre activité à tous d’ici là, car encore une fois rien ne peut être fait d’utile si nous n’avons pas d’abord établi notre organisation sur de fortes assises.

 

* * * 

 

Ce texte, assez long, veuillez me le pardonner, m’a paru particulièrement intéressant à vous en faire une communication spéciale.

 

On assiste, là, à l’une des premières réunions de constitution d’un Parti dans les Landes en 1925, le « Parti des Républicains Démocrates Sociaux des Landes », une année après le Parti national auquel il était affilié, le « Parti Démocrate Populaire ».

 


Ne pourrions-nous pas imaginer ici François Bayrou lui-même expliquant à ses premiers fidèles, la façon dont il faut s’y prendre pour former un nouveau Parti dans un département ? Ne tient-il pas encore aujourd’hui le même discours, à quelques mots près ?!

 

De 1925 à 2009 quelles grandes avancées avons-nous véritablement connu dans la façon de faire de la politique ?

 

Même découpage en régions, départements, cantons, sections : mêmes conférences et discours, mêmes méthodes de propagande ! Alors que de nouveaux supports médiatiques nous donnent enfin la possibilité de nous « organiser tout autrement » personne encore dans le monde moderne n’a osé l’innovation franche !

 

A l’heure où nous assistons en direct à l’élection d’un Obama comme s’il était « à nous ». Où, par millions, nous écoutons et regardons tous réunis dans la même émotion une Susan Boyle… A l’heure où nous vivons un tsunami à des milliers de kilomètres en rentrant nous-mêmes dans la tourmente. A cette heure-là ! Nous faisons obstinément de la politique comme si... nous étions toujours hier !

Tout nous prouve que nous n'avons plus de frontières : invariablement nous nous efforçons de les reconstituer...

 

Troublant non ?!

 

Je relèverais cependant pour vous une petite phrase de mon grand-père que je ferais volontiers mienne :

« Je tiens à redire une fois pour toutes que la qualité des adhésions nous importe davantage que le nombre. »

 

 

A très bientôt !

Françoise Boulanger
 

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commentaires

Françoise Boulanger 09/02/2011 14:04



Ah c'est gentil, Isabelle ! Oui je l'ai mis sur Facebook d'abord parce que c'est la période des cantonales ... et
ensuite parce que je l'ai écrit en 2009. Peu de personnes l'avaient lu.


C'est étonnant de voir ce que mon grand-père avait soigneusement préparé comme stratégie. Ce devait être passionnant de créer une nouvelle structure, créer de nouveaux réseaux. Cela m'a rappelé
fin 2007 la création du MoDem ! D'ailleurs sur un autre document j'ai vu un nom légèrement différent : c'était le parti "républicain des démocrates sociaux des Landes".


Républicain, démocrate et social... on ne peut rêver plus humaniste. 



luciolebrune 09/02/2011 12:40



Eh bien bravo ! J'ai laissé la page ouverte mais n'ai pas encore, à mon grand regret, eu le temps de décortiquer tout le texte, bien que le début et quelques extraits me semblent saisissants.


Je vais le garder dans mes favoris.


C'est à conserver !!!



Françoise+Boulanger 28/04/2009 16:16

Hervé je préfère "circonvolution" à "circonlocution". C'est mon choix c'est tout.Bien d'accord pour ce texte semblant avoir été écrite en 1980.Il y a donc deux questions :  1- Mon grand père était-il trop en avance ? (1925)  2- Nos politiciens modérés sont-ils très rétrogrades ? (2009)Je crains de devoir répondre OUI aux deux...

Hervé+Torchet 28/04/2009 15:40

J'aurais pu lire ce même texte (de bonne facture d'ailleurs) dans les années 1980 ou dans les années 1990. Il semble que le programme des démocrates ne soit pas de faire de la politique, mais de se mettre en situation de s'organiser pour exister. C'est le règne de la circonlocution.

Françoise+Boulanger 27/04/2009 22:38

Merci Philippe, c'est un bel hommage que tu rends là à mon grand-père.J'ai passé une partie de la nuit dernière à tout saisir... J'ai encore beaucoup de ses écrits à faire découvrir. Certains articles assez hauts en couleurs que je mettrai encore sur mon blog mais comme celui du 11 février avec des notes explicatives, sinon cela n'aurait aucun intérêt sans contexte. Des articles de son entreprise également. (Il était connu jusqu'en Amérique dans son domaine des résineux...) Pas trop le temps en ce moment.

Philippe 27/04/2009 21:53






Incroyable modernité effectivement. Et nous qui nous croyons inventif !  En lisant ce texte je m’aperçois qu’on ne cesse de réinventer le feu, tous les jours.
Belle leçon de politique appliquée ! A enseigner à SciencePo: De la dynamite en barre, d’une application implacable, le tout sous une écriture de velours, précise et ciselée.
 Merci pour ce témoignage. Copié collé chez moi. :-)

Martine 27/04/2009 18:11

Mes imprudences...Rien n'avance sans prises de 'risques'!Je suis restée soft.Pourtant, je suis trèès colère  !

