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  • : Le Canard à l'Orange des Landes est un journal d'expression libre d'une simple adhérente du Mouvement Démocrate. Il vous offre sa plume pour vous exprimer vous aussi.
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  • Ne jamais tout prendre trop au sérieux mais dire des mots vrais, ceux qui veulent améliorer notre société parce qu'ils amènent à la réflexion. A travers la plume du Canard à l'Orange des Landes.
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"C’est grâce à un globe en carton bouilli que j’ai appris à aimer cette terre et ai compris sa fragilité : quand les morceaux se décollaient !

Je rêve d'un pays qui offrirait à chacun  de ses petits citoyens un globe terrestre.

Pour leur donner conscience que cette terre ils la reçoivent en héritage, en indivision."

Thierry P

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 01:24

Cher grand-père Marcel…

 

 

 

 

 

 

Hier dimanche, je classais bien sagement des papiers (c’est une tâche que je ne fais que sous la contrainte, je vous l’avoue, tant je me trouve toujours de bonnes raisons pour faire autre chose de bien plus intéressant ; mais lorsque vous perdez plus de temps à chercher des documents qu’à les réécrire ou les réimprimer, vous êtes bien obligés de vous y atteler de temps en temps, n’est-ce pas ?!)...

 

...Je me suis attardée à relire une lettre qui se trouvait au-dessus d’une pile de dossiers consacrés à la famille. Il s’agit de « la lettre cachée de mon grand-père », la toute première qu’il avait adressée à ma grand-mère et qui avait été précieusement rangée par elle dans le compartiment secret d’une boîte à bijoux. Le sort a permis que mon père ait été récipiendaire de cette boîte après le décès de sa mère. La chance a enjoint ma propre mère à soulever le secret de ce merveilleux coffre au trésor…

 


Je n’ai vraiment connu mon grand-père paternel, que vers l’âge de 30 ans, au retour de mon premier séjour à l’étranger : Ma grand-mère venait de décéder et j’ai alors eu l’envie soudaine de continuer l’arbre généalogique de la famille. Mon père n'avait pas de souvenirs très marquants de son propre père (il n’avait pas sept ans lorsqu’il s’est retrouvé orphelin) et ne nous en parlait donc jamais. Notre grand-mère, très « grande dame », plutôt distante avec ses nombreux petits enfants, nous inspirait une certaine crainte et nous avait seulement révélé qu’elle avait connu notre grand-père en étant sa secrétaire. Une toute jeune secrétaire de dix-neuf ans. Peu de femmes encore à cette époque avaient un emploi aussi moderne. Elle avait d’ailleurs tenu toute seule par la suite une originale chronique photographique de ses huit enfants ! Gagnant même à un concours national.

 

Cela m’avait toujours intriguée et presque peinée de ne rien savoir de plus de la vie de mon aïeul, tant j’aimais écouter les histoires de mon autre grand-père et surtout celles de mon arrière grand-père maternel. Aussi lorsque je découvris dans les années 80 les archives familiales paternelles, ce fut un choc assez brutal.

 

Mon grand-père est mort à 41 ans, quelques mois avant la naissance de son huitième enfant ! Imaginez la violence de cette situation pour ma grand-mère, jeune veuve d’à peine trente ans. Cela se produisit en 1929. Lors de la grande crise… Cette jeune femme poursuivit sa vie sans verser une seule larme, par amour pour ses enfants. Leur parlant avec parcimonie de leur père. Sans doute pour ne pas les murer dans un culte de la personnalité qu’elle pensait mortifère, préjudiciable à leur éducation. Et pourtant ! Cet homme, quelle personnalité !

 

Cet homme, dont le frère avait été un très grand industriel en France, se trouvait être lui-même un notable des Landes. Curieusement, personne n’avait pris soin de perpétuer son souvenir dans son entourage. Ayant fait quelques recherches dans les archives départementales et nationales en 1998, j’ai eu la désagréable surprise de constater que maints documents ont tout bonnement disparu. Voilà pourquoi je vous parle de lui. Pour un devoir de mémoire en quelque sorte !

