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  • : Le Canard à l'Orange des Landes est un journal d'expression libre d'une simple adhérente du Mouvement Démocrate. Il vous offre sa plume pour vous exprimer vous aussi.
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  • Ne jamais tout prendre trop au sérieux mais dire des mots vrais, ceux qui veulent améliorer notre société parce qu'ils amènent à la réflexion. A travers la plume du Canard à l'Orange des Landes.
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"C’est grâce à un globe en carton bouilli que j’ai appris à aimer cette terre et ai compris sa fragilité : quand les morceaux se décollaient !

Je rêve d'un pays qui offrirait à chacun  de ses petits citoyens un globe terrestre.

Pour leur donner conscience que cette terre ils la reçoivent en héritage, en indivision."

Thierry P

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 15:53

« La résilience, c'est l'art de naviguer dans les torrents. »

 

 


Boris Cyrulnik et la résilience 

Il est un homme qui a beaucoup compté pour moi depuis quelques années et je voudrais ici vous parler de lui. Je suis certaine que vous le connaissez aussi.

       

J’ai eu la chance d’assister à une de ses dernières conférences et j’avoue que j’ai rarement vu un tel afflux, une telle assistance à la salle Poirel de Nancy. (Ah si, je me souviens avoir ressenti une impression similaire lors de la venue de Bernard Pivot sur la place Stanislas de Nancy !)

 

Ce n’était ni un véritable engouement, ni une quelconque dévotion, c’était beaucoup plus que cela : un réel sentiment de bonheur. Le bonheur simple d’être. De vivre.

 

Comment pourrais-je vous décrire cet homme hors du commun ?

 

C’est un homme charismatique. Il l’est sans conteste. C’est un homme nous amenant inéluctablement au face à face. Face à nous-mêmes.

 

Mais il n’accuse jamais. Il nous réconcilie. Juste avec nous-mêmes.

 

C’est un homme ne parlant que d’espoir. L’espoir en l’humain. Le renforcement toujours possible de cet humain : quels que soient les maux, les traumatismes, les fracas de la vie.

 

Cet homme s’appelle

Boris Cyrulnik

   

Boris Cyrulnik, né le 26 juillet 1937 à Bordeaux, est un médecin français polycompétent : éthologue, neurologue, psychiatre, écrivain.

 

C’est à lui que l’on doit la naissance de « l’éthologie humaine ». En observant l’homme comme un animal* parmi les autres, d’un œil purement scientifique -avec bienveillance certes mais sans complaisance- Boris Cyrulnik a su faire émerger et expliquer le concept de « résilience ».

C'est-à-dire « renaitre de ses souffrances » !  

* (Voici d’ailleurs ce qu’il dit des animaux eux-mêmes :

 « Le jour où l'on comprendra qu'une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires. »)

 

La « résilience », en mécanique, caractérise la résistance aux chocs des matériaux et, plus précisément pour un métal, sa capacité à reprendre la forme initiale après un choc, une déformation.

 

En psychologie, la « résilience » est l’aptitude d’un individu à prendre conscience de ses traumatismes. Cette prise de conscience salvatrice empêche les personnes qui vivent un drame de sombrer dans la dépression. La fameuse phrase du philosophe allemand Nietzche résume tout à fait ce qu’est la résilience : « Ce qui ne tue pas, rend plus fort ».

 

La « marque de fabrique Cyrulnik » c'est dire que l'homme peut rebondir et surmonter les drames les plus sordides. Et s'en sortir plus fort. Fracassés par l'inceste, la guerre, le deuil, les accidentés du passé seront capables d'aimer, de travailler et de fonder une famille, si on sait les aider, les écouter, s'ils sont bien « tricotés affectivement ».

 

* * * 

 

Concernant plus particulièrement les enfants, voici une interview de Boris Cyrulnik que vous pouvez trouver sur le site du SNU IPP (Syndicat National Unitaire des Instituteurs et Professeurs des écoles).

 

Vos travaux explorent la notion de « résilience ». De quoi s’agit-il ?

Il s‘agit de la capacité de reprendre un type de développement après une blessure traumatique. Pas n’importe quel développement, mais un développement avec la blessure dans le corps ou dans la mémoire.

Qu’entendez-vous par blessure traumatique ?

