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  • Ne jamais tout prendre vraiment au sérieux mais dire des mots vrais, ceux qui veulent améliorer notre société parce qu'ils amènent à la réflexion. A travers la plume du Canard à l'Orange des Landes.

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"C’est grâce à un globe en carton bouilli que j’ai appris à aimer cette terre et ai compris sa fragilité : quand les morceaux se décollaient !

Je rêve d'un pays qui offrirait à chacun  de ses petits citoyens un globe terrestre.

Pour leur donner conscience que cette terre ils la reçoivent en héritage, en indivision."

Thierry P

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Petits rappels...

Quelles sont vos relations avec l'opposition ?

« L'opposition municipale est ce qu'elle est. Le débat n'est pas à la hauteur de ce que je souhaiterais. Le climat n'est pas non plus ce que j'attends. Pourtant, je crois à l'intérêt d'une opposition. Elle est là pour relever des erreurs, faire des critiques et des propositions et à ce jour, il n'y a pas eu une seule proposition. Le débat est médiocre. Mais ce n'est pas vers ça que je me laisserai entraîner. J'ai été élu avec la volonté d'apaiser le climat dans cette ville, de renouer des échanges normaux entre les Dacquois, entre les sensibilités politiques. Et lorsqu'il s'est agi de désigner des représentants dans les commissions des fêtes, j'ai désigné des gens dont je sais bien qu'ils ne partagent pas ma sensibilité politique, et certains étaient même sur des listes adverses. Mais ils ont des qualités et des compétences et moi je pense qu'une ville doit s'enrichir de sa diversité et de ses compétences. »  

* * * 

Êtes-vous un maire de gauche ?

« Je suis le maire de tous les Dacquois et je m'efforce de le démontrer. Je pense être quelqu'un de tolérant. J'ai des convictions politiques, elles sont connues de tous, je suis attaché à des valeurs humanistes, de solidarité, que l'on qualifie plutôt de gauche, mais je constate souvent que ces mêmes valeurs sont portées aussi par des gens qui ne sont pas de la même sensibilité que moi... Quand par exemple, je défends le dossier des logements sociaux, on dit : « Bellocq fait ça parce qu'il est de gauche ! » Non. Je le fais parce que c'est un besoin à Dax. Et ce n'est pas une question de droite ou de gauche. On pourrait dire la même chose dans d'autres domaines comme la culture, le sport etc. Si l'on travaille sur un projet de rénovation du stade Maurice-Boyau, ce n'est pas un projet de gauche ou de droite... Mon prédécesseur s'était isolé derrière ces remparts. Moi, je travaille pour tous les Dacquois, avec tout le monde, et en harmonie avec la Communauté d'agglomération du Grand Dax, le Conseil général et je peux vous assurer qu'avec le Grand Dax comme avec le département, il n'y a pas de passe-droit. On monte les dossiers le mieux possible et on fait en sorte que ces dossiers soient recevables auprès de ces deux institutions... »

Propos recueillis par Jefferson Desport et Didier Piganeau le 16/03/09

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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 00:25



C
’est avec grand plaisir que j’abandonne aujourd’hui ma page blanche... à un ami* ! J’avais découvert ses écrits pour la première fois chez Chantal, lors des Européennes, et j’avais beaucoup aimé le suivre de capitale en capitale, d’un pays à l’autre de l'Europe des 27.
*(Nous sommes le 1er décembre et j'ai une excellente nouvelle : depuis quelques jours Thierry P a enfin ouvert son propre blog "Le Scriptorium"... Longue vie à cet espace de parole que nous étions nombreux à demander !)

 

Aussi l’ayant provoqué quelque peu, je le reconnais, je n’imaginais pas qu’il me prendrait au mot. Je me réjouis de sa visite -j’en suis même flattée- et je fais le voeu non seulement qu’il revienne souvent me voir mais que vous aussi, amis lecteurs, vous éprouviez l’envie de vous exprimer ici...

 

A très bientôt !

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- Du kaki aux kakis -

 

Ayant répondu de bonne grâce au Tag amical de l'ami BGR
sur mes 23 ans que j'ai passés en grande partie en kaki, j'ai eu la surprise de découvrir dans les commentaires une question du petit Canard des Landes qui me demandait :

« Que faisais-tu à 33 ans ? »

Ma première réaction fut de dégainer un Joker. Mais le petit Canard rajouta :

« Mais non, c’était dans l’espoir de te faire raconter encore d’autres aventures, nous faire visiter d’autres coins… »

Comment pouvais-je résister si c'est demandé avec tant de gentillesse. Je remercie donc Françoise de domicilier la réponse à sa question dans son petit coin coin des Landes.

Si à 23 ans, j'avais connu en Allemagne des températures extrêmes quand le thermomètre flirtait allègrement avec les -35°, je connus à 33 ans la clémence d'un mois de novembre en Espagne.



 

En route...

Tout d'abord, en prenant place à bord du vol Lyon-Madrid, j'eus une surprise de taille en étant accueilli par un « Bonjour Monsieur P. » !!! C'était un de mes anciens professeurs de fac, se rendant à un colloque à Madrid, qui m'avait reconnu. Entre-nous, j'avais dû le marquer pour qu'il se souvienne de moi 10 ans plus tard !!! Nous échangeâmes les quelques considérations d'usage en de telles circonstances. Au détour de la conversation, il me fit part de cette remarque « Si vous saviez, Monsieur P., comme le niveau a pu baisser depuis quelques années, les étudiants sont devenus si dissipés que je dois hausser le ton pour les calmer, cela n'a plus rien à voir avec votre temps.». Bigre, ai-je pensé, s'il le dit...

 

Arrivée à Madrid sans encombre.

Pour rallier le centre-ville où était l'hôtel, nous prîmes, avec la personne qui m'accompagnait, un taxi. Le chauffeur m'annonça le prix de la course « Quinientas pesetas » « OK », je lui remis un beau billet que j'avais échangé contre des francs avant de partir. Il me rendit des billets que j'ai rangés dans mon porte-monnaie.

Après nous être installés à l'hôtel, en plein centre, à quelques pas de la Puerta del Sol, nous décidâmes, mon ami et moi, d'aller boire un coup. Je voulus régler avec la monnaie que m'avait rendue le chauffeur de taxi. Le serveur la refusa. Ah bon. Mes connaissances dans la langue de Cervantes ayant été érodées par les années, je ne me sentis pas capable de me lancer dans des palabres. Je réglais donc avec un autre billet. A un kiosque, je voulus acheter des cartes postales et je ressortis donc ces fameux billets. Nouveau refus, patatras, je n'y comprenais plus rien. A l'accueil de l'hôtel, je voulus en avoir le cœur net. Le réceptionniste m'expliqua, avec un sourire, qu'il s'agissait de coupures datant de l'ère de Franco qui n'avaient plus court !!! Il me dit que la Banque d'Espagne les échangeait encore. Ça alors, je m'étais fait rouler comme un touriste, comme probablement beaucoup d'autres avaient dû peut-être l'être avant moi. Sur le plan de Madrid, j'ai constaté que, par chance, la Banque d'Espagne était à deux encablures. Je résolus d'y aller dès le lendemain. Pénétrer dans cette banque est impressionnant, le hall est immense comme celui d'une gare. Un guichet était spécialement dédié pour le change des vieilles coupures contre des nouvelles. Ouf !

Ceci pour dire : Vive l'euro ! Non seulement cette monnaie commune fait que nous ne sommes plus tributaires des frais de change, mais en plus, nous sommes désormais à l'abri de telles déconvenues... dans les pays de la zone euro.

 

Que dire de Madrid ?

Quelle Movida ! Je cite juste une soirée tapas dans le bar où Ava Gardner avait eu ses habitudes quelques années auparavant... C'était festif !!!

Pour qui aime l'art, Madrid est une ville extraordinaire.

En premier lieu, le Prado est un musée qui recèle quelques-unes des toiles des artistes dont j'apprécie l'œuvre. Il serait impossible de tous les citer, El Greco, Velasquez, Goya. Ils sont nombreux. Mais je suis particulièrement fasciné par les œuvres de Jérôme Bosch.

En face du Prado, se trouve le Musée Thyssen-Bornemisza qui abrite une remarquable collection.

Enfin, je fus confronté au gigantesque Guernica (Tiens, je découvre que l'œuvre n'est pas libre de droits).

 

Depuis Madrid, nous fîmes un saut à l'Escorial. Le site est somptueux ! Philippe II avait décidé de gouverner son vaste empire, sur lequel le soleil ne se couchait jamais, depuis cet endroit à l'austère et majestueuse beauté. L'avantage, quand on fait du tourisme en novembre, c'est qu'on n’est pas nombreux à se marcher sur les pieds lors des visites ; nous n'étions que les deux seuls visiteurs ! C'est un peu comme si on nous avait remis les clés du palais pour que nous nous y promenions à notre guise et à notre rythme. L'Escorial est un endroit assez unique en son genre. Il est tout à la fois palais, monastère (encore en activité), collège (on entendait les cris des enfants par delà les murs) et nécropole royale. Presque tous les souverains d'Espagne y reposent.

Après ces quelques jours passés à Madrid, ce fut le départ pour Grenade par rail. Ce voyage m'a paru d'une longueur interminable. Par la vitre défilaient les mornes paysages de la Manche dont les moulins m'ont fait penser en souriant à Don Quichotte.

 

Arrivée à Grenade.

Un havre de paix après avoir connu l'agitation madrilène.

Grenade est une ville magnifique. L'Alhambra, le quartier de l'Albaicin et le Sacro Monte, tout me plaît dans cette ville. Il y a tant à voir. Mais je n'en dis pas plus, allez-y !!!

L'hôtel était sur les hauteurs de la ville dans le parc jouxtant l'Alhambra. Ce palais forteresse est une merveille absolue que nous visitâmes à trois reprises, et cela a permis de découvrir le palais sous des lumières différentes à chaque fois.

La visite des jardins du Generalife fut un régal malgré cette saison où les roses avaient un peu fané. C'est à cette occasion que je vis pour la première fois de ma vie un plaqueminier. Cet arbre est étonnant, car ayant perdu ses feuilles en cette saison, il n'était couvert que de ses fruits, les kakis. Leur vision dans la lumière de novembre, sur fond d'Alhambra, reste à jamais dans ma mémoire.

Je reviendrai un jour à l'Alhambra, je m'en fis alors la promesse. Ne serait-ce que pour les kakis !


A présent direction Séville...

La gare de Grenade, ce matin-là, était quelque peu sans dessus-dessous. La veille, il y avait eu un concert de hard-rock (j'avais vu des affiches l'annonçant). Certains des spectateurs de ce spectacle attendaient le train entre deux bières ou patientaient en fumant d'autres psychotropes, certains titubaient, d'autres enfin jonchaient le sol, quel spectacle... Le moment le plus agité fut quand fut annoncé l'arrivée du train. Une horde de hard-rockers se jeta sur les voies au lieu d'emprunter le passage dédié. Une vision de fin du monde. Les haut-parleurs tentaient en vain de raisonner la foule.

Mais ouf, tout se passa bien et nous arrivâmes à bon port à Séville.

Nous logions à deux pas de la cathédrale, où a été rapatrié le tombeau de Christophe Colomb après la décolonisation de Cuba, et de la Giralda qui est ancien minaret converti (au sens littéral) en clocher.

 

Séville, la belle andalouse, ne se raconte pas, on y flânerait des heures, ce que nous fîmes.

La visite de la chapelle de l'hôpital des Vénérables nous réserva une surprise de taille en nous mettant nez à nez avec deux œuvres baroques qui ont pu dérouter les contemporains que nous étions. Au passage, je vous conseille la lecture du polar de "La peau du tambour" dont l'action se déroule en grande partie à Séville (les deux tableaux y apparaissent), ce roman surclasse de loin Le Da Vinci Code.

 

Quand on voyage, il y a un moment où immanquablement sonne l'heure du retour. Or il se trouve que cette année là, ce fut assez épique. Car TV5, que nous captions à l'hôtel, nous tenait informés du climat social en France qui s'était tendu depuis notre départ ! C'est peu de le dire... Plus un train ne circulait en France... De Séville, j'ai dû établir en toute hâte un plan B pour qu'on vienne nous chercher à l'aéroport de Lyon en soirée car je ne nous imaginais pas camper à l'aéroport en attendant que les trains se remettent à circuler pour retrouver la Bourgogne où je résidais alors.

Fin du voyage.

 

Thierry P.

 

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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 05:15

De l'évocation des patronymes... et de leur influence sur nos votes !

 

 

 

 

 



Tenez, aujourd’hui, me voyant confinée chez moi pour cause de pseudo-grippe (ce qui est un véritable crève-cœur avec tout ce que j’ai à faire « à l’air libre »), j’ai décidé de vous commettre un drôle de billet : mes pronostics pour les futures présidentielles.

 

De longue date déjà, j’ai pas mal réfléchi à l’influence de notre prénom ! Oui, depuis belle lurette, bien avant que ce soit à la mode je crois, je me suis intéressée à l’incidence du prénom mais aussi du patronyme.

 

Il y a d’abord l'impact du son. Selon que le prénom retentisse à l’oreille de façon joyeuse ou insolite, de façon âpre ou doucereuse, ce prénom pourra avoir une action non seulement sur notre propre caractère mais aussi sur nos relations avec les autres. Suivant le cas, ce sera un vecteur de rapprochement ou de rejet peut-être. Il y a aussi l’ensemble formé entre le prénom et le patronyme. Le duo peut être explosif ou fusionnel. Il peut être une entrave ou au contraire un véritable atout !