 

Comme je ne supporte pas l’injustice, je voudrais ici rendre un réel hommage à cet homme que je trouve remarquable. Un homme rare, sur qui toute sa descendance ne peut que prendre exemple. Mon intention est de faire sa biographie la plus complète possible pour mes enfants et tous leurs cousins. Pour qu’ils soient fiers d’avoir eu un tel ancêtre. Mais aujourd'hui sur ce blog, je veux seulement porter à votre connaissance deux documents :

 

- En premier lieu, cette superbe lettre, toute empreinte de la délicatesse et de l’élégance de l’époque. Ce sont les premiers écrits que nous possédons de mon grand-père : elle date du mois d’août 1917 (mes grands-parents se marièrent au mois de mai 1918). Né en mars 1888, il avait alors 29 ans. Je n’ai malheureusement pas de documents antérieurs à cette date. Il semblerait que ce soit le même cas pour la famille de ses frères Pierre, l'aîné, et Jacques le plus jeune, comme si la guerre avait bel et bien tout emporté avec elle. Ayant perdu ses parents dès l’adolescence, il avait probablement commencé ses études à l’école Chaptal à Paris, suivant logiquement le même parcours que son frère ainé Pierre dont j’ai pu y retrouver le passage. Tous les deux se sont ensuite exilés aux USA, par goût des défis. Leur troisième frère, Jacques, les y rejoint d'ailleurs plus tard. Ils y ont entre autre conçu, construit et vendu les toutes premières maisons en bois !

Revenus ensemble en France, au moment de la guerre de 14, mon grand-oncle Pierre, lui, a connu son heure de gloire en se faisant remarquer en tant que pilote de chasse émérite. Il avait lui-même conçu un appareil photo à plusieurs plaques superposées, lui permettant de faire de nombreux clichés en plein vol.

Il est probable par contre -mais je n’en ai pas l’entière certitude- que mon grand-père ait été exempté de la moindre participation militaire, en raison d’une santé quelque peu fragile. Son cœur étant défaillant. Il a donc travaillé à Paris dans une société de chimie, la SA Lambert Rivière, toujours existante à l’heure actuelle et pour laquelle, après son mariage, il a été envoyé à Morcenx dans les Landes en 1919.

Tandis qu’à la même date, Pierre rejoignait son ami Marcel Michelin -dont il avait fait la connaissance durant la guerre- dans la maison du même nom. Il est à noter que Pierre Boulanger est devenu très rapidement un collaborateur précieux des frères André et Edouard Michelin, étant nommé à la cogérance de cette grande maison, tout en assurant la direction de Citroën après le rachat de cette société par les deux frères. C’est d’ailleurs à lui que l’on doit l’invention de la 2 CV et l’étude de la DS… Il est malheureusement mort en 1950, avant de pouvoir profiter du succès que l'on connait  de ces deux voitures.


Quant à mon grand-père, c’est à Dax qu’il a fondé, en 1921, le Comptoir de Vente des Fabricants landais de Produits Résineux. J’ai sous les yeux les statuts déposés en l’Etude de Me Duplantier. (Etude notariale employeur actuel de... ma belle-sœur !) Le Comptoir de vente des Résineux est devenue après son décès la DRT. Elle connaît encore un très bon développement international.

Mon aïeul a eu l’occasion d’écrire à son épouse assez souvent au cours de ses déplacements mais ces lettres, trop intimes, resteront réservées à ma famille.

Homme politique assez redouté pour son impertinence, Marcel Boulanger a écrit certains articles de façon si percutante que je compte bien vous en transcrire quelques uns dans les mois à venir, comme je l’ai fait sur le « 11 février 1928 » !


 

 

Dimanche 17 août 17
       
          Mademoiselle, c’est bien long d’attendre quatre jours pour vous dire mon contentement de cette soirée d’hier, et au risque de manquer un peu aux convenances, il me plait de marquer sans tarder cette soirée d’un beau caillou blanc. Vos parents, je l’espère, me seront indulgents, eux qui ont bien voulu déjà m’admettre sous leur toit sur la seule recommandation -qui devait être bien puissante- de leur grande fille. Et puis, je suis un peu comme ce grand sage de la Grèce, dont vous connaissez l’histoire, qui parcourait les rues d’Athènes en clamant à tous les échos sa joie d’avoir trouvé ce qu’il cherchait. Et ce qu’il avait trouvé était infiniment moins précieux que ma propre trouvaille à moi…

          Je suis encore sous le coup de la grande sympathie qui s’est manifestée à moi dès le premier instant et dont chacun des vôtres apportait sa part. S’il se pouvait que cela corresponde dans un avenir plus ou moins proche à un sentiment plus profond, j’en serais vraiment très heureux. Il n’est pas jusqu’à votre jeune frère qui ne m’ait conquis par un air de parenté plus proche, si je puis dire, avec vous.