Il faut différencier le traumatisme de l’épreuve. Dans le traumatisme, je suis hébété, je ne peux plus traiter les informations, c’est trop difficile, je suis proche de la mort et cette manière de vivre n’est pas très différente de la mort. Je suis donc en agonie psychique. Dans l’épreuve, je souffre, je m’indigne, mais je reste moi-même. On ne peut pas parler de traumatisme puisque je ne suis pas mort, seulement d’épreuve de la vie. Les traumatismes sont très fréquents, une personne sur deux en connait dans sa vie. Les épreuves sont encore plus fréquentes puisque 100 % des personnes en connaissent.

Un enfant ayant subi un traumatisme est-il condamné à être une victime ?

Non. Dans un premier temps l’existence du traumatisme a été déniée. Il a fallu que les psychiatres militaires du 19e siècle et Freud soulignent son importance. Ensuite, et comme souvent dans un deuxième temps, ça a basculé. Le traumatisme a été estimé blessure irrémédiable. La société donnait une pension pour ces enfants, ils étaient mis de côté. On ne s’en occupait pas. Avec la notion de résilience, nous sommes aujourd’hui dans une autre attitude. Bien sûr, la blessure reste, mais on peut ne pas s’y soumettre.

Bien avant la parole, c’est dans l’attachement que l’enfant « construit ses capacités de résilience » ?

L’attachement est nécessaire à la survie, un enfant sans attachement arrête tous ses développements y compris biologiques. Maintenant les notions de neuroplasticité, l’expliquent. On sait que l’affectivité participe au développement biologique. Pour des enseignants, il est important de savoir que l’affection participe même aux performances intellectuelles. Sans affection un enfant n’a pas le plaisir de raisonner et ne comprend pas l’aventure de l’intellect abstrait, celle des mathématiques ou de la philosophie. Jusqu’ici on pensait que l’école était juste le lieu où on transmettait un savoir, ce qui a bien sûr sa noblesse. On sait maintenant que ce savoir n’est transmissible qu’à l’intérieur d’un cadre affectif qui passe avant tout par la parole. Cette parole humaine, qui souvent, sort du cadre de l’instruction, a un pouvoir de stimulation de l’affection et joue un rôle dans les performances abstraites.

Violences physiques ou verbales, la maltraitance de l’enfant est-elle un traumatisme ? Le rôle des enseignants est sans doute important. Que peuvent-ils faire ?

La maltraitance est incontestablement un grave traumatisme pour l’enfant, beaucoup plus qu’on ne le pensait il n’y a pas si longtemps. Pour la plupart de ces enfants, l’école n’a pas de sens. Le théorème de Pythagore comparé à ce qui les attend le soir à la maison ne veut rien dire. En revanche, l’école prend parfois un effet de résilience quand les enfants y trouvent de l’affection entre eux, ou bien avec un enseignant ou un tuteur, par la parole ou dans le cadre d’un projet partagé. Elle permet à l’enfant de sortir de l’obsession de la maltraitance. Les enseignants ne se rendent pas compte à quel point ils sont importants pour ces enfants là. Dire bonjour dans un couloir ou échanger deux phrases peut paraître banal. Pour l’enfant maltraité, c’est un événement extraordinaire. La parole est l’essentiel du média de l’affection.

Vous parlez aussi de « Culture créative » ?

Certaines cultures que je crois démocratiques, encouragent la créativité, invitent à participer au bouillonnement culturel. A l’inverse, d’autres cultures inhibent toute créativité. Ce sont les cultures de la récitation où il n’y a qu’une vérité. L’école peut jouer un rôle majeur dans cette créativité à condition de ne pas se stéréotyper dans la transmission des dogmes. Un enfant est créatif dès l’instant où il crée un événement : un tableau, une pièce de théâtre, une invitation à dîner, une saynète qu’il joue. La créativité est un facteur précieux de résilience car elle consiste à mettre au monde ce qui n’y était pas avant qu’on le crée. Quand un enfant est traumatisé il perd son monde intime et l’inviter à la créativité c’est lui redonner la maîtrise de son monde intime.


 * * *

 

La créativité justement… Boris Cyrulnik en a beaucoup parlé. Il a rassuré la plupart d’entre nous sur « une obligation absolue de grande souffrance pour créer ? » :

« Si la souffrance contraint à la créativité, cela ne signifie pas qu'il faille être contraint à la souffrance pour devenir créatif. »

 

Personnellement je suis cependant persuadée de la nécessité incontournable de cette souffrance. Pour ne pas rester un éternel « enfant gâté », un continuel insatisfait, un perpétuel égoïste, un être constamment agressif. Voire un pervers !