 

Je me souviens de la réflexion que je m’étais faite, enfant encore, sur le choix de mon propre prénom que je trouvais bien trop long associé avec mon nom. J’enviais même le prénom monosyllabique de mes frères et de ma sœur. Il a suffi que je parte à l’étranger pour me rendre compte que ce prénom de Françoise me donnait au contraire une personnalité bien… française. Me réconciliant ainsi avec mon identité.

 

Aussi je me faisais la même interrogation sur le prénom de nos présidentiables actuels.

 

Il est certain que le prénom de "Ségolène" est particulièrement « remarquable » et semble ne nous imposer qu’une seule et même personne. Nulle part, nous ne pourrons semble-t-il lui échapper.


Alors que celui de "Martine" est un prénom beaucoup plus lié à des souvenirs d’enfance avec toutes ses belles aventures au fil des couvertures.


Celui de "Nicolas" est certes associé à nos fêtes de décembre
 mais il peut également faire penser à certains personnages russes, tels le tsar "Nicolas Ier" ou… "Nicolas II" de Russie, dont la fin tragique ne peut être disjointe du terrible "Raspoutine".

 

 

Et puis il y a François, ce prénom étant celui qui a déjà régné bien souvent sur la France. De "François 1er" à... "François Mitterrand", l’on se dit que c’est un prénom plutôt emblématique.
Nous avons encore une fois deux François potentiellement lauréats ! Ou trois ?! Certains premiers ministres ayant su faire un habile glissement vers la fonction suprême.

 

Alors, François Fillon, François Hollande ou François Bayrou ?!

 

Quel est l’infime détail qui fera toute la différence, qui emportera la victoire ?

 

Rien que pour vous, je me suis livrée par simple curiosité intellectuelle -et au départ pour m’amuser je vous l’avoue- à une recherche sur le nombre de personnes portant tel ou tel patronyme en France.

 

En me disant ceci : « Après tout, si la popularité d’un candidat tenait non pas à la grande quantité de personnes portant le même nom que lui-même mais, à l’inverse, plutôt à sa rareté ?! C'est-à-dire qu’en entendant ce nom, nous n’évoquerions aucune personne autre que cette célébrité. »

 

J’ai donc réellement mené l'enquête. Eh bien mes amis,  je crois que ce critère doit être sérieusement pris en compte !

 

En France, nombre de personnes portant le nom* de :

Sarkozy                         70

Bayrou                         167

Mélenchon*                  183
De Villepin                   250

Artigues                       301

Chassaigne**               322

Le Pen                         497

Hollande                      556

Royal                           615

Rochefort                   1066

Peillon                       1309

Fillon                         4603

Lassalle                     6570

Lepage                      8779

Aubry                     23 455

*(Sous réserve de l’exactitude des données fournies par ma source)

 

Comme vous le constatez, Sarkozy venant en tête, l’on peut en conclure que cela a pu jouer en faveur du président de la république actuel. Jusqu'à ce que l’on découvre toutefois sa vraie personnalité et les résultats désastreux qu’il nous a obtenus. D'autant que son nom est maintenant associé à plusieurs autres personnes qu'il a lui-même mises en avant : ses propres fistons ! Sans doute le regrettera-t-il doublement, lorsqu'il prendra enfin conscience de la saturation générée par une exposition quotidienne de sa personne...
 

Imaginons donc -en toute logique- que ce Nicolas-là soit d’emblée écarté de notre liste de candidats partants « favoris » !

 

Qui, de deuxième position, passe en tête ?!


Exact ! François Bayrou lui-même…

 

Regardez de plus près : Ségolène Royal se trouve derrière François Hollande mais devant Vincent Peillon.

 

Alors que Martine Aubry se range bonne dernière !

 

C'est sans surprise par ailleurs que l'on voit Dominique de Villepin talonner de près François Bayrou  


Un intrus vient quelque peu perturber cet implacable raisonnement : vous constatez en effet que Jean-Marie Le Pen (ou Marine ?) est en très bonne place pour sauter les obstacles. Il nous suffirait peut-être de lui saboter son cheval ?! En lui rajoutant, pourquoi pas, juste une œillère !

 

Voici cependant le tiercé gagnant, que j’ai malicieusement imaginé (enfin plutôt super quinté rallongé...), celui qui constituera peut-être l’équipe gouvernementale** de rassemblement et d’alternance (d'alternative ?) dans quelques mois :

**(Etude passablement orientée, en toute prétendue bonne foi naturellement !)

 

- François Bayrou, président de la République

- Dominique de Villepin, premier ministre

- François Hollande, ministre de la justice

- Robert Rochefort, ministre de l’économie

- Segolène Royal, ministre de la santé

- Vincent Peillon, ministre de l’éducation

- Jean Lassalle, ministre de l’agriculture

- Corinne Lepage, ministre de l’environnement

- Gilles Artigues, ministre de la jeunesse et des sports

 

Bien évidemment, je me suis moi-même positionnée, pour voir où cela pouvait me mener. J’arrive avant-dernière, juste avant Martine Aubry ! Autrement dit, pas assez rare pour me permettre de me produire enfin sur la piste aux étoiles. Mais rien d’étonnant à cela, des Boulanger vous en trouvez… à tous les coins*** de rue !

***(Oui je le sais, c’est une blague archi-nulle mais il fallait bien que je la lâche au moins une fois ; comme le bon pain, ça me brûlait trop les doigts.)

 

Par contre, il est deux patronymes que je n’ai pas trouvés. J’en déduis qu’ils sont les seuls à porter ce nom en France : de Sarnez et Lefebvre-Naré
Très franchement je verrais bien
- Marielle de Sarnez, ministre de l’intérieur.

Quant à toi, FrédéricLN, tu as donc toutes tes chances : je sais moi que tu feras un excellent
 ministre des finances !


* le 23/11/09 (Peut-être que certains vont se demander pourquoi j'ai rajouté Jean-Luc Mélenchon dans mon classement... Tout simplement parce que je trouve cet homme politique particulièrement intéressant. Je vous invite à découvrir tout son parcours. J'ignorais qu'il avait une formation aussi polyvalente. Vous voyez que d'après son nom, il se rapproche... de la première place. Un politique capable d'ailleurs de parler de "Monsieur Bayrou" avec beaucoup de respect. Sur son blog, le dernier billet n'a suscité "que" quelques centaines de commentaires...)

 

 

** le 12/09/10 (En écoutant les infos de ce jour et voyant la candidature du député André Chassaigne pour le Front de Gauche, je me disais qu'un homme aussi sincère que lui -capable de travailler aux côtés de Jean Lassalle dans le seul objectif de revaloriser nos campagnes- était lui aussi tout à fait digne de la confiance de tous les citoyens français et je l'ai donc positionné dans mon petit classement ! Je vous laisse élaborer vos propres conclusions...)

 

A très bientôt !

Françoise Boulanger

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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 13:28

La « pince à pain grillé »… de ma mère !

 

 



 



Il y a quelque temps, j’étais en désaccord avec ma mère. Situation constante depuis ma plus tendre enfance il me semble. Du plus loin où remontent mes souvenirs, jamais je n’ai trouvé grâce en quoi que ce soit à ses yeux !

 

C’est comme ça. Mes frères et ma sœur en ont déduit logiquement que je n’aimais pas ma mère. Tout bêtement.

 

Je vais vous démontrer qu’ils se trompent et vous en apporter la preuve ici-même !

 

Il y a quelque temps, donc, j’étais très en colère contre ma mère, à la suite probablement d’une réflexion que j’ai mal prise, comme d’habitude (comme entre autre celle de marteler partout que je préférais être au chômage plutôt que travailler…) et -d’une façon toute épidermique- j’ai matérialisé pour une fois ce sentiment en jetant la « pince à pain grillé » qu’elle venait de m’offrir. Une très belle pince plate à la valeur marchande insignifiante mais une pince qui me permettait enfin de prendre délicatement le pain brûlant. A l’odeur tellement alléchante. Ce pain grillé que j’aime tant avec le café (vous me direz pour une fille Boulanger, c’est un peu normal…) !

 

J’étais soulagée d’avoir réagi de la sorte. Et même très fière de moi !

 

Mal m’en a pris en réalité. Depuis ce jour, soit je ne mange plus de pain grillé, soit je continue à me brûler les doigts… Et ça fait très mal ! Une douleur doublement cuisante.

 

Depuis lors, il m’arrive de penser à ma mère dès le matin en rigolant franchement... de moi !

 

Au point que je vous parle d’elle sur ce blog.

 

Dites-moi, sincèrement, ce ne serait pas une preuve d’amour ça ?!

 

Parce que, si je n’aimais pas ma mère... j’aurais pu décréter que je n’aimais plus le pain grillé tout bonnement ! Et le problème était définitivement réglé.

 

Un petit conseil qui pourrait vous être utile mes amis : si vous désirez qu’une personne pense constamment à vous*, qu’il lui soit impossible de vous ignorer malgré ses efforts désespérés pour se préserver de vous, débrouillez-vous pour lui offrir quelque chose de nécessaire, d’indispensable, pour laquelle elle sera invariablement obligée de vous remercier à chaque fois. Un abonnement à sa revue favorite par exemple (si vous êtes radin, il vous suffit de le lui prendre juste 6 mois car elle pensera encore plus à vous à l’arrêt des envois !), une partie de son loyer aussi pourquoi pas ou… une « pince à pain grillé » !!!

 

* (Mais si maman, je t’aime bien quand même… Non pas parce que j’y serais obligée par les convenances ou au travers de l’argent que tu veux bien m’avancer. Non, tout simplement et uniquement : "parce que je suis encore libre de le vouloir toute seule" !)

 

 

A très bientôt !


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Par FB-40
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 22:11


... étais-je déjà moi-même ?






Une nouvelle fois, me voilà taguée par Vincent !

 

 

Quelques mots d’abord pour le long silence ayant séparé mon précédent billet de l'avant-dernier. Que dire pour me justifier… Que je n’avais plus vraiment de motivation ? Sans doute un peu. Que j’avais d’autres préoccupations ? Vraisemblablement cela.

 

Alors oui, il y a cette course effrénée du temps que je voudrais sans cesse maîtriser. Pestant contre la nécessité de devoir m’alimenter et dormir pour vivre. Râlant de me sentir tributaire des autres. Quelquefois seulement.

 

Quel bonheur finalement de faire partie de cette société où chacun d’entre nous est à la fois otage et décideur. De savoir que chacun d’entre nous, sans exception, peut peser sur un évènement, une décision, une opinion. Chacun est acteur. Chacun est libre d’agir. De penser. De choisir de vivre seul ou parmi les autres. Chacun est en perpétuelle évolution et peut changer. A tout âge.

 

Alors ?!

Alors je suis très contente de me retourner vers mes 23 ans et de vous dire qui j’étais et ce que je faisais à ce moment-là.

 

A 23 ans, en 1975 donc, j’étais une jeune maman. Ma vie avait radicalement changé avec l’arrivée d’un petit bonhomme dès 1974.

 

Un petit garçon né en présence de son papa. A la maternité de Creil, c’était une première ! Cela ne se pratiquait pas couramment encore. Le médecin accoucheur avait d’ailleurs dû pour cela me faire une ordonnance tel un mot d’excuse. « Veuillez autoriser la présence de Monsieur M. lors de l’accouchement de Madame M. »


C’était aussi le début de l’ASD (accouchement sans douleur) soi-disant beaucoup plus au point. Pour moi ce ne fut pas franchement une réussite puisque la douleur, intense, brutale était belle et bien là. Malgré les nombreuses naissances auxquelles j’avais assisté lors de mes stages en maternité, malgré une confiance totale en moi, la souffrance a été fort vive et m’a moi-même abasourdie ! Cependant mon gentil accoucheur a considéré que j’avais « raté mon accouchement » ! Peut-être eut-il fallu qu’il en fasse lui-même l’expérience, avant d’oser porter une si terrible accusation ?!

Etrange souvenir que celui de cet homme si sûr de ses théories qu’il ne pouvait en aucun cas admettre s’être trompé ; quitte, pour cela, à accuser de sabotage une jeune maman toute fière pourtant de sa petite performance à elle… Car le petit exploit était bien vivant. Un beau petit garçon aux yeux bleu lumineux, un bleu que tout le personnel de la maternité est venu admirer, tant il est rare qu’un enfant ait les yeux si clairs dès la naissance. Et ce petit bébé a même décidé d’entrer dans le monde de façon très originale : en éternuant plutôt qu’en criant. Pas un pleur, aucune envie de dormir non plus : un vrai petit extra-terrestre… et l’on voudrait me faire croire que j’avais raté mon accouchement ?!


Devenir mère, c'est-à-dire responsable d’un être ne comptant que sur moi au départ de son existence, a été quelque chose de tout à fait magique. Que le renouvellement de la vie puisse passer par moi tenait véritablement du miracle. C’est un sentiment absolument unique, indéfinissable. Sentiment identiquement reproduit par la suite lors de la naissance de mes deux autres enfants.

 

Bien sûr il y avait d’abord eu ce nouveau statut de femme mariée, dès mes études finies. Savez-vous messieurs que cela est une étape considérable que de passer de l’état de « Mademoiselle » à celui de « Madame » ?

J’ai d’ailleurs toujours regretté qu’il n’y ait jamais eu cette distinction pour vous les hommes ! Imaginez… Vous êtes « Damoiseau » ; Tout à coup, jeune « Mon Damoiseau », vous voilà promu « Monsieur ».