          Voilà ce qu’il fallait que je vous dise, Mademoiselle, et si vos parents le veulent bien, si vous-même le souhaitez, cette soirée aura un lendemain, quand il vous plaira. Je n’ai pas, malheureusement, la possibilité de vous convier à faire la connaissance des miens. Et c’est peut-être ce qui me rend plus sensible la sympathie que j’ai rencontrée près des vôtres. Remerciez-les en, je vous prie, et vous-même soyez remerciée pour l’apaisement que vous avez versé en moi.

          Je suis ce matin doublement heureux, ayant reçu une bonne lettre d’amis chers, rapatriés depuis peu, et que je souhaiterais pouvoir vous faire connaître.

          Mais j’arrête ici mon bavardage, en vous souhaitant encore de passer ces quelques jours dans le calme et avec profit. Et si, comme le dit votre maman, vous aimez vous taire et écouter, il est impossible que vous n’entendiez pas la voix timide encore qui monte de ces lignes pour vous dire mon amitié et ma confiance.

M Boulanger


 
 Marcel et Jeanne Boulanger mariage 8 mai 19188 mai 1918 

 

- Et puis je voudrais vous donner copie de l’article du journal relatant ses obsèques 12 ans plus tard le 3 juillet 1929. Il avait 41 ans. Que de travail effectué en si peu de temps ! Quels résultats et quelles louanges ! Un éloge funèbre presque dithyrambique qui me fait m’interroger sur l’oubli dont il a aussitôt été victime. Nulle part il n’est fait mention de son passage dans les Landes. Aucuns de ses chers amis, aucuns de ses collègues, n’ont plus jamais parlé de lui. Pas d’article autre que celui des journalistes du Clairon Républicain dans lequel il écrivait. Pas une seule note dans les bulletins de la Société de Borda (société savante dont il faisait partie ; j'en suis moi-même membre depuis 2005) pour sa riche contribution au développement social et économique des Landes  ! Comme s’il n’avait jamais existé ?! Ou « enterré deux fois » par mesure de précaution… Troublant… Un jour peut-être en saurai-je plus. Si un historien est intéressé par ce genre de recherche, je suis prête à mettre tous les documents en ma possession à son entière disposition.

  

 

LES OBSEQUES DE MONSIEUR MARCEL BOULANGER (Décès le 3 juillet 1929)

 

     Nous enregistrons avec un vif regret la disparition prématurée de Monsieur Marcel BOULANGER, Administrateur-Directeur du Comptoir de Vente des Fabricants Landais de produits résineux, ancien Conseiller municipal de notre Ville, prématurément enlevé à l’affection des siens à l’âge de 43 ans. (Erreur du journal, lire 41 ans.)

    

     Ses obsèques ont été célébrées samedi dernier au milieu d’un grand concours de population. Les cordons de poêle étaient tenus par M.M. Defos du Rau, avocat, Docteur Férand, Cazaumayou et Dussin, anciens conseillers municipaux. De très nombreuses couronnes recouvraient le cercueil. L’absoute fut dite en l’Eglise de Tercis-les-Bains par Monseigneur de Cormant, Evêque d’Aire et de Dax.

 

    Au bord de la tombe, M. Mesplède Président du Syndicat des Fabricants de produits résineux, prononça en ces termes l’éloge du défunt :

        « J’ai connu Marcel BOULANGER dès son arrivée dans les Landes, alors qu’il dirigeait une affaire importante à Morcenx avec une compétence rare, et découvert en lui des qualités qui n’avaient pu jusqu’alors, faute d’aliment, s’épanouir entièrement.

        Lorsque, en 1920, la fabrique landaise toute entière subit une crise économique sans précédent, nos regards se tournèrent vers Marcel BOULANGER, qui accepta cette lourde responsabilité. Il mena cette affaire avec la compétence d’un homme rompu à ce genre de transactions, et c’est de là que naquit le comptoir des résineux de Dax, dont il fut l’âme et le réalisateur. Il sut créer des débouchés nouveaux au profit de notre industrie résinière, acquérir une clientèle importante, tant en France qu’à l’étranger. Il sut à certains moments critiques pour la fabrique, intervenir sur le marché dans le sens de nos intérêts. Il a fait de la société qu’il dirigeait une des plus importantes Firmes de commerce des résineux.