 

Au terme « souffrance » il est préférable sans doute d’employer celui de « frustration ».

 

Seul le besoin impérieux de  fuir cet état de souffrance, de malaise, d’isolement, induit par une frustration momentanée, nous obligera à agir, nous conduira vers l’autre. Du berceau jusqu’à la tombe.

 

Car seule notre « quête éternelle de mieux-être » peut nous faire rechercher inlassablement ce besoin d’affection, de « réassurance » indispensable à notre bon fonctionnement.

 

Affection que nous ne trouvons qu’auprès des autres. Les humains comme… les animaux.

 

Toute l’éducation continue de l’enfant ou de l’enfant-adulte (chacun d’entre nous n’est-il pas en effet cet être en devenir ?!) se résume à cela :

Comment doser la frustration et l’affection -apparemment contradictoires- de manière à assurer une progression harmonieuse du développement humain (ou… animal) ?

 

Il semblerait que la seule réponse réside uniquement dans la chance pour cet enfant d’avoir pu trouver un « exemple », un « modèle », un « tuteur de résilience ».

 

Le rôle donné par exemple aux parrain/marraine attribués à l’enfant lors de son baptême, si les parents venaient à être « absents », aussi bien inexistants que défaillants.

 

Le rôle de l’institutrice attentive. Celui du voisin aimable. De la grand-mère digne et généreuse. De la collègue de travail toujours présente. Du passant simplement souriant.

 

Le rôle du livre, « porte-paroles » de tant de personnes idéales !

 

Ce tuteur est tellement essentiel, spontanément exigible par chaque enfant, qu’il est prêt à tout pour le rencontrer. Y compris à le créer de toute pièce.

 

Nous avons tous notre idole, notre Dieu. Quitte à l’inventer. Il nous est indispensable. Vital.

 

Le plus grand malheur d’un être humain est sans nul doute celui de n’avoir jamais pu rencontrer ce fameux tuteur. C’est la plus atroce des misères morales.

 

Mais il n’est jamais trop tard pour le trouver.

 

* * *

 

Au sujet de la résilience, des chercheurs américains, les frères Wolin, étudiant depuis de nombreuses années eux-aussi ce concept, ont identifié 7 éléments essentiels pour faire face aux vicissitudes de la vie :

 

- La capacité de tout un chacun d’identifier et de résoudre les problèmes rencontrés.

- La capacité à poser ses limites envers son entourage.

- La capacité à développer des relations saines avec ses proches et son entourage.

- La capacité à se maîtriser et à maîtriser l’environnement proche.

- La capacité à s’accorder des moments de plaisir afin d’évacuer le stress quotidien.

- La capacité à tourner en dérision des situations pourtant tragiques.

- La capacité à faire preuve d’éthique dans les comportements sociaux.

 

Chaque être a, en lui, les 7 capacités énoncées, il suffit juste d’aller les chercher et de les appliquer.

 

Mais ce travail de retour sur soi ne peut être validé que par le regard des autres !

 

Comme Platon, je pense que seule la nécessité, le besoin -la douleur donc- conduisent à l’invention. L’invention de trouver le bon chemin.

 

Comme Boris Cyrulnik, je suis convaincue que l'homme peut surmonter les pires tragédies.

 

Comme Boris Cyrulnik, je crois au potentiel d’amélioration continue de chacun d’entre nous.

 

Cela ne peut se faire dans la facilité. Cela ne peut se faire en complet isolement. La confrontation avec l’autre sera toujours douloureuse. Nous serons toujours meurtris quelque part.

 

Mais quoi de plus gratifiant que de se chercher et de se retrouver ?

 

Faire respecter son individualité au milieu de toutes les autres individualités. C’est cela la condition humaine !