- Monsieur de qui ?

 

Parce qu’il est là le problème. L’astuce de l’emprise peut-être. Un homme se marie et rien ne change pour lui. Personne ne lui fera la demande de savoir comment s’appelait la jeune épousée avant.

- Monsieur est marié ? Félicitations ! Monsieur le Colonel et Madame. Monsieur le Docteur et Madame. Monsieur le Maire et Madame...

 

Avez-vous déjà entendu annoncer par un valet de pied :

- Madame la Concierge du Cabinet de la Commission de Neuilly et… Monsieur ?!

Non, n’est-ce pas !

 

- Ah, Mademoiselle est mariée ? Avant de féliciter Madame, il faudrait déjà savoir avec qui : Quel est son nouveau nom ? Quelle est la situation de son époux ? Ah, militaire de carrière ? J’aime pas la guerre ! Elle aurait pu choisir un médecin ou un banquier.

- Oui mais les militaires sont justement là pour protéger tout le monde. Pour préserver la paix. Pour qu’il n’y ait plus de guerre.

- Oui mais j’aime pas les gendarmes !

- Il n’est pas gendarme, il est dans l’Armée de l’Air !

- Ah, bien ; il est pilote de chasse alors ?

- Non, il travaille au sol, il veille à ce que les avions volent bien.

- J’aime bien les chasseurs mais j’aime pas les militaires ! C’est un principe.

 

Voilà ce qu’était le lot des femmes mariées, chers amis : une femme ne pouvait exister qu’à travers son mari ! Qu’on lui choisissait, si possible à sa place, intelligent, riche, bien installé dans la société des notables. Puisqu’une jeune fille n’était majeure qu’à 21 ans ! Comme les hommes bien sûr. Mais les femmes avaient encore besoin de l’autorisation de leur mari pour certains actes. Vous rendez-vous compte que 10 ans avant mes 23 ans seulement, en 1965, une femme devait parait-il avoir l’accord de son mari pour travailler !

 

La contraception ne fut autorisée qu’en 1967… Peut-être est-ce une des raisons tout à fait louables de partage enfin équitable des droits et des devoirs, qui fait que de nombreux couples ne se marient plus de nos jours.

 

Revenons en 1975 : année voyant l’apparition du divorce par consentement mutuel ET l’année où la loi Veil légalise l’interruption volontaire de grossesse !

 

- Et toi au fait, qu’est-ce que tu fais ?

- Je suis infirmière. Je suis mariée et j’ai un petit garçon.

- Tu travailles où ?

- En fait je travaillais dans un hôpital de l’Oise, dans un service de Chirurgie ; j’avais la responsabilité de 20 lits, dont la chambre de 5 enfants. Mais j’ai arrêté. J’ai fait un remplacement d’une directrice de crèche durant quelques mois et maintenant je prends un congé parental pour quelques années.

- Déjà ! Ton travail ne te manquera pas ?

- Je voudrais privilégier l’éducation de mes enfants et comme j’en voudrais plusieurs…

 

Cette année-là, nous venions juste de récupérer notre première télévision. En noir et blanc encore… l’ORTF venait de laisser la place aux 3 chaînes : TF1, Antenne 2 et FR 3… 1975, c’était l’année de l’apparition de Bernard Pivot et sa première émission d’Apostrophes.

 

Curieusement à cette période de ma vie, la politique ne m’intéressait pas encore. En tant qu’épouse de militaire de carrière, les prises de position étaient interdites ; ou se devaient d’être très réservées. Bien entendu. Pourtant je me souviens d’une réunion politique où j’étais allée à Mont de Marsan, lors de mes études et c’était pour Valery Giscard d’Estaing que je considérais plutôt du centre. (Tiens à ce sujet, saviez-vous que cet homme avait eu le bac, son double baccalauréat en philosophie et mathématiques à 15 ans ?!)

 

Je n’avais pas encore d’investissement dans la vie associative non plus. J’ignorais alors que je serai « parent d’élèves » engagée durant plus de… 20 ans !



A 23 ans, n’avais-je pour autant aucune expérience ?!

 

Au contraire ! Jugez-en :

Pour gagner mon argent de poche, dès 17 ans j’avais été monitrice de colonies de vacances. A Accous dans les Pyrénées (je ne pouvais évidemment pas deviner que Jean Lassalle ferait tant parler de ce petit village...). Et cela pendant plusieurs saisons.

Tenez, j’avais donné des cours de maths et d’allemand aussi… puis fait des gardes d’enfants (on ne parlait pas trop de baby-sitting encore).

 

A 19 ans, étudiante infirmière, j’avais effectué ma première nuit de garde dans le service de chirurgie de l’hôpital Layné de Mont de Marsan. Une nuit que je ne revivrai pour rien au monde et qui a cependant été déterminante. Mes meilleures copines fumaient toutes autour de moi. Moi pas. Il m’a suffi de devoir désencombrer durant des heures les expectorations d’un opéré du jour, un très gros fumeur, à qui l’on venait de faire une trachéotomie ; de me demander à tout instant si je n’allais pas le voir mourir étouffé sous mes yeux, pour me jurer de ne jamais toucher à la moindre cigarette ! Et de tout faire pour que chacun de mes enfants en fasse autant. Exemple terrifiant. Efficace. Radical.

 

Au sortir de l’école, le diplôme d’état tout frais en poche, je me suis vue proposer le choix entre trois postes : chirurgie, médecine ou salle d’op. Imagine-t-on pouvoir toujours le faire en cette période de crise ?!

 

A moins de 22 ans, moi petite infirmière encore sans grade, avec les pleins encouragements de ma surveillante, j’avais entrepris de restructurer mon service. En appliquant des cours encore tous flambants neufs. En particulier, convaincre les chirurgiens de ne plus utiliser les numéros sur les portes des chambres comme seule identité de leurs « malades »… Un beau combat dont je suis sortie victorieuse. Fièrement.

 

A 22 ans, j’avais vu mourir, sans qu’elle s’en aperçoive, ni moi non plus, une vieille dame de 98 ans arrivée pour fracture du col du fémur ! Pendant que je préparais une perfusion. Elle s’était endormie tout simplement.

 

J’avais également constaté le décès d’un homme, quelques instants après être rentré dans mon service un dimanche soir. Pour une intervention mineure le lendemain matin. Une mort tellement suspecte, qu’une enquête avait été demandée. Il est vrai que cet homme inanimé, entièrement cyanosé de la tête aux pieds, faisait craindre un empoisonnement plutôt qu’une crise cardiaque. Je le revois encore, allongé sur son lit non défait, en pyjama déjà, son livre tombé sur le visage comme s’il s’était assoupi en lisant. L’équipe de réanimation appelée à son chevet n’a pu le réanimer. Etrange mort dont je n’ai jamais su la cause.

 

Mais, à 22 ans, j’ai fait quelque chose dont je suis encore très fière. En prenant simplement sa tension artérielle à une toute jeune fille de 14 ans -alors en observation dans mon service- j’ai réussi à me rendre compte que sa tension chutait vertigineusement. Elle faisait une hémorragie interne ! Alerté immédiatement, le chirurgien a pu intervenir à temps. L’ayant amenée pour douleurs abdominales, les parents étaient loin de se douter de la précocité de leur fille : ils pensaient à une appendicite… elle faisait une grossesse extra-utérine ! Sans doute lui ai-je sauvé la vie.

 

Oui, à 23 ans, j’avais déjà vécu !

 

A 21 ans, je m’étais mariée sans un sou de côté. Sans un meuble. Sans rien d’autre que mon insouciance et mon optimisme.

 

A 23 ans, j’avais déjà découvert la joie du développement photo en laboratoire-maison. Avec mon mari nous avions fait un immense portrait en pied « grandeur nature » qui avait nécessité de calfeutrer toutes les fenêtres ; et obtenir ainsi une chambre noire de plusieurs mètres de profondeur. Aboutissant au mur au-dessus de la baignoire. Parce que c’était notre cuve à révélateur et que nous le passions sur le papier photographique tels des colleurs d’affiche : au balai. En 1975, j’étais déjà quelque peu folle...

 

Cette année-là, j’avais accepté de passer des journées entières d’attente dans un froid de… « canard » ! A juste regarder le ciel. Pour espérer voir sauter les parachutistes. Dont mon mari. Prudemment, je restais au sol. Et prudemment, je tenais mon fils avec un harnais, tant les hélices étaient proches.

 

Cette année-là, nous avions notre deuxième Ami 6 break, de couleur verte je crois, à cette période. Nous en avons eu trois de couleurs différentes : grise, verte et rouge. Visiblement un choix progressivement plus mûr. J'avais acheté l'une d'entre elles toute seule d'ailleurs. Sans l'autorisation ni l'avis de mon mari.

 

En 1975, c’était toujours la mode des pattes d’ef. Et des minijupes !

 
A 23 ans, je ne savais pas ce que serait le reste de ma vie. Mais à 23 ans j’avais compris, je crois, ce qu’avoir des responsabilités voulait dire. Ce n’était pas une question d’argent ; pour l'avoir seulement. Ce n’était pas le paraître. C’était déjà bien... l’être !

 


Ce Tag risque de tomber comme un cheveu de Nicolas sur la soupe à Jean... ou Pierre ! Tellement j'ai pris du retard. Aussi je ne passe le potage qu'à celui qui aura envie d'en remettre une louche ! BGR peut-être ? Qu'il me semble ne pas avoir lu sur ce sujet...

A très bientôt !

Françoise Boulanger

Par FB-40
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /Oct /2009 12:38

... mais pas trop tard !


aquitaine.gif 

 

 

C’est souvent au dernier moment que je prends les grandes décisions… Certains pourront se dire que c’est un manque d’organisation. Peut-être.

 

Je crois plutôt que je me donne le temps de réflexion le plus long qu’il soit : afin de peser le pour et le contre.

 

Consulter pour cela tous les sites qui pourraient m’éclairer. Ecouter tous les points de vue.

 

Examiner avec lucidité la situation de mon environnement immédiat. Ma situation personnelle. Sans complaisance.

 

Voir mes convictions. Mon potentiel. Mon courage ou ma lâcheté. Ma combativité ou mon désarroi. Ma rébellion ou ma docilité.

 

Savoir si je me sens prête à continuer à me mettre en avant sous prétexte de transparence. Prendre des coups… à coup sûr moi aussi. Mais repartir quand même ?!

 

Montrer ma folie. Ma créativité… Ma fantaisie aussi !

 

Alors oui, je suis capable de coup de sang, de coup de coeur. Et je suis capable aussi... de changer d’avis, de revenir sur une décision antérieure.

 

J’avais d'abord dit que je voulais faire de la politique sans être élue. Démontrer que cela était tout à fait réalisable.

 

Puisqu'il ne m'a pas encore été possible de me faire « accepter » par les membres* de mon propre département, les Landes, je me disais que j’œuvrerai malgré eux. Sur ce blog. Et que cela me suffirait grandement.
La mise à l’écart ne serait que provisoire et je réussirai à ce qu’ils viennent me chercher ! Il faut finalement me rendre à l’évidence : Personne ne viendra jamais me solliciter. C’était une idée bien naïve de ma part. Je savais bien pourtant que les fameux auto-moteurs dont parlait déjà François Bayrou en 2007 ne sont que des personnes s’imposant elles-mêmes**, surmontant les barrages qui surgissent devant elles.
*(Malgré le manque de parité, vous pouvez voir sur le site officiel du MoDem 40 que je ne figure même pas sur la liste des conseillers départementaux… J'ai cependant les échanges les plus cordiaux avec tous, soyez rassurés, tout particulièrement les Jeunes Démocrates des Landes.)

**(A ce sujet, je vais essayer de faire un article très complet  sur le Principe de Peter et ses corollaires, que je mettrai bientôt en ligne.)

 

J’ai maintenant commencé quelques interviews pour Fréquence Orange, la radio du Web créée par le talentueux Jonathan Salomon et le généreux Antonin Moulart. Trois invités, des plus prestigieux, ont déjà accepté mon invitation. Voilà, c’est déjà en boîte. (Non, non, je ne les ai pas vraiment mis en boîte moi-même !) Bientôt en diffusion. D'autres invités vont se succéder bien sûr. Cela devrait me satisfaire et contenter mon désir d’agir toujours au cœur de la vie.

 

Non, cela ne me suffit pas ! Je sais que je peux faire mieux. Je sais que le combat du Mouvement Démocrate est juste et noble. Que lui seul parviendra à redresser la pente dangereuse sur laquelle notre pays glisse chaque jour un peu plus.

 

Je crois au potentiel de François Bayrou, de Corinne Lepage, de Marielle de Sarnez, de Jean Lassalle et de Robert Rochefort, de Gilles Artigues et tous ceux qui les entourent !

 

Je sais aussi -pour les avoir lu intensément- que parmi les blogueurs se trouvent des personnes d’une intelligence rare. Que grâce au développement d’Internet, jamais la confrontation d’idées n’a été aussi riche et aussi efficace...

 

Je vois -vous le voyez aussi- qu’ils amènent à une réflexion commune. Convergeant vers une seule solution de progrès soutenable. L’unique solution.

 

Tous sont lucides et dénoncent les abus. Les abus de pouvoir. Le manque de respect et la perte de dignité.

 

Ils osent demander le retour de la simple honnêteté intellectuelle et seulement elle. Rien d’autre !

 

Alors, oui, j’avais dit que je ne postulerai pour aucun poste pour le moment. Parce que je ne croyais pas posséder de connaissances suffisantes sur le fonctionnement des administrations territoriales.