        Son activité était débordante, car elle était dirigée par une intelligence si unique que l’on peut affirmer sans exagération qu’elle était la source de son génie commercial…

       Je ne puis citer toutes les œuvres pour lesquelles il se dévouait, tant sa générosité et son activité étaient grandes, mais s’il fut un bon Français, il fut un excellent mari et un père de famille exemplaire.

       Je prie Madame Boulanger et sa famille d’accepter nos condoléances les plus attristées, les plus sincères, et j’adresse à celui qui n’est plus, le témoignage de notre gratitude et de notre sympathie la plus amicale.

       Vous qui fûtes un croyant, je ne vous dis pas adieu mais au revoir… »

 

     Puis Monsieur Defos du Rau, ancien Député des Landes, prononça le discours suivant, au nom des amis du défunt :  

       « Il semble que la parole soit par trop impuissante à exprimer ou à consoler les douleurs trop profondes, et que, seul, leur convienne le respectueux silence des larmes. Pourtant, se taire devant cette tombe serait ingratitude ! A l’ami qui vient de disparaître, ceux qui l’ont connu et aimé doivent le témoignage suprême de leur reconnaissance et de leur admiration pour tout le bien qu’il leur a fait.

       Travailleur incomparable, méthodique et compréhensif, doué de toutes les ressources d’une intelligence rapide, d’une sensibilité frémissante, d’une imagination hardie que maîtrisait le jugement le plus net, Marcel BOULANGER avait apporté, voici 12 ans, dans notre midi un peu fantaisiste et léger, l’activité tenace et puissante du Nord. Pour lui, vivre, c’était agir et il a agi, dédaigneux de sa santé, jusqu’à user le corps défaillant où s’abritait sa grande âme, et pressé d’obtenir le rendement total de sa vie, comme s’il savait qu’elle serait courte -au point de continuer à diriger son important commerce de son lit de malade- jusqu’à cette dernière heure, où il était, hélas, en présence de la mort !

       Cette activité qui le dévorait n’avait pas seulement pour objet l’existence des siens. Et cependant, entourer d’aisance et de joies les êtres charmants qui peuplent un foyer, assurer l’avenir d’une radieuse famille qui s’augmentait chaque année d’un berceau, eût, certes, paru une tâche suffisante à la plupart, et déjà bien lourde à beaucoup, qu’effraient l’instabilité des conditions économiques et surtout la somme de sacrifices et l’oubli de soi que représente un si noble labeur.

       BOULANGER n’était ni de ces tièdes ni de ces apeurés, et il ne connut jamais les calculs spécieux des égoïsmes mesquins qui viennent troubler le cours naturel de la vie… Aidé par sa femme et admirable compagne, Marcel BOULANGER ne connaissait aucune limite à ses devoirs : devoir professionnel, devoir familial, devoir social, il les aura tous accomplis, et sans un regard en arrière, sans un instant de repos avec la même scrupuleuse et haute conscience. Au-delà des siens, qu’il voulait bons et heureux, il rêvait d’une cité unie, d’une France restaurée… Car il avait la préoccupation constante des intérêts collectifs, et sa ville d’adoption s’honora grandement en le portant à l’Assemblée communale, où tous nos collègues eurent tant d’occasions d’apprécier la vigueur de ses interventions brillantes et surtout d’estimer son caractère.

       Fondateur de l’Association Familiale Landaise, créateur de la Caisse de Compensation, il fut des premiers à organiser dans ce département les Assurances Sociales. BOULANGER a dépensé sans compter, les trésors de son esprit de justice et de bonté, au bénéfice de la foule, de cette foule dont il avait pitié, à l’exemple du Maître en qui il croyait et qui faisait sa force.

       Pourquoi cacher, en effet, la source pure et profonde où s’alimentait quotidiennement l’énergie et l’abnégation de cet homme qui ne s’est tant sacrifié et si vite que pour remplir les raisons mêmes de la vie !... Sa foi sera le soutien et le réconfort de tous ceux qui le pleurent. La flamme qui le consumait, l’épurait à mesure… et c’est un saint moderne qui vient d’entrer dans la paix éternelle. Il n’est pas mort tout entier, même sur cette terre où il laisse aux siens et à nous-mêmes le plus bel exemple de toutes les vertus publiques et privées : son grand regard, si droit et si loyal s’est éteint, sa voix grave s’est tue, mais son souvenir demeure.