Françoise+Boulanger 27/04/2009 15:38

Bien mon général je vais (au pas camarade) te lire chez les Alcibiade. J'espère que tu y restes polie comme je te l'ai recommandé, que je ne sois pas encore obligée de m'excuser... pour tes imprudences ce coup-ci ! En toutes choses de la mesure, rien que de la mesure : une deux, une deux...

Martine 27/04/2009 15:16

Alors, tu t'es servie de moi à mon insu?  Me crois-tu innocente?Bon tu t'es servie de moi utile, la réaction fut immédiate ! J'ai été docile, j'ai répondu aux Alc. chez eux.Pour le reste, serais-tu atteinte du virus: "Think big" ? Je crois qu'avant de thinker big, il faudrait thinker tout court, ou thinker right!

Françoise+Boulanger 27/04/2009 13:46

Il me semble Martine que je ne suis pas la première à me servir de toi à ton insu. Ton prénom ne passe pas inaperçu aussi c'est tentant ! Merci de ta grande mansuétude... Tu ne trouves pas que c'est incroyable de voir que déjà en 1925 on se servait, avec le même souci d'efficacité, de tous les supports médiatiques possibles mais qu'à l'époque d'Internet on ne puisse pas comprendre que les frontières ne servent à rien. Que ce soit virus PorCin ou virus de PC, fumée de Tchernobyl ou idées fumantes, plus de limites ! Pourquoi s'en imposer pour se maltraiter soi-même ?!Faisons donc de petites réunions de quartier bien sympatiques mais une grande "bande" planétaire. Impossible à ton avis ?Bises.

Martine 27/04/2009 13:27

Bonjour Francoise,Plein de bonnes idées, notamment pour le journal local qui n'est pas sans me rappeler un certain poète Occitan, journaliste à l'origine, qui en avait créé un dans sa jeunesse ,, qui existe toujours. Ta région en a déjà un, un atout !Les petites réunions sont plus conviviales effectivement mais aussi plus propices aux échanges d'idées, elles aident à cibler  les  sujets de conférence collant le mieux au terrain pour un approndissement des débats.J'en profite pour te dire aussi, que tu es pardonnée bien évidemment, de ton intervention ailleurs.Grosses Bises @bientot

Petits rappels utiles...

Quelles sont vos relations avec l'opposition ?

« L'opposition municipale est ce qu'elle est. Le débat n'est pas à la hauteur de ce que je souhaiterais. Le climat n'est pas non plus ce que j'attends. Pourtant, je crois à l'intérêt d'une opposition. Elle est là pour relever des erreurs, faire des critiques et des propositions et à ce jour, il n'y a pas eu une seule proposition. Le débat est médiocre. Mais ce n'est pas vers ça que je me laisserai entraîner. J'ai été élu avec la volonté d'apaiser le climat dans cette ville, de renouer des échanges normaux entre les Dacquois, entre les sensibilités politiques. Et lorsqu'il s'est agi de désigner des représentants dans les commissions des fêtes, j'ai désigné des gens dont je sais bien qu'ils ne partagent pas ma sensibilité politique, et certains étaient même sur des listes adverses. Mais ils ont des qualités et des compétences et moi je pense qu'une ville doit s'enrichir de sa diversité et de ses compétences. » 

 

* * *

  

Êtes-vous un maire de gauche ?

« Je suis le maire de tous les Dacquois et je m'efforce de le démontrer. Je pense être quelqu'un de tolérant. J'ai des convictions politiques, elles sont connues de tous, je suis attaché à des valeurs humanistes, de solidarité, que l'on qualifie plutôt de gauche, mais je constate souvent que ces mêmes valeurs sont portées aussi par des gens qui ne sont pas de la même sensibilité que moi... Quand par exemple, je défends le dossier des logements sociaux, on dit : « Bellocq fait ça parce qu'il est de gauche ! » Non. Je le fais parce que c'est un besoin à Dax. Et ce n'est pas une question de droite ou de gauche. On pourrait dire la même chose dans d'autres domaines comme la culture, le sport etc. Si l'on travaille sur un projet de rénovation du stade Maurice-Boyau, ce n'est pas un projet de gauche ou de droite... Mon prédécesseur s'était isolé derrière ces remparts. Moi, je travaille pour tous les Dacquois, avec tout le monde, et en harmonie avec la Communauté d'agglomération du Grand Dax, le Conseil général et je peux vous assurer qu'avec le Grand Dax comme avec le département, il n'y a pas de passe-droit. On monte les dossiers le mieux possible et on fait en sorte que ces dossiers soient recevables auprès de ces deux institutions... »

Propos recueillis par Jefferson Desport et Didier Piganeau le 16/03/09

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L'hymne Européen

 

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Dénoncez sans problème les agissements contraires à la démocratie !
Pas d'attaque trop personnelle toutefois. Ici l'on n'accuse pas sans preuve.
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Je le publierai pour vous :
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