 

J’en ai discuté avec certains de mes amis, à Nancy en particulier. Ils m’ont au contraire fait constater qu’en disant cela, je faisais le jeu de tous ceux qui voulaient détourner le cumul des mandats à leur seul profit. Bloquant ainsi le renouvellement des idées et des actions profitables à tous. Faute de candidats à la candidature, ces gens-là faisaient plutôt triompher la malhonnêteté. Merci à mes amis de leur aide. Une aide à la décision fort judicieuse.

 

Je m’étais dit ensuite que je ne disposais d’aucun capital financier et que l’argent, ce fichu argent, étant le nerf de la guerre, je n’aurais aucunes munitions ! Je m’étais auto-éliminée sans aucune pitié !

 

Cependant, des personnes sans aucune fortune ont réussi à faire bouger les rangs. Il leur a suffi d’y croire très fort. Croire en elles-mêmes et croire en toutes les autres !

 

Il se trouve que je sais posséder plusieurs projets -innovants certes- mais créateurs*** d’emplois. Peut-être des centaines d’emploi. Je ne me trouve absolument pas démunie ! Je me sens bien au contraire propriétaire d’un avenir prometteur, plus souriant, plus digne pour tous. Je me sens riche de potentiel.

***(Sur ce blog, je ne vous ai pas encore parlé de certains objets de mon invention que je compte faire fabriquer dans le cadre de ma future société : une SCOP, qui est un système de gestion n'autorisant aucun profit disproportionné et permettant le respect de chaque salarié.)

J’ai la chance d’habiter dans le sud-ouest. En Aquitaine, région de François Bayrou, de Jean Lassalle et de Robert Rochefort. J’aime cette région : Je veux participer à son développement économique, social et culturel. A son épanouissement humaniste.

 

Je me présente donc à la candidature des candidatures à l'élection Régionale pour le Mouvement Démocrate.

 

A très bientôt !

Françoise Boulanger

Adhérente MoDem et CAP 21

Adhérente réactive...

Par FB-40
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 23:58

... ou vivre pour lire ?!





                   Agatha Christie

Doublement taguée par Vincent et L'hérétique sur une chaîne initiée par Nemo (je crois), j'ai pris grand plaisir à répondre à ces questions !


 

1 – Plutôt corné ou marque page ?

Corner une page, il me semble l’avoir fait deux ou trois fois mais finalement je me sentais tellement honteuse que cela n’a pas duré. Il faut dire qu’un livre pour moi est un objet sacré et qu’en aucun cas je ne tiens à le souiller sciemment. (J’ai un livre de médecine qui a reçu un coup de cafetière un jour et son nouveau teint cireux m’a tellement choquée, que je le cache soigneusement au-dessous des autres.)

Alors j’ai deux solutions, trois en fait :

- Soit je me trouve un marque-page, un vrai de vrai, un beau et cher, acheté pour cela, ou que l’on m’a offert, que bien sûr je perds dès le livre suivant. Donc il me faut trouver n’importe quoi, du moment que cela n’abime pas le livre… Ce qui me tombe sous la main. Un élastique, un trombone, une feuille de bloc note, un ticket de bus, un mouchoir en papier ou même une fois une feuille de papier toilette ! Si, si j’ai osé. Et alors ?! Bien pliée en deux pour avoir plus de tenue, ce n’est que du papier après tout. A l’usage d'une purification du corps aussi noble que ce qui vous instruit ou vous divertit l’esprit non ?!

- Soit je retiens le numéro de la page mais franchement, ça va bien un temps, pour épater la galerie éventuellement ou pour me prouver que je ne suis pas encore trop gâteuse mais bon, d’ordinaire cette solution ne dure jamais bien longtemps !

- Parce que, je vais vous dire finalement, je m'interromps tellement souvent que la plupart du temps je ne prends pas le temps de marquer quoi que ce soit. Je me contente de chercher ma page au jugé de ce qu’il me semble avoir déjà lu et -croyez-moi ou pas- en général, je tombe juste « à une page près » ! Je vais encore vous dire pourquoi : je suppose que le livre est légèrement déformé à la dernière page lue, suffisamment pour s’y ouvrir tout seul… Il ne s'agit pas de hasard ici. Juste de physique. Déçu(e), hein ?!

 

2 – As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Oh que oui et de toute ma famille ! Mes enfants en particulier. Ils savent que c’est pour moi toujours un plaisir. C’est aussi, et sans doute l’ont-ils deviné très tôt, que ce livre me rapproche d’eux. Chaque livre choisi par eux est comme une lettre de leur part. Ce sont des objets-liens qui nous relient au-delà de la distance et du temps. Les objets ne vieillissent pas aussi vite que nous. Les livres sont fidèles. Ils peuvent passer de mains en mains sans perdre de leur âme.

 

3 – Lis-tu dans ton bain ?

Certainement pas. Et qui me tournera les pages sans les mouiller ?! Et puis, je déteste prendre un bain de toute façon ; rien ne vaut une bonne douche revigorante.

 

4 – As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Oui ; deux même ! Je les écrirai sûrement. Les éditer aussi ? Cela, pas sûr. Le premier sera plutôt une réflexion sur les influences des personnes réelles et des personnes virtuelles, celles des livres justement, sur notre « construction ». Probablement la mienne. Le second est top secret. Si je vous dis le titre, vous saurez tout.

 

5 – Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

Le plus grand bien ! Mon premier roman a été une révélation. Un roman policier en réalité qui m’a fait découvrir le personnage d’Hercule Poirot ; si je vous dis qu’il ne me manque que 4 tomes de tous les livres d’Agatha Christie (plus de 80), vous me croyez n’est-ce pas ?! C’est, je crois, la seule série presque entière que je possède. J’ai la chance de posséder une série me venant de mon grand-père maternel : 75 livres de la « collection Nelson », ancêtre du Livre de Poche (qui en compte en réalité plusieurs centaines) de Victor Hugo à Alexandre Dumas (le père, le fils et l’esprit des deux) en passant par Alphonse (j’adore ce prénom !) de Lamartine, Emile Souvestre (qui connaît encore ce breton ?!) ou encore Honoré de Balzac, Théophile Gautier et même Francisque Sarcey (un journaliste et critique des plus impertinents, homme remarquable et talentueux ; si vous ne le connaissez pas du tout je vous recommande de trouver absolument une parution du recueil « Le Siège de Paris ». Morceau choisi, la toute fin, écrite le dimanche 12 février 1871 : « … Si ce petit livre, en faisant connaître Paris à nos frères de Province, en leur donnant de nouveaux sujets de l’estimer, jusque dans ses erreurs, qui ne partent point d’un mauvais naturel, contribue, pour son humble part, à maintenir la concorde et la paix, je ne regretterai pas de l’avoir écrit. Il a été commencé, je ne dirai pas gaiement, mais avec une vive et franche allégresse, en des jours d’espérance et de fierté. Il s’est assombri peu à peu ; il s’achève au milieu des plus noirs présages. Tâchons de les écarter, et faisons chacun notre devoir, les yeux fixés sur cette devise de Paris, dont il faut faire celle de la France : Fluctuat nec mergitut. Balloté souvent, jamais englouti. »).

Ma mère possède tout le reste de la bibliothèque de mon grand-père. Pas mal de sélection du Reader’s Digest aussi, sélection d’extraits de magazines édités en kiosque à partir de 1922. C’est grâce à tous ces livres que j’étais heureuse de partir en vacances chez mes grand-parents. Parce que chez moi, ou à la bibliothèque municipale, j’avais déjà lu toute la bibliothèque rose, verte et rouge et or. Toute la série de la Comtesse de Ségur avait été lue et relue depuis belle lurette. Alors oui, j’aime les séries !

   

6 – As-tu un livre culte ?

Difficile de choisir, et à part « les dix petits nègres » qui serait mon livre révélateur d’une forme de lecture active, que décidément j’adore, je pense que -tout comme Florent encore- je vais vous citer… « le dictionnaire » ! Il faut dire que lorsque je suis rentrée en Internat dans un pensionnat tenu par des religieuses, j’ai dû me soumettre à la censure impitoyablement instaurée pour toutes, de la 6ème à la terminale, qui était que seul le dictionnaire était autorisé en salle d’étude. Vous pensez bien que j’en ai profité pour lire en toute impunité, au nez et à la barbe (si, si, il y en avait une qui avait quelque poil au menton) de mes gentilles geôlières, les pires horreurs pour une gamine de 11 ans. Images de luxure étalée (« le déjeuner sur l’herbe » de Manet par exemple ou certains Apollons bien musclés…). Mais aussi certains gros mots enfin révélés. Vous savez tous ces mots que l’on ne peut écrire qu’en lettres parcimonieusement choisies entre elles. C’était l’époque où je n’avais droit qu’au seul « mer…credi » !

Blague à part, le dictionnaire* est réellement le seul livre que je consulte sans cesse. Dictionnaire papier, et le Larousse seulement ! Plusieurs fois par jour. *(Au risque de décevoir mes admirateurs, c'est juste pour vérifier le sens d'un mot ou son orthographe mais surtout la conjugaison. Par habitude, je vais plus vite que sur Internet, c'est tout. Et puis, comme je suis assez nulle en géographie...)
 

7 – Rencontrer ou non l’auteur du livre ?

Ah oui, rencontrer l’auteur c’est important ! Il en est certains que j’irai voir par tous les temps et quelle que soit la longueur de la file d’attente. La preuve, pour Corinne Lepage, François Bayrou et Jean Lassalle, j’avais leur livre dans mon sac jusqu’à ce que je finisse par les rencontrer ! Ce n’est pas une façon de s’approprier l’auteur, de le manger en quelque sorte, que de demander une dédicace pour un livre que l’on a aimé. C’est se rendre compte par soi-même que l’on a bien compris l’esprit de ses écrits. Une simple confirmation de ce que l’on a pressenti de sa personnalité. Découvrir une écriture manuscrite, des mots choisis pour vous, selon le seul regard échangé peut-être, ou une petite phrase complice. Oui, rencontrer l’auteur est pour moi un vrai dessert. Celui qui vient couronner le festin d’une note délicate, parfaitement délectable.

La rencontre la plus marquante, réellement, a été celle de Bernard Pivot, un homme dont j’admire au plus haut point l’intelligence et l’humanisme. C’était à Nancy en 2005, le mercredi 15 septembre. Il y a quatre ans déjà ! J’aurais aimé pouvoir faire dédicacer un livre de Boris Cyrulnik ou de Marie-France Irigoyen. Un jour peut-être aurais-je cette chance.

 

8 – Aimes-tu parler de tes lectures ?

Il me semble que la longueur de mes commentaires en est la preuve ! Oui, j’aime partager. Et un livre plus que tout. Jusqu’à les prêter. Cependant, j’ai tellement de mal à récupérer les livres ainsi donnés, sous l’enthousiasme de la découverte et en toute confiance, que je me demande si je ne vais pas dorénavant m’abstenir de succomber à ce penchant naturel…

 

9 – Comment choisis-tu tes livres ?

Je n’ai aucune règle établie en ce domaine. Il suffit d’une information entendue ici ou là, me créant alors l’envie impérieuse de me procurer tel ou tel ouvrage, pour que je parte illico presto à sa quête. Je vais souvent en bibliothèque mais ai tellement de mal à rendre le livre lu s’il m’a plu, que finalement je préfère grandement l’acheter. Pas trop les moyens en ce moment. J'ai d'ailleurs un livre de François Bayrou en ma possession qui est toujours la propriété de la ville de Dax, que personne ne m'a encore réclamé, parce qu'ils n'ont en principe aucun livre politique. Mais qu'il va me falloir leur racheter loyalement en leur payant une amende. Je serai enfin tranquille. Quant aux lectures du Web, qui sont quasiment incessantes, je commence à mettre tout ce qui me plaît en favoris et souvent je finis par en imprimer beaucoup je l’avoue. Je ne devrais pas, je le sais ! C’est cependant trop tentant de pouvoir toucher les pages en même temps qu’en lire les lignes. Et puis j’aime quelquefois l’odeur de l’encre et du papier ! Je rassure toutefois les écolos : je n'ai pas imprimé les récentes chroniques de Corinne Lepage (400 pages !) promptement téléchargées ces jours-ci.

 

 10 – Aimes-tu relire ?

Oui, il m’arrive de relire certains romans policiers…parce que je ne me souviens parfois plus de l'intrigue ! J’ai d’ailleurs appris que François Bayrou le fait quelquefois lui aussi et surtout qu’il fait, tout comme moi, une chose que j’avais du mal à avouer : quand il achète le livre il faut que la fin lui plaise ! Extrait d’un article du JDD début septembre : Cet été, le président du Modem s’est aussi réfugié dans la lecture: "Je lis un polar par jour, j’en ai plein à la maison, vous pouvez les relire cinq ans après, vous ne vous souvenez de rien. Je lis des polars américains, je les achète par douzaines, il faut qu’ils finissent bien, alors je lis la dernière page. J’aime l’humour de Westlake ou la bonne vision de l’âme humaine d’Ed McBain." Des lectures plus utiles aussi: les discours de guerre de Churchill, "en anglais", tient-il à préciser, des livres d’économie et la dernière encyclique du pape, Caritas in veritate, "l’Amour dans la vérité", où Benoit XVI condamne le capitalisme financier. Bayrou a écrit, tous les jours – il ne sait pas ce qu’il en fera –, il a parlé avec des intellos, et il a eu une conversation, brève "parce qu’il est âgé", avec Maurice Allais, le Prix Nobel d’économie français.