 

Boris Cyrulnik a bien résumé la difficulté de rester un homme debout :

« Le paradoxe de la condition humaine, c'est qu'on ne peut devenir soi-même que sous l'influence des autres. »

 

Françoise Boulanger

 

 

* * *

 

Pour en savoir plus sur Boris Cyrulnik :

 

En 1942, alors qu'il grandit à Bordeaux, les parents de Boris Cyrulnik, juifs russo-polonais, sont arrêtés et déportés. Abandonné à l'assistance publique, l'enfant est protégé par son institutrice, Marguerite Farge*, qui le prend sous son aile durant deux ans. Le sort s'acharne: des voisins dénoncent Margot. L'opération de police est montée par Maurice Papon, et le gamin, embarqué. Enfermé dans une synagogue, il parvient à s'échapper. Seul survivant de sa famille, le petit Cyrulnik croit mourir de douleur. Mais il «rebondit». L'orphelin trouve refuge dans l'humour et la biologie. Passionné par la nature, la politique et l'homme d'une façon générale, Boris Cyrulnik devient pourtant maître nageur. A quatorze ans, il découvre l'éthologie, en lisant un livre de l'entomologiste Henri Fabre. Dans les années soixante, ses études de médecine s'achevant, il se dirige vers l'éthologie, discipline alors très controversée. Redoutant la spécialisation, il se diversifie au maximum : éthologie, psychologie, neurologie, psychanalyse... Désireux de décoder la machine humaine, Boris Cyrulnik parcourt le monde à la recherche d'informations. Voyages, colloques, conférences, lectures, cours, l'homme est infatigable. Sa réputation en tant qu'éthologue est grandissante ; sa contribution à légitimer cette science est capitale. A partir des années 1980, Cyrulnik voue son existence à la vulgarisation de son savoir grâce à ses livres. *Marguerite Farge a reçu la médaille des Justes en 1997, à la demande de Boris Cyrulnik lui-même.

Professeur, écrivain, Boris Cyrulnik mélange les genres, dans le but ultime de décoder l'être humain.

Responsable d'un groupe de recherche en éthologie clinique à l'hôpital de Toulon et enseignant l'éthologie humaine à l'Université du Sud-Toulon-Var, Boris Cyrulnik est surtout connu pour avoir développé le concept de « résilience » (renaître de sa souffrance).


Il est membre du comité de parrainage de la « Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence ».


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Petits rappels utiles...

Quelles sont vos relations avec l'opposition ?

« L'opposition municipale est ce qu'elle est. Le débat n'est pas à la hauteur de ce que je souhaiterais. Le climat n'est pas non plus ce que j'attends. Pourtant, je crois à l'intérêt d'une opposition. Elle est là pour relever des erreurs, faire des critiques et des propositions et à ce jour, il n'y a pas eu une seule proposition. Le débat est médiocre. Mais ce n'est pas vers ça que je me laisserai entraîner. J'ai été élu avec la volonté d'apaiser le climat dans cette ville, de renouer des échanges normaux entre les Dacquois, entre les sensibilités politiques. Et lorsqu'il s'est agi de désigner des représentants dans les commissions des fêtes, j'ai désigné des gens dont je sais bien qu'ils ne partagent pas ma sensibilité politique, et certains étaient même sur des listes adverses. Mais ils ont des qualités et des compétences et moi je pense qu'une ville doit s'enrichir de sa diversité et de ses compétences. » 

 

* * *

  

Êtes-vous un maire de gauche ?

« Je suis le maire de tous les Dacquois et je m'efforce de le démontrer. Je pense être quelqu'un de tolérant. J'ai des convictions politiques, elles sont connues de tous, je suis attaché à des valeurs humanistes, de solidarité, que l'on qualifie plutôt de gauche, mais je constate souvent que ces mêmes valeurs sont portées aussi par des gens qui ne sont pas de la même sensibilité que moi... Quand par exemple, je défends le dossier des logements sociaux, on dit : « Bellocq fait ça parce qu'il est de gauche ! » Non. Je le fais parce que c'est un besoin à Dax. Et ce n'est pas une question de droite ou de gauche. On pourrait dire la même chose dans d'autres domaines comme la culture, le sport etc. Si l'on travaille sur un projet de rénovation du stade Maurice-Boyau, ce n'est pas un projet de gauche ou de droite... Mon prédécesseur s'était isolé derrière ces remparts. Moi, je travaille pour tous les Dacquois, avec tout le monde, et en harmonie avec la Communauté d'agglomération du Grand Dax, le Conseil général et je peux vous assurer qu'avec le Grand Dax comme avec le département, il n'y a pas de passe-droit. On monte les dossiers le mieux possible et on fait en sorte que ces dossiers soient recevables auprès de ces deux institutions... »

Propos recueillis par Jefferson Desport et Didier Piganeau le 16/03/09

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