Mon cher Ami, à Dieu ! »

 

     En cette douloureuse circonstance, nous adressons à Madame BOULANGER et aux familles en deuil l’expression de nos sincères sentiments de condoléances.

 

 


Peut-être comprenez-vous maintenant, pourquoi ma vie a changé d’orientation depuis que j’ai véritablement fait connaissance avec ce grand-père hors du commun.

Je suis persuadée que lui seul est à l'origine de mon engagement politique. Celui de la recherche de l'action honnête et du service de tous à chaque fois que cela m'est possible. Celui du mieux faire. Chaque jour un peu plus.

 

Et petit clin d'oeil insolite du destin, mon petit dernier est né exactement 100 ans après son arrière-grand-père, en mars 1988 !

Cher grand-père Marcel... 

 

 

A très bientôt !

Françoise Boulanger


 

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commentaires

Françoise Boulanger 26/03/2009 22:59

Me voilà de retour de conseil municipal et je découvre Philippe ton commentaire "2 en 1"...Merci de ton attention. mon billet était bien long et je ne sais pas combien de personnes l'ont lu jusqu'à la fin; Je l'ai fait pour que certaines (que j'ai bien ciblées !) le lisent et sachent la vérité. Peut-être juste une bouteille à la mer !C'est vrai que ton commentaire apparait bizarrement chez moi. C'est l'effet "orange mécanique" ?!Amicalement. ;-)

Philippe 26/03/2009 21:07

je crois que mon commentaire n'est pas passé, Je disais donc, histoire très touchante.

Philippe 26/03/2009 20:37

Petits rappels utiles...

Quelles sont vos relations avec l'opposition ?

« L'opposition municipale est ce qu'elle est. Le débat n'est pas à la hauteur de ce que je souhaiterais. Le climat n'est pas non plus ce que j'attends. Pourtant, je crois à l'intérêt d'une opposition. Elle est là pour relever des erreurs, faire des critiques et des propositions et à ce jour, il n'y a pas eu une seule proposition. Le débat est médiocre. Mais ce n'est pas vers ça que je me laisserai entraîner. J'ai été élu avec la volonté d'apaiser le climat dans cette ville, de renouer des échanges normaux entre les Dacquois, entre les sensibilités politiques. Et lorsqu'il s'est agi de désigner des représentants dans les commissions des fêtes, j'ai désigné des gens dont je sais bien qu'ils ne partagent pas ma sensibilité politique, et certains étaient même sur des listes adverses. Mais ils ont des qualités et des compétences et moi je pense qu'une ville doit s'enrichir de sa diversité et de ses compétences. » 

 

* * *

  

Êtes-vous un maire de gauche ?

« Je suis le maire de tous les Dacquois et je m'efforce de le démontrer. Je pense être quelqu'un de tolérant. J'ai des convictions politiques, elles sont connues de tous, je suis attaché à des valeurs humanistes, de solidarité, que l'on qualifie plutôt de gauche, mais je constate souvent que ces mêmes valeurs sont portées aussi par des gens qui ne sont pas de la même sensibilité que moi... Quand par exemple, je défends le dossier des logements sociaux, on dit : « Bellocq fait ça parce qu'il est de gauche ! » Non. Je le fais parce que c'est un besoin à Dax. Et ce n'est pas une question de droite ou de gauche. On pourrait dire la même chose dans d'autres domaines comme la culture, le sport etc. Si l'on travaille sur un projet de rénovation du stade Maurice-Boyau, ce n'est pas un projet de gauche ou de droite... Mon prédécesseur s'était isolé derrière ces remparts. Moi, je travaille pour tous les Dacquois, avec tout le monde, et en harmonie avec la Communauté d'agglomération du Grand Dax, le Conseil général et je peux vous assurer qu'avec le Grand Dax comme avec le département, il n'y a pas de passe-droit. On monte les dossiers le mieux possible et on fait en sorte que ces dossiers soient recevables auprès de ces deux institutions... »

Propos recueillis par Jefferson Desport et Didier Piganeau le 16/03/09

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