Mais il y a une raison (grave à mes yeux !) pour laquelle je regarde systématiquement la dernière page de tout livre : il m’est arrivé une mésaventure au Qatar, il y a vingt ans déjà, qui m’a réellement traumatisée. Pour vous dire, hein ?! Mon mari avait récupéré toute une petite série de livres policiers, ou autres romans de gare, d’un français qui repartait en France. Ravie donc de trouver une telle lecture supplémentaire (le choix de la bibliothèque du centre culturel français n’était pas terrible), j’ai commencé la lecture d’un livre passionnant que j’ai lu d’affilée en quelques heures sans m’interrompre. Moi qui n’aime d’ordinaire pas trop la science-fiction, je dois reconnaître que ce livre-là m’avait vraiment tenu en haleine. Hélas… il manquait la dernière page ! Elle avait été arrachée ! Depuis, n’est-ce pas, je ne manque plus de vérifier. On ne sait jamais.

 

11 – Une lecture inavouable ?

Non, aucune, j’estime que tout est bon à lire ; à mon âge ça va. J’assume la lecture des pires bêtises. Je n’en achète évidemment pas, mais si je vois quelque chose d’idiot, de puéril, de moche ou de vulgaire, je suis tout à fait capable d’y jeter un œil quand même, en belle curieuse que je suis aussi !

 

12 – Des endroits préférés pour lire ?

Non, aucun, je lis partout, dans toutes les conditions. Assise, allongée, au calme, dans le vacarme, en voyage, à la plage, dans ma chambre ou dans le salon, partout. Télé allumée aussi bien. Enfants bruyants ou musique à proximité, peu m’importe. Si la lecture me plait, je fais abstraction de tout le reste s’il le faut. Ou j’écoute autre chose en même temps. N’oubliez pas Messieurs que les femmes savent (culturellement ou de façon innée ?) faire plusieurs tâches à la fois. Question d’organisation. On apprend vite. Une seule impossibilité : lire au soleil ! D’ailleurs Mesdames, protégez votre peau. Pas de soleil, pas de ride. Enfin, moins. Allez, on va dire : moins vite !

 

13 – Un livre idéal serait pour toi ?

Certains ouvrages m’ont arraché des larmes, forcément ils sont attachants et je voudrais qu’ils durent plus longtemps. Mais, d’un autre côté, ne lire qu’un seul livre, le croyant « idéal », ce serait me condamner à risquer de passer à côté d’une autre merveille. Au contraire j’aime lire vite pour découvrir autre chose.

 

14 – Lire et manger ?

Non, en général je mange très vite pour me remettre encore plus vite à la lecture. Il m'arrive tout de même de grignoter quelques petits gâteaux secs (surtout pas gras !) en lisant et buvant mon café, mais suffisamment loin du livre et de l'ordinateur. On ne sait jamais…

 

15 – Lecture en silence, en musique, peu importe ?

Comme dit précédemment, le bruit ne me gêne pas et ce serait plutôt signe de vie. La musique, les cris, les rires et même les pleurs sont pour moi normaux. Le silence complet n’est pas désagréable parfois (me tenir assise seule dans une cathédrale, quelle émotion !) mais pas essentiel. Certains silences peuvent même être assez pesants. Je crois que le bruit, c’est la vie ! La lecture aussi.

 

16 – Le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu’au bout ?

Permettez-moi de reprendre à mon compte les propos exacts de Florent. Ils sont miens aussi : « En général oui, même si mes yeux se ferment j'essaye de le terminer, j'ai déjà fait des nuits blanches à cause de ça... surtout que je ne regarde plus l'heure une fois que je suis immergé dedans. » Demandez à ma petite sœur qui avait la malchance de partager ma chambre… Je l’ai bien ennuyée avec ma lampe de poche, alors qu’elle-même ne peut dormir que dans le noir et le silence le plus total. Je lui en demande rétrospectivement bien pardon.


17 – L’auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?

Je ne sais pas. Je vais déjà lire les auteurs qui m’attendent encore dans ma bibliothèque. Le livre de Jean-François Kahn entre autre (tiens encore comme Florent). Gros pavé que je n’ai pas eu le courage d’entamer me connaissant. Normalement, j’essaye de lire un livre d’affilée, même s’il est épais. Je pense à celui de Jean Lassalle qui m’a beaucoup plu et que j’ai lu d’un trait. Certains méritent réellement beaucoup plus de concentration. Tel est le livre de Corinne Lepage par exemple, que je relis attentivement, Internet branché prêt à m’aider de précisions supplémentaires, pour en comprendre mieux certains passages.

 

18 – Ton livre de chevet tout de suite ?

Aucun ! Avant de m’endormir je fais… des Sudoku. Et oui ! J’ai besoin aussi de ce jeu d’observation et de logique. Très révélateur de mon état d’esprit du moment d'ailleurs. S’il y a des ratures, il y a fort à parier qu’une préoccupation assez sérieuse est en cours…

Je ne vous dis évidemment pas l’état de la grille d’hier soir ! Vous ne pensiez quand même pas que je vais absolument tout vous dire, non ?

 

 

Et maintenant, j’aimerais beaucoup que Chantal, JF le démocrate, Philippe le Mécano et BGR nous disent quel est leur rapport aux livres. Peut-être que Françoise Blanche et Thierry P seraient également partants ? J’aurais beaucoup de plaisir à connaître leurs goûts dans ce domaine en tout cas.


 

A très bientôt !

 

 

                                                                            

Par FB-40
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 16:44

... Dax/La Grande Motte, s’il-vous-plait !

 


Informations importantes :
Coût du billet : plus de 100 liens à découvrir par des fenêtres grandes ouvertes !
"Mesdames et Messieurs, je vous souhaite un agréable voyage et une bonne journée." 





Véritable épopée que ce voyage ! Il me faut absolument vous narrer tout ceci par le menu.

 

Le récit commence dès l’annonce par le site officiel du Mouvement Démocrate de l’ouverture des inscriptions. Oui, bien tentant cette année mais aussi un peu trop loin pour mon chéquier de billets gratuits. Si, si, j’ai un chéquier de billets gratuits dans ma région Aquitaine (en TER par contre, pas en TGV). En tant que demandeur d’emploi, c’est très utile. (A condition évidemment de ne pas s’en servir pour aller quérir ses cigarettes en Espagne. Je vous dis ça, parce que la dernière fois que je suis allée à Bayonne, un contrôleur me regardait d’un air narquois et l’on m’a expliqué pourquoi après. Ouf ça tombe bien, je ne fume pas !)

 

Donc il me fallait trouver une solution pour aller coûte que coûte à La Grande Motte... Voir sur place. De plus près. Oui voir, de l’intérieur, ce que nous éprouvons et croyons ressentir, nous les blogueurs, de l’autre côté de nos écrans… Ne nous fiant qu’aux dires et écrits des uns et des autres. Pas vraiment neutre hein ?! Pas toujours fiable non plus. Rien ne vaut sa propre petite tête (et ses grandes jambes, c’est moi qui vous le dit !) pour examiner tout ça avec ses critères et ses neurones à soi. A condition de tout regarder, dans les moindres petits détails. Puis tout raconter dans la réalité des faits. Pour un contexte clair. Une narration crédible et éclairante.

 

Donc, c’est dit : j’y vais ! Première victoire lorsque je trouvais enfin le billet le moins cher (30 €). Il me faudra d’abord monter à Bordeaux puis redescendre tranquille vers la gare de Montpellier. Là où un chauffeur m’attendra-t-ensuite en limousine. Mais non, je plaisante : en bus bien sûr. A ce sujet, je tiens à saluer l’énergie et le grand dévouement déployés par les Jeunes démocrates. En particulier Vincent M ayant eu la lourde charge d’organiser la mise à disposition des bus permettant le voyage de nombreux jeunes (et même des moins jeunes) aux tarifs les plus souriants. Je voudrais non seulement les remercier mais dire mon admiration pour leur travail quasi professionnel. En effet, avant mon départ de Dax, ils se sont assuré du maintien de mon inscription pour le retour seulement et de l’envoi effectif de mon chèque ; ils m’ont même demandé l’heure à laquelle j’arrivais. Ce qui leur a quand même coûté 3 coups de fil. Vu tout le déroulement des UR par la suite, je pense qu’ils méritent tous un bel hommage. Pour qui a vu la liste des festivités durant tout le séjour, il y avait en effet de quoi se réjouir de la richesse des propositions : du tournoi de pétanque à la « démocrate poursuite », du foot sur la plage aux joutes oratoires, sans oublier l’inévitable « ap’hérault » et l’incontournable soirée discothèque, tout était prévu pour remédier aux discours rasoirs.

 

Et bien non, de rasoir ou superficiel, point du tout ! Ma grande déception -et je sais que cela a été le cas pour beaucoup- a été de devoir choisir l’un par rapport à l’autre, sacrifier une information pour en capter une autre peut-être plus essentielle. Oui, le grand problème est de ne rien manquer de ce qui est important. Alors au lieu de vous énumérer tout ce que je n’ai pas pu voir ou entendre, je vais vous dire tout ce j’ai apprécié. J’ai adoré par exemple au plus haut point le dernier forum samedi soir autour de Jean-Claude Guillebaud. Une hauteur de réflexion tellement réconfortante que rien que pour cela je ne regrette pas tous mes efforts.

 

Car de grandes satisfactions, de véritables gratifications, je puis vous assurer que j’en ai eu tout le long du séjour. Mon but primordial était de rencontrer des personnes. J’ai été parfaitement exaucée !

 

En vrac, je vais tout d’abord vous confier que mon premier objectif, ma principale préoccupation en venant aux UR, était de me rendre compte par moi-même si oui ou non, François Bayrou allait être « fâché » de certains de mes billets, pas trop sympas il me faut l’admettre. J’avoue que j’avais la crainte de l’avoir blessé avec mes propos quelque peu iconoclastes et me demandais quelle serait sa réaction s’il faisait le rapprochement. Bien sûr, je comptais sur son intelligence et son sens de l’humour mais tout de même… Le hasard a fait que je sois en compagnie de Chantal P au moment où j’ai pu venir le saluer une première fois. Chantal l’ayant abordé la première, j’attendais mon tour avec une certaine anxiété mais me suis aussitôt sentie soulagée lorsque m’ayant semble-t-il reconnue sans équivoque, il me dit ces simples mots, tout en me faisant la bise : « Ça va bien ? ». Pas de courroux ou de mépris donc. Juste du stress généré par les multiples sollicitations de toutes parts. Nous avions malicieusement prévu, Chantal et moi, de lui demander une nouvelle photo en sa compagnie, toutes deux l’entourant. Ce qu’il a finalement accepté d’assez bonne grâce malgré sa remarque : « Oh, vous en avez déjà beaucoup ! ». Hélas pour nous, le photographe improvisé n’a pas su trouver le bon bouton. Nous n’avons naturellement pas osé importuner une nouvelle fois notre chef : vous n’aurez finalement droit à aucune photo venant immortaliser ce moment grandiose.

 

Dès l’arrivée à Montpellier, je fus donc très heureuse de prendre place dans la navette au milieu de militants de ma connaissance, en particulier Philippe et Muriel, tous deux de la fédération girondine. J’ai pris plaisir à faire la connaissance de Flavien B, talentueux guitariste je sais, connu du monde démocrate parisien (Flavien que j’ai d’ailleurs repéré en figurant de premier rang à la télé il y a quelques jours lors de la prestation de François Bayrou sur Canal + ! Ben oui, certains prennent bien des figurantes au supermarché ou en refusent bien d’autres dans certaines usines…)

 

Ensuite il me tardait de prendre possession de ma chambre. Je souhaitais vivement rejoindre le duo formé par Chantal et Isabelle, qui espéraient elles aussi ma présence pour discuter plus avant de projets communs entamés sur le Net ou au téléphone. Par chance j’ai pu permuter avec une autre personne. Merci à Florence L.

 

Après l’installation compliquée par la quête d’une clef, me voilà à la recherche de deux blogueurs favoris qu’il me tardait de connaître enfin. C’est Florent Z que je vis en premier, puis Vincent 15. Nous avons parlé de nos blogs, de nos projets mutuels. Pour tous deux, les mêmes termes me viennent encore à l’esprit : intelligence, discrétion, délicatesse. Une rare élégance. Et une grande fierté pour moi de découvrir de tels jeunes démocrates. Très rassurant pour l’avenir du MoDem et de CAP21.

 

Je réussis ensuite à joindre Chantal P, que je ne connaissais que virtuellement, puis Isabelle P, dont j’avais fait la connaissance à Seignosse. Autant vous dire qu’avec elles deux, le nombre d’heures de sommeil qu'il me manquait avant de partir n’a fait qu’augmenter ! Nous avons parlé de nos futurs emplois, de nos projets, jusqu’à presque 5 H du matin dès la première nuit ! Je laisse à Chantal le soin de vous expliquer tout le travail accompli autour de son idée de solidarité. Projet dont j’ai peut-être été à l’origine ces dernières semaines par ce billet. Je tiens par contre à vous parler déjà d’une autre idée,  imaginée par la généreuse Isabelle (je lui offre d’ailleurs la possibilité d’utiliser mon blog pour développer plus avant son formidable travail de réflexion, si elle en sent le besoin et que cela puisse nous aider, autant l’une que l’autre). Isabelle a en effet l’intention de créer des concepts encore plus solidaires que ceux que j’ai moi-même imaginé par l’utilisation du principe de la Scop. Vous pensez bien que je marche à fond avec elle. Avec tout l’enthousiasme que son magnifique projet mérite. Donc, nous en reparlerons sûrement bientôt au Mouvement Démocrate.

 

J’ai été particulièrement heureuse de revoir la courageuse Clotilde Ripoull, de la fameuse ville de Perpignan, dont j’avais fait la connaissance dès Seignosse ; nous nous étions revues à Villepinte. Puis de découvrir samedi matin la gracieuse Nelly M, pour qui j’ai aussi la plus grande admiration. Nelly qui, ayant voyagé toute la nuit, a cependant participé à l’animation d’un atelier des commissions dès le samedi matin. Il faut aussi que je vous raconte que je me suis fait quelque peu réprimander par la belle (FB) Florence B (si, je vous assure, c'était dans la salle de restaurant) parce que dans l'un de mes fameux méchants billets (voir plus haut) j'avais osé couper la tête en deux à notre président. Pardon d'avoir fait de la peine à certains. Je reconnais, que cela vaut le billet très tranchant d'Orange Sanguine, même si ce n'est pas tout à fait... dans le même sens. Mais, bon, je vous rappelle que ni François Bayrou, ni le CCC ne m'ont encore excommuniée ! Et puis d'ailleurs, je vais vous dire, je ne crains plus rien (ne le répétez à personne), car un très proche collaborateur de François, à qui j'avais malicieusement expliqué être montée en grade grâce à mon Canard-léger (voir plus haut encore une fois), m'a saluée samedi en me disant (avec un humour pour lequel je lui rends un réel hommage) : « Bonjour collègue... ». Hein, que dites-vous de cela ?! Ne voyez-vous pas là une preuve qu'une excellente communication est en train de s'installer ?!    

 

Sinon, c’est également avec beaucoup d’impatience que j’ai fait la connaissance de deux jeunes gens dont je vous parlerai à la fin de ce billet. Vous comprendrez alors pourquoi. Il s’agit d’Antonin M et de Jonathan S.

 

Mais c’est surtout au pot des blogueurs, mêlés à toutes les Générations engagées, que j’ai pu rencontrer enfin tous les propriétaires des pseudos pour lesquels je me faisais certaines idées préconçues. Non, non, je ne fantasmais pas sur eux, qu’ils se rassurent ! Mais c’est impressionnant de se retrouver par exemple devant le sosie de David Douillet... Il lui a suffi de remettre ses lunettes, pour que je reconnaisse notre ami Claudio P. Très étonnée aussi de voir le jeune âge de la plupart d’entre eux. Virginie V et son incroyable énergie, Michel H et sa casquette (signée de la main de François, je lui aurais bien piquée) Jérôme Ch son fidèle comparse, Quindi (ou Arnaud H), Olivier (Barrejadis), Nicolas V, Orange Sanguine (si, si, c’est un homme, un vrai !), Fotini (juste sa plus fervente lectrice ou... l'avocate perso ?! de), Christophe G, le jeune LCDM, Nicolas Mauduit et bien d’autres. Qu’ils veuillent bien me pardonner si j’ai oublié de les citer. Echange de cartes de visite pour certains et des conversations en tous les cas très agréables.

La récompense suprême (d’avoir osé mettre une photo sur mon blog) a été naturellement celle d’être tout de suite reconnue. Et ce qui m’a bien plu finalement -je vais vous le confier- c’est de constater que mon vilain petit Canard à l’Orange des Landes semblait un ambassadeur crédible. Grâce auquel je n’ai récolté que bienveillance et sympathie de tous ! Moi qui croyais qu’il voulait me faire passer pour une boss plutôt rosse ou prétentieuse... me voilà maintenant rassurée !

 

Je tiens à vous dire aussi que nous avons réellement pensé à nos amis blogueurs absents : BGR, Philippe de la Mécanique, JF le démocrate, Mirabelle, Marie ThureauFanal Safran, l’Hérétique, Frédéric LN, (les) Alcibiade, Daniele Douet, Catherine Créhange (alias la célèbre dessinatrice Kat), le Monolecte, Eric, le centriste (?) Bob… et notre amie, notre fidèle (et attentive !) lectrice Martine. Oui, tous, amis blogueurs, si vous me lisez ici, j’aurais tant aimé vous voir avec nous ! Allez, je me permets de vous faire de très grosses bises. Très sincères.


Permettez-moi de faire maintenant, en aparté, une réflexion qui me tient à coeur. Douloureusement : Que penser de l'attitude d'un ancien blogueur que j'appréciais tout particulièrement, vers qui je me suis avancée et qui a refusé le dialogue ?! Refusant même de me saluer ! Pourquoi a-t-il coupé les ponts sans explication aucune ? J'avoue que cela me taraude encore l'esprit. J'ignore s'il viendra me lire encore ici, mais je trouve son comportement particulièrement irresponsable : j'ose le dire avec le courage que lui ne semble pas avoir. Il n'y a rien de plus beau que l'amitié mais si celle-ci se brise de cette manière, sans raison valable, c'est particulièrement dommage. Je puis vous assurer de la souffrance que cela provoque. Pour moi, il ne peut s'agir que d'un malentendu et j'aimerais qu'il soit éclairci. Je lui ferai savoir.
 

J'ai été ravie par contre d’avoir fait la connaissance de personnes qui me reliaient quelque part à mes deux fils restés à Nancy : Laurent W, un journaliste de France Bleu qui m’a fait découvrir l'Association pour l'Instauration d'un Revenu d’Existence et Laki S le président des jeunes démocrates du 54. J’ai eu beaucoup de plaisir à discuter également avec un ami de Laurent, de la Savoie, Noël C ; de découvrir Florian C, président du MoDem Allemagne, présent dans l’équipe de Chantal pour son projet de solidarité à l’engagement. J’ai aimé parler ensuite avec un adhérent du Doubs, Patrick G.

 

Du côté de Bordeaux, j’ai été très contente de revoir mes colistiers de la liste Espoir Démocrate du Conseil National, Marie-Eve et Fabien R. Puis de faire enfin  connaissance avec Jean-Luc Kriegel (aux côtés de François Bayrou sur la photo ci-dessous) qui est le remarquable auteur de la plupart des photos illustrant ce billet. Je le remercie de tout cœur pour le considérable travail qu’il a accompli. Plus de 700 clichés de haute qualité, témoignant de son sens de l’écoute, de l’observation. Un travail admirable. (C’est lui qui m’a prise en photo avec le beau Rodolphe Thomas du Calvados… Cette photo traine sur Facebook, alors je préfère vous en parler avant que de fausses rumeurs circulent. Qui vous dit que ce n'est pas plutôt Rodolphe qui aurait tenu à être photographié avec moi, hein ?! Ou Jean-Luc lui-même qui a joué au paparazzi pour me compromettre* ?! Attention, les amis, soyons vigilants !!! *Euh là, moi je plaisante... pour de bon !) Sinon, revu aussi Philippe Ménard, le sympathique directeur de campagne de Robert Rochefort.




 

De « chez nous », j’étais ravie de retrouver le généreux Philippe Mouhel, le président des jeunes démocrates du 40, l’adorable Hicham L (dont c’était d’ailleurs l’anniversaire hier, tiens, le 10 septembre !), le fidèle Hervé C et naturellement Geneviève Darrieussecq, notre présidente du MoDem 40, maire de Mont de Marsan et nouvellement élue au Bureau Exécutif national. Ce dont nous sommes tous très fiers évidemment ! J’ai également fait la connaissance d’un adhérent landais que je ne connaissais pas encore, Guy C dont je vous parlerai en toute fin de billet. Vous comprendrez alors pourquoi !

 



Il me faut vous conter maintenant la rencontre avec des figures nationales. Celles qui, à part notre incontournable François et sa non moins inévitable moitié, Marielle de Sarnez, font l’identité de notre Parti. J’ai adoré revoir Claire O’Petit, aux propos toujours impertinents (je vous recommande d’écouter de temps en temps les GG sur RMC, elle y figure en bonne place !). J’ai pu saluer le courageux Jean-François Kahn, qui m’a cependant paru absent, plongé dans ses pensées. Ainsi que Bernard Lehideux, qui m'avait toujours paru sévère et quelque peu revêche, alors que son sourire m'a semblé soudain le révéler peut-être sous un autre jour...
Le moment le plus inattendu a été -à mes yeux toutefois- le fameux repas du samedi midi : j’avais guetté vainement toute la matinée la venue programmée à la librairie de Corinne Lepage, pour lui faire dédicacer son livre. Aussi lorsqu’une annonce dans la file d’attente du déjeuner m’apprenait que je pourrai la voir sur la terrasse du restaurant, je m’étais félicitée d’avoir gardé ledit livre dans mon sac ! Je puis vous certifier avoir ressenti une belle surprise en découvrant cette tablée de personnalités « à la disposition » des adhérents. Réquisitionnés pour répondre, durant leur repas, aux salutations des admirateurs ou aux sollicitations de dédicaces.

Voyez plutôt (une partie de) sa composition : Azouz Begag et son petit clin d’œil facétieux à mon égard. Robert Rochefort, que je retrouvais avec grand plaisir après la campagne des européennes. J’avais eu en effet la chance de pouvoir déjeuner à la même table que lui à Bayonne et de découvrir aussi Monique Semavoine, bras droit de François Bayrou. Robert assis aux côtés du sénateur Jean-Jacques Jegou, nouveau trésorier du MoDem. Qui lui-même, sans me connaître, me proposait de transmettre ma demande de RDV auprès du sénateur Denis Badré ! Nathalie Griesbeck qui acceptait également mon invitation. Mais surtout Corinne Lepage, au sourire si généreux, que je n’avais pas eu la chance de rencontrer à nouveau depuis Seignosse. (C'est là-bas que j’avais été marquée par son sourire donné en toute simplicité. Son indéniable franchise m’avait alors semblé évidente.).

Car mon objectif en voyant Corinne était double : tout d’abord lui demander une dédicace de son admirable livre bien entendu mais aussi, et surtout, obtenir un Interview. Ce qu’elle a accepté sans hésitation, sans aucune restriction ou condition ! Vous imaginez ma fierté. Sans avoir à donner la moindre justification, à moi -qui ne suis aucunement élue au MoDem, ni en interne, ni au suffrage universel- Corinne Lepage acceptait d’accorder un peu de son temps ! Ce blog du Canard à l’Orange des Landes y est donc certainement pour quelque chose…

 

Je vous dois maintenant un peu plus de détails ; vous allez vite comprendre. Je vais donc vous parler de ces deux jeunes gens dont je vous ai donné le nom tout à l’heure : Jonathan Salamon et Antonin Moulart.
Ils ont eu une idée tout à faite géniale, qui est celle d’initier enfin une radio de web. Ceux qui sont sur Facebook ont très certainement entendu parler de « Fréquence Orange »Et bien ce sont eux ! Comme ils cherchaient des bénévoles pour participer à cette aventure, je me suis proposée et voilà… Donc, dans quelques semaines, leur concept présenté dimanche matin aux UR va se concrétiser et j’aurai l’honneur d’initier une série d’interviews comme je l’avais déjà fait à la radio nationale du Qatar, section française, lorsque je séjournais dans cet Emirat. Le thème en sera différent certes (c’était à l’époque le thème de la musique) mais le fond en restera le même : partir à la découverte des personnes. Chercher à comprendre ce qui nous pousse à agir, à parler, écrire, à partager nos convictions. Convaincre de la nécessité d’un monde meilleur. Chercher à détecter les « bonnes personnes » : celles qui utiliseront le pouvoir pour les autres et non pas pour elles-mêmes. Oui, seulement comprendre. Accroitre nos connaissances sur les idées et donc les personnes qui les émettent.

 

Nous serons toute une équipe pour préparer les interviews, essayant de le faire avec le plus grand sérieux. Sans nous donner nous-mêmes trop d’importance. Avoir le seul souci de la transparence, de la recherche de la vérité. Il se pourrait bien que nous abordions des sujets qui fâchent. Mais qui interrogeront toujours. Certaines personnes de l’équipe prendront mon relai lorsque ce sera nécessaire ou si elles le souhaitent. Je ne vous dévoile pas encore leur nom. Sachez seulement qu’elles sont toutes fortement engagées dans le désir impérieux de l’information réelle et la recherche d’une meilleure démocratie. Exact, nous sommes tous des blogueurs !

 

Inutile de vous dire comme cette nouvelle mission me comble de joie, d’exaltation et d’espoir. Grâce à Jonathan* et Antonin, avec ce support de communication supplémentaire, il va enfin nous être possible de faire passer un peu mieux nos messages. Sur de simples bandes sonores ! Il ne s’agira pas de faire de la propagande. Pas question de manipulation ici. Seulement de la vérité et du courage. Afin de se dévoiler un tout petit peu plus. *(A droite sur la photo, désolée de vous infliger encore ma présence mais c'est le seul cliché que j'ai pu trouver de Jonathan...)

 

Vous l’aurez deviné : notre première invitée sera donc Corinne Lepage !

 

Je voudrais vous parler encore une fois de ma deuxième et furtive entrevue avec François Bayrou. Je venais de parler à Jean Lassalle, avec qui j’ai été de nouveau prise en photo (merci à Maurice Meunier, l’auteur de ce cliché envoyé justement hier !). Jean, pour qui j’ai beaucoup d’admiration, tant sa générosité est grande. Jamais, de ma vie, je n’ai eu plus belle dédicace que la sienne, je dois vous l’avouer. Alors forcément, mon affection pour un tel homme ne peut que croître.

 

Pour en revenir à François Bayrou, je ne peux m’empêcher de vous confier mon impression à son sujet. Pour la première fois je crois en deux ans, je me suis rendue compte de la réelle humanité émanant de cet homme ; humanité dans sa force mais aussi ses faiblesses. Je ne pense pas me tromper. A un moment (vendredi après-midi je crois), le voyant s’avancer tout seul vers des journalistes, nullement masqué pour une fois par une nuée de fans ou de porteurs de micros, j’ai vu un homme naturel et profondément humain. La démarche était assez lente, les épaules un peu rentrées. Le visage baissé vers le sol. Peut-être juste concentré sur ce qu’il allait dire ? Une silhouette un peu trop étoffée. Le cœur serré, j’ai vu alors un homme ayant été profondément affecté par toutes les critiques subies ces derniers mois. Au point de s’être peut-être laissé aller à la gourmandise… Tel que chacun d’entre nous le ferait sans nul doute devant de grandes épreuves. Mon constat ici ne le trahit absolument pas. Il me fait prendre conscience au contraire de sa faculté à souffrir, à ressentir les difficultés et à en tirer des leçons. A chercher toujours plus d’amélioration, de meilleure coordination et de communication. Je voulais vous le faire partager.

 

Je crois que la première phrase de son discours de clôture en est la preuve et m’a donné -à moi en tout cas- le plus grand espoir !

En nous remerciant comme il l’a fait, nous les adhérents, de notre présence, de notre travail et de notre ferveur (je crois me souvenir qu’il a utilisé ce mot), François Bayrou a montré qu’il était tout à fait pour le travail collaboratif et la concertation. Il a reconnu en quelque sorte le travail des commissions. Il compte sur le congrès programmatique début décembre à Arras. Personnellement, j’essaierai d’être au RDV !

 

J’ai attendu qu’il n’y ait plus de monde autour de François Bayrou. Je l’ai juste remercié à mon tour d’avoir pensé à nous dès le tout début de son discours. Il l’a très bien entendu : « Et bien, c’est très bien. »

 

Il y a cependant trois personnes que je n’ai pas pu rencontrer, alors que j’aurais aimé discuter avec elles : il s’agit de Gilles Artigues, dont je voulais ressentir le charisme, Claire D, conseillère nationale faisant partie de l’équipe de Chantal pour la fondation d’un fonds de solidarité et aussi Danièle Noël qui connaît l’un de mes fils puisqu’étant au MoDem 54. Oui, je regrette de ne pas avoir eu la chance de leur parler ; ce sera pour la prochaine fois !

 

Je voudrais terminer ce long billet en vous racontant mon retour de La Grande Motte.

 

N’ayant pas trouvé de billet au même tarif qu’à l’aller, je comptais bien revenir gratuitement, je l’avoue, en voiture donc, avec quelqu’un de mon coin. Finalement, comme je vous l’ai dit en début de billet, Vincent M m’ayant parlé des fameux bus, j’avais réservé ma place. En définitive, j’ai préféré accepter la proposition de Guy, qui pouvait me ramener directement chez moi à Dax (tout en maintenant le paiement du bus bien sûr, autrement ce ne serait pas loyal vis-à-vis de l’organisation des jeunes). Un voyage plus rapide et plus confortable en perspective. Même si je regrettais un peu le côté festif de « retour de match ».

 

[Petit ajout quelques jours après le retour...

Ah mes amis, il me faut vous dire deux petites choses : 
- Tout d'abord, en allant sur le site officiel des Landes, j'ai vu que l'on m'attribuait carrément la radio du Web, Fréquence Orange... Non, non, je n'en suis pas du tout à l'initiative. Ce sont bien Jonathan Salamon et Antonin Moulart qui en sont les créateurs. Je ferai juste une des émissions si cela est possible et pas toute seule. Nous sommes toute une équipe.
- Autre rectification qui prouve bien que l'organisation des UR s'est faite avec le plus grand professionnalisme et même le plus grand respect. J'ai trouvé ce jour dans ma boîte aux lettres le chèque que j'avais envoyé au Siège du MoDem et qui m'a donc été retourné, puisque je n'ai pas effectué le voyage en bus. J'avais pourtant bien dit à Vincent M que je maintenais le paiement. Qu'ils en soient remerciés et salués. Ce geste me touche beaucoup.] 

  

Quelle bonne idée j’ai eu là !

 

Sur le chemin nous avons eu le plaisir de croiser un petit convoi de trois 2 CV (pour ceux qui ne le sauraient pas, la  2 CV a fêté ses 60 ans l’an dernier et a été élue voiture du XX° siècle...) ! Guy, ayant eu plusieurs 2 CV lui aussi, a trouvé tout à fait normal d’aller les voir avec moi sur le parking de la station essence. Le hasard a fait que ces deuchistes revenaient de Chine et que nous avions un ami commun, le psychiatre Jean M de Bordeaux, aux nombreuses 2 CV des plus délirantes et ayant fait ce même périple chinois. Echange de coordonnées bien évidemment…

 

Puis au deuxième arrêt, de nouveau la rencontre avec Jean Lassalle et son chauffeur qui se restauraient également. Encore un moment de convivialité très agréable.

 

 

Et c’est au cours de nos conversations, que Guy C m’a parlé de son amour de la littérature et de la poésie. J’ai découvert, je le crois, un démocrate musicien et poète tout à fait talentueux. Qui nous sera peut-être très utile au MoDem (je pense entre autre à Chantal cherchant des artistes pour faire un CD). Et puisqu’il m’a donné l’autorisation de vous faire partager ses œuvres : voici pour vous l’une de ses chansons. Cet artiste complet est l’auteur des paroles, le compositeur de la musique, l’un des musiciens (guitare) et le chanteur ! « L’homme qui revient »... 
 

Maman** j’ai raté le bus ! J'ai bien fait, non ?!

**(Heu, si jamais tu me lisais ici bien sûr...) 



A très bientôt !

Françoise Boulanger  

Par FB-40
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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 14:31

Ah bon, c'est la France kon, qu'on M ?!

 

 

Bien qu’étant fervente adhérente du MoDem (ah bon, ça ne se voit pas ?!), je reçois sans honte la lettre d’information du PS.

 

Et c’est seulement aujourd’hui que je m’aperçois de l’énormité de leur slogan du WE à La Rochelle !

 

Mais bon sang de bon sang, qui est le gros malin qui leur a pondu ce truc !

Ne serait-ce pas un émissaire de là-haut, celui qui voit tout du balcon de ses talonnettes et se marre bien ?!

 

Mais bon sang de bon sang (Oui je sais, je me répète mais je n’aime pas les gros mots, même si certaines fois, comme aujourd’hui, cela me chatouille et me gratouille tellement la gorge que j’ai envie de réciter le chapelet tout entier des rimes en ouille !), pourquoi n’ont-ils pas vu, tous ces grotesques mammouths ensevelis dans leur glacier en fonte, qu’il suffit -pour ne pas être la risée de tous lorsque l’on enlève le M- de rajouter ici un simple L ?!


 

« La France que L’on aime » et le tour était joliment joué !



A très bientôt ! 
La canette au coup de sang...
(bleu-canard ?)

Par FB-40
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Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 23:57

Ou comment cibler le centre...

(Tag N° 4 & Tag N° 1)
 






Il me faut vous confier que ce billet n’a pas été écrit avec le plaisir -la jouissance serait presque le mot juste- que j’éprouve d’ordinaire !

 

Oui d’ordinaire, j’aime m’atteler à ce char virtuel courant sur mon blog. Ne sachant jamais où se trouvera la ligne d’arrivée. Aucune peur de l’inconnu dans ce périple ; aucune crainte de la feuille blanche, plus de sensation de temps, plus de mal au dos, plus question d’avoir faim ou soif…

J’écris. Et je vis !

Je sais seulement, en démarrant un billet, que je vais préciser certains points du thème mais ne connais pas encore ma propre conclusion. Au point de m’étonner moi-même au bas du feuillet, relisant mes écrits comme s’ils venaient d’une autre. Sensation très étrange. Véritable addiction qui m’oblige à revenir régulièrement assouvir mon vice !

D’ordinaire.

 

Parce que ce soir, je ne sais toujours pas comment je vais pouvoir trouver mes mots.

En réalité je suis en colère depuis quelque temps. Oui, c’est vrai je ne décolère pas. Je n’arrive pas à me calmer comme j’en suis pourtant capable.

D’ordinaire.

 

Je subis les autres et je me subis moi-même. Je sais très bien où nous devons aller. Je sais que j'ai raison. Je veux atteindre ma cible : vous convaincre enfin. Comment vous dire enfin des mots simples ?!

 

Où trouver une image qui expliquera, le symbole qui résumera ?!

Aussi, depuis des semaines je tourne en rond. Je remets. J’atermoie. Je me trouve des excuses. D'autres tâches bien plus passionnantes ou indispensables à accomplir. J’invoque ce sacré syndrome de procrastination derrière lequel je me recroqueville chaque jour. Je le brandis même devant vos yeux, tel un certificat de dispense. Je crois me protéger en laissant trainer et puis...

Lorsque je pense m’en être tirée à bon compte, 
Lorsque je suis persuadée que plus personne ne pense à mon Tag N° 1, pas même Vincent le responsable de mes tourments,  
Lorsque je me crois enfin libérée de cette pesanteur et que je recommence à revêtir ma joie de vivre,
Je reçois de l’Hérétique… mon Tag N° 4 !

   

Alors, c’est décidé, mon Tag N° 1 et mon Tag N° 4 ne feront plus qu’un.
C’est la seule solution que j’ai finalement imaginée pour résoudre mon problème et m'en
affranchir définitivement.

 

Serait-ce une rébellion ici ? Exactement ! La droite et la gauche, à partir de maintenant, sachez le : je m’en balance !

Parce que moi, ce qui m'intéresse uniquement, c'est le centre !


Je voudrais bien que l'on cesse définitivement de parler du centre comme d'un point ne faisant que séparer la gauche de la droite. N'existant que pour désigner l'un à l'autre. Les mettant en combat frontal perpétuel.

Non, le centre en politique c'est tout autre chose. Pour moi il faut le voir tout simplement comme le centre d'un cercle. Ou le centre de l'arène :
 le point de mire !

C'est un point qui vibre, tournoyant sur lui-même tel le projecteur du phare. Regardant tout autour de lui et balayant du regard le moindre mouvement. Rien ne lui échappe...

Le centre ne se fige jamais.  Magnétique, il capte sur lui toutes les ondes de différentes fréquences, tous les courants. Il ne les alterne pas. Il les continue. Il ne les coupe pas non plus : il préfère les traiter et en redistribuer toute l'énergie !

Pour moi, le centre en politique ne peut que rayonner. Il lui serait impossible de faire autrement sans exploser.

Mais le centre fait mieux encore : il avance !

Jacques Chaban-Delmas, croyant faire un bon mot, avait dit : « Le centre est immobile : la roue avance, son centre ne bouge pas. »...  Eh bien, il se trompait ! Le centre avance toujours avec la roue. Il n'est pas statique. Il parcourt -au contraire du bandage- la ligne la plus directe, le chemin le plus court.

Tel le dispositif fixant
la roue à l'essieu, le Mouvement Démocrate remplit une mission essentielle et va de l'avant : je le vois s'approcher de la ligne d'arrivée.


Et voilà, en définitive, tout ce que je voulais vous dire ce soir...

A très bientôt !

Françoise Boulanger 

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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 01:09

Tag N° 2 : la Lune

 

 

 

 

Sans doute avez-vous déjà remarqué comme j’aime à désobéir lorsque je peux le faire sans trop de représailles. J’ai tant tardé à faire ce deuxième Tag que je suis quasi certaine que personne ne se souvient plus de ce qui était demandé à son sujet ! J’en demande pardon à Michel m’ayant transmis ce devoir de vacances.

 

La lune, cette demoiselle si surprenante ! D’abord capable de s’exhiber provocante et sincère sous les projecteurs. Puis de s’effacer peu à peu dans l’obscurité jusqu’à se laisser oublier. Toujours présente et cependant invisible. Prête à suspendre son rôle de vedette, se laissant éclipser sans protester par quelques nuages prétentieux, simples voleurs de lumière.

 


Oui j’aime la lune. Modeste et loyale.

 

« Accipit ut det » (c'est-à-dire « elle reçoit pour donner », en parlant de la lune éclairant la terre)

Dans un précédent billet, je vous avais mis en titre cette devise du Chevalier Bayard. Cet homme, considéré comme le courage personnifié, avait choisi de montrer la lune. La montrer pour expliquer ce en quoi, lui-même pensait pouvoir être utile.

 

La lune sans le soleil n’est rien, puisque sans lui personne ne la verrait elle.

La lune est cependant extraordinaire car sa seule présence parvient à renvoyer l’illumination reçue. Elle ne fait rien d’autre que d’offrir sa face, sans se sacrifier aucunement, ni même se compromettre en rien.

 

Lorsque certaines nuits le soleil éclaire l’autre côté de notre planète, la lune prend le relai et nous renvoie tel un sémaphore le rayon qu’elle voit pour nous. Un rayon juste tamisé par elle, émis alors sans violence.

 

« Recevoir et donner à son tour ! » : C’est en quelque sorte la devise des Compagnons du Devoir et du Tour de France. J’aimerais tant qu’elle devienne celle des Démocrates ! Celle des humanistes que nous voudrions tous être.

 

Apprendre et restituer nos connaissances. Se faire éclairer de toutes les informations, de toutes les explications que nous pouvons réunir, comprendre d'abord puis transmettre. Rien d’autre que passer le bâton !

 

Voilà pourquoi je n’ai pas envie d’aller la déloger du ciel ! Vous ne trouvez pas qu’elle est bien plus utile là-haut ?

 

« Visez toujours la lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles. » a même dit joliment un conférencier américain, Les Brown.

 

Alors pour ma part, je n’ai nulle prétention de vouloir décrocher cette lune si précieuse par sa seule existence.

 

Et puis, quelquefois, la regarder avec romantisme, les yeux dans les yeux… Sans plus craindre l’aveuglement du soleil ! Ne serait-ce pas une belle incitation à vivre plus sereinement ?!

 

A très bientôt !

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Samedi 15 août 2009 6 15 /08 /Août /2009 12:26

... dans le sens prévu !




Il y a quelques semaines déjà, j’ai été taguée trois fois de suite.

 

Il est vrai, comme l’a très bien dit JF le démocrate, que cela fait vraiment plaisir de savoir que des amis souhaitent nous découvrir un peu plus sur un sujet donné… Pourtant la rétive que je suis semble avoir grand peine à rendre ses devoirs imposés en temps voulu. Hou la vilaine !

 

Mais chose promise…

 

Mes 3 tags, dans l'ordre de commande, sont les suivants :

- « La droite et la gauche » : épinglée par Vincent15.

- « Décrocher la lune » : requise par Michel.

- « Le chocolat » : sollicitée par Florent !

 

   

Pour m'amuser cependant, je vais faire comme Robert Rochefort : Ayant assisté, lors des Européennes, à des débats menés par lui, j’ai trouvé sa façon de faire très plaisante. Robert se fait en effet un malin plaisir à prendre plusieurs questions à la suite dans l’assistance, jusqu’à quatre ou cinq me semble-t-il, et à y répondre en commençant par la dernière, sans jamais rien omettre du premier point, bien entendu. Du grand art ! C'est le fait de commencer par la fin qui me convient ici...

 

 

 

Tag 3 : Le chocolat !

 





Puisque Florent souhaitait quelques recettes, je vais lui révéler celle de mon fameux gâteau au chocolat ! A savourer -au choix- accompagné de crème anglaise ou de crème Chantilly…

 

Un régal à consommer cependant avec modération hein Florent ! Un petit truc qui te sera peut-être utile : ce gâteau tu peux le congeler*, en entier ou en plusieurs parts, car je me suis aperçue qu’il était bien meilleur, plus moelleux, après ce traitement au froid intensif ! *(Si tu pouvais, toi le scientifique, m’en donner une explication cela me plairait bien d’ailleurs.)

 

Cette recette a été personnalisée car je m’évertuais il y a très longtemps à suivre les conseils d’un chef avisé. Pour lui il fallait impérativement séparer les blancs d’œuf pour les monter en neige. Et puis le jour où, ayant oublié de le faire, je me suis rendue compte que mon gâteau était tout aussi bon, je me suis bien gardée de trop compliquer. C’était justement le gâteau préféré de l’aînée de mes petites filles britanniques ! Et comme cette adorable enfant me réclamait la recette par Internet la voici donc, encore intacte dans mes fichiers !

 


 

Gâteau au chocolat de Nanny

pour ma petite fille

 

 

 

Comme ingrédients, il te faut :

 

- 200 g de chocolat noir

- 200 g de sucre

- 125 g de beurre

- 125 g de farine

- 1 sachet de sucre vanillé

- 1 sachet de levure

- 4 œufs

- un peu de sel

 

 

Mets le beurre et 2 bonnes pincées de sel dans une casserole.

 

Casse le chocolat en morceaux dans cette casserole.

 

Fais le fondre en même temps que le beurre, à feu très doux.

 

Ajoute le sucre et le sachet de sucre vanillé. Mélange bien.

 

Casse les œufs entiers dans ce mélange et remue longuement, à la fourchette ou au fouet.

 

Ajoute la farine et la moitié du sachet de levure. Finis de bien mélanger.

 

La pâte devient assez épaisse et lourde.

 

Préchauffe le four à 150°, surtout pas plus.

 

Beurre un moule à cake ou chemise-le avec du papier sulfurisé.

 

Verse la pâte à l’aide d’une spatule.

 

Enfourne ton gâteau et laisse cuire 40 à 45mn.

 

Vérifie la cuisson à l’aide d’une pointe de couteau.

 

Bon appétit ma chérie ! Partage avec maman, papa et tes petites sœurs bien sûr…

 

 

Ta Nanny, qui t’embrasse très fort

 

 

 

Petites précisions supplémentaires, Florent.

Si tu prends un moule à manqué, la cuisson nécessaire sera bien de 45 mn alors que dans un moule en couronne, que je préfère personnellement pour faire de jolies parts, je ne laisse que 35 à 40 mn. Pas plus, sous peine d’avoir une pâtisserie trop sèche, plus du tout onctueuse.

Quant aux ingrédients, il faut impérativement choisir une farine, un chocolat et du beurre de qualité. C’est le seul secret. Il m’est arrivé de choisir des produits dits de premier prix et j’en ai été déçue. Il vaut mieux manger plus rarement un gâteau fait maison mais en privilégier la qualité me semble-t-il…

 

 

Ceci dit, amis lecteurs, vous ne savez toujours pas quels sont mes chocolats préférés !

 

Je vous avoue que seules deux « marques » me font… littéralement « fondre » sans absolument aucune envie de résister. Il parait que l’on ne devrait pas nommer les marques ?! Alors ne le répétez à personne mais si vous voulez me faire pétiller de joie, offrez-moi juste des rochers Suchard ! C’est également l’addiction de mon gendre à qui j’en envoie régulièrement au Pays de Galles puisqu’il n’y en existerait pas là-bas !

 

 

A ce sujet, une anecdote toute récente que je demande à ma fille de ne pas divulguer à son mari si elle venait à me lire ici. J’ai un peu honte. Quoi que…


 

- Dans quelques jours ce sera l’anniversaire de la seconde de mes petites filles. 12 ans déjà ! Aussi je suis allée à la Poste pour envoyer quelques petits cadeaux à cette jeune demoiselle. Sans oublier naturellement les « rochers de mon gendre ». Et puis le préposé de la Poste m’a fait remarquer que l’envoi dépassait hélas de 100 g le poids autorisé pour l’enveloppe sélectionnée. J’avais deux solutions. Soit j’achetais le modèle d’enveloppe à bulles au-dessus, nettement plus cher cependant. Soit je diminuais le poids en enlevant un objet. Et le paquet de 7 rochers Suchard faisait juste l’excédent incriminé. J’avoue que j’ai hésité et puis je me suis dit que ce ne serait pas perdu de toute manière (vous savez maintenant pourquoi, n’est-ce pas ?). Voyant mon indécision, mon guichetier me dit alors être prêt à me soulager de ce poids en me délestant lui-même de l’objet du délit. Du coup j’ai aussitôt tranché et je puis vous assurer de l’effet produit lorsque j’ai promptement ouvert le sachet, puis offert un magnifique rocher à mon vis-à-vis. Que croyez-vous qu’il fit ?! Et bien après avoir d’abord piteusement refusé, tant il ne s’attendait pas à mon offre (il faut dire que ses collègues nous regardaient avec suspicion), je l’ai vu accepter avec beaucoup de malice ce cadeau amical. Grâce à ma force de persuasion bien évidemment (« Ah si, si, Monsieur, moi je vais toujours au bout des choses ! »). Nous étions tous les deux très fiers de notre farce mutuelle. Et moi, bien plus encore lorsque, me retournant, j’ai vu mon comparse ostensiblement et soigneusement ranger son précieux butin à l’abri des convoitises. Franchement, le rocher Suchard ! Pas mal, hein, pour de l’originale et délicieuse communication ?!

 

 

Mais si vous souhaitez voir en moi une fidèle et inconditionnelle amie, achetez-moi tout simplement avec des souris Côte d’Or. Que je ne manquais jamais de me procurer autrefois en allant faire le plein de ma voiture à la frontière du Luxembourg (j’habitais alors dans l’est bien sûr…). Parce que figurez-vous que l’on n’en trouve pas partout en France ! En tout cas dans les Landes, des souris (et des hommes...) comme j’aime, je n’en ai pas encore vu…

 

 

Vous voyez bien que l’on peut toujours me couler ! Il suffit de savoir me toucher par de la douceur ! Aïe ! Ne serais-je finalement pas « l’incorruptible » que je prétends être ?!

 


Bon, je vous donne rendez-vous en tout cas dès demain pour le Tag N° 2 et après-demain (enfin !) pour le Tag N° 1 évidemment. C'est ce dernier qui m'a tellement énervée que je le reportais sans cesse : La preuve encore aujourd'hui...

Allez, je tague à mon tour BGR. Bernard qui est en manque d’inspiration en ce moment a-t-il dit… Et puis Philippe lorsqu’il sera revenu de vacances. Comme ses commentaires sont fermés, il me faudra attendre qu’il réactive son site pour le lui dire. Et un autre homme s’il le veut bien : Frédéric LN qui nous parle en ce moment de sujets bien plus sérieux mais dont j’aimerais bien connaître les goûts ! Et puis aussi Chantal si elle en a le temps. Et naturellement Danièle qui peut me répondre sur ce blog si elle le souhaite.

 

 

A très bientôt !

Françoise Boulanger


 Canard-chocolat.jpg

 

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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 14:53

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Il est certains esprits dont les sombres pensées

Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;

Le jour de la raison ne le saurait percer.

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,

L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément.

 

Surtout qu'en vos écrits la langue révérée

Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée.

En vain, vous me frappez d'un son mélodieux,

Si le terme est impropre ou le tour vicieux :

Mon esprit n'admet point un pompeux barbarisme,

Ni d'un vers ampoulé l'orgueilleux solécisme.

Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin

Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.

 

Travaillez à loisir, quelque ordre qui vous presse,

Et ne vous piquez point d'une folle vitesse :

Un style si rapide, et qui court en rimant,

Marque moins trop d'esprit que peu de jugement.

J'aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène,

Dans un pré plein de fleurs lentement se promène,

Qu'un torrent débordé qui, d'un cours orageux,

Roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux.

 

Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :

Polissez-le sans cesse et le repolissez ;

Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. [...]

 

(Chant I)

 

 

Nicolas Boileau (1636-1711)

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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 13:20

Aïe, le Canard-léger de la Garde du Président François a dû sévir !

 

 

 

 panache image-copie-2

 

Le Canard-léger : « Avez-vous conscience, noble Ma Boss, que vous avez lourdement fauté ?! »

 

Sa Boss : « Euh, non, pourquoi ?! Que me reprochez-vous mon Canard-léger à moi ? »

 

Le Canard-léger : « Êtes-vous loyale avec moi, magnifique Ma Boss, ne voyez-vous pas l’incommensurable effet de votre forfait ? »

 

Sa Boss : « Euh, non, encore une fois pourquoi ?! Que me reprochez-vous mon Canard-léger à moi ? »

 

Le Canard-léger : « Décidément, gente Ma Boss, votre foudroyant aveuglement me laisse quelque peu pantois ! »

 

Sa Boss : « Mais encore, mon Canard-léger à moi ? »

 

Le Canard-léger : « Vous me contraignez, horrible Ma Boss, et vous m’en voyez fort marri, à sortir de ma réserve et je crains de devoir vous asséner enfin la vérité en pleine face, malgré tout le respect que je suis tenu à vous montrer, toute la considération que je vous témoigne jour après jour nonobstant vos sautes d’humeur, bouffonne Ma Boss, toute la déférence que vous me réclamez à chaque instant, stupide Ma Boss, Oui, Ma Boss (hélas !), je vous le dis, vous avez outragé toute la Fédération des Landes et je vous en demande réparation ! »

 

Sa Boss : « Et que comptez-vous faire de cet emportement ridicule, mon Canard-léger chéri à moi ? »

 

Le Canard-léger : « Je vous oblige, Ma Boss, alias Françoise Boulanger, à faire le pensum que je vais vous dicter. Ecrivez-moi en toutes lettres -et ceci sans broncher, car je ne badine plus maintenant- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Sur une page entière. Exécution immédiate ! »

 

Sa Boss : « Bien, bien, puisque je n’ai pas d’échappatoire possible, puisque vous m’êtes indispensable en effet, mon Canard-léger de la Garde du Président François à moi, je m’exécute sur le champ ! Ce sera juste pour vos belles plumes (de paon ou de dindon ?!) et... pour conserver la mienne. »

 

1-    Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

2-    Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

3-    Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

4-    Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

5-    Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

6-    Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

7-    Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

8-    Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

9-    Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

10- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

11- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

12- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

13- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

14- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

15- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

16- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

17- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

18- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

19- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

20- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

21- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

22- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

23- Je ne dirai plus du mal de la fédération landaise. Promis

 

 

Le Canard-léger : « Ouf, je m’en sors bien non ? Car, très franchement, vous ne la trouvez pas un peu lourd dingue à supporter Ma Boss certains jours, vous ?! J’vous dis pas les boulets qu’on peut se trimballer des fois… Bon, par contre, c'est un fait qu'elle n’a toujours pas de casserole sur le feu ! Elle... Parce que pour certains, pas sûr que la tambouille soit 100% à la sauce pure* orange ! *(garantie sans ajout de conservateurs ou autres colorants néfastes pour la santé ..) »

 

A très bientôt !

Le Canard-lourd de Françoise 

Par FB-40
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