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Quelles sont vos relations avec l'opposition ?

« L'opposition municipale est ce qu'elle est. Le débat n'est pas à la hauteur de ce que je souhaiterais. Le climat n'est pas non plus ce que j'attends. Pourtant, je crois à l'intérêt d'une opposition. Elle est là pour relever des erreurs, faire des critiques et des propositions et à ce jour, il n'y a pas eu une seule proposition. Le débat est médiocre. Mais ce n'est pas vers ça que je me laisserai entraîner. J'ai été élu avec la volonté d'apaiser le climat dans cette ville, de renouer des échanges normaux entre les Dacquois, entre les sensibilités politiques. Et lorsqu'il s'est agi de désigner des représentants dans les commissions des fêtes, j'ai désigné des gens dont je sais bien qu'ils ne partagent pas ma sensibilité politique, et certains étaient même sur des listes adverses. Mais ils ont des qualités et des compétences et moi je pense qu'une ville doit s'enrichir de sa diversité et de ses compétences. »  

* * * 

Êtes-vous un maire de gauche ?

« Je suis le maire de tous les Dacquois et je m'efforce de le démontrer. Je pense être quelqu'un de tolérant. J'ai des convictions politiques, elles sont connues de tous, je suis attaché à des valeurs humanistes, de solidarité, que l'on qualifie plutôt de gauche, mais je constate souvent que ces mêmes valeurs sont portées aussi par des gens qui ne sont pas de la même sensibilité que moi... Quand par exemple, je défends le dossier des logements sociaux, on dit : « Bellocq fait ça parce qu'il est de gauche ! » Non. Je le fais parce que c'est un besoin à Dax. Et ce n'est pas une question de droite ou de gauche. On pourrait dire la même chose dans d'autres domaines comme la culture, le sport etc. Si l'on travaille sur un projet de rénovation du stade Maurice-Boyau, ce n'est pas un projet de gauche ou de droite... Mon prédécesseur s'était isolé derrière ces remparts. Moi, je travaille pour tous les Dacquois, avec tout le monde, et en harmonie avec la Communauté d'agglomération du Grand Dax, le Conseil général et je peux vous assurer qu'avec le Grand Dax comme avec le département, il n'y a pas de passe-droit. On monte les dossiers le mieux possible et on fait en sorte que ces dossiers soient recevables auprès de ces deux institutions... »

Propos recueillis par Jefferson Desport et Didier Piganeau le 16/03/09

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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 02:38

Dépecer les pervers en politique ! Est-ce raisonnable ?

(2ème partie)

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur...

les caractéristiques proches des narcissiques à tendances perverses.

 

* [Les troubles de la personnalité narcissique :

Il s'agit d'un mode général de fantaisies ou de comportements grandioses, de besoin d'être admiré et de manque d'empathie qui apparaissent au début de l'âge adulte et sont présents dans des contextes divers.

Le sujet (homme ou femme) a un sens grandiose de sa propre importance. Il surestime ses réalisations et ses capacités, s'attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport.

- Est absorbé par des fantaisies de succès illimité et de pouvoir.

- Pense être spécial et unique et pense ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens de haut niveau.

- A un besoin excessif d'être admiré.

- Pense que tout lui est dû et s'attend à bénéficier d'un traitement particulier et favorable à ses attentes.

- Exploite les autres et utilise autrui pour parvenir à ses propres fins.

- Manque d'empathie et n'est pas disposé à reconnaître les sentiments ou les besoins des autres.

- Envie les autres (jalousie) et croit que tout le monde l'envie.

- Fait preuve d'attitudes et de comportements hautains et arrogants.]

 

** [Cette école tente un renversement des valeurs, et enseigne désinvolture et humilité aux grands et aux puissants de la Grèce antique. Radicalement anticonformistes, les Cyniques, et à leur tête Diogène, proposent une autre vision de la philosophie et de la vie en général, subversive et jubilatoire.]

 

*** [La mégalomanie consiste en la surestimation de ses capacités, elle se traduit par un désir immodéré de puissance et un amour exclusif de soi. Elle peut être le signe d'un manque affectif. En psychiatrie, la mégalomanie est classée dans la famille des psychoses délirantes chroniques. On la nomme couramment Folie des grandeurs.]

 

**** [La paranoïa est au sens premier une maladie mentale chronique du groupe des psychoses, caractérisée par un délire d'un type particulier dit délire paranoïaque pour lequel il existe plusieurs thèmes récurrents. Il faut en différencier la personnalité paranoïaque, qui est un caractère particulier chez certains sujets, mais sans développement d'un délire (même si une personnalité paranoïaque peut évoluer vers une authentique paranoïa). Dans un sens dérivé, le terme paranoïa est aujourd'hui dans le langage commun ou journalistique utilisé pour rendre compte d'états comme la méfiance, la suspicion ou le scepticisme, qui ne sont pas en eux-mêmes pathologiques.]

 

 

¢ En France, la seule personne ayant réussi à révéler au public la véritable personnalité des pervers est Marie-France Hirigoyen1.

« Il est possible de détruire quelqu’un juste avec des mots, des regards, des sous-entendus : cela se nomme violence perverse ou harcèlement moral. »

 

1- Marie-France Hirigoyen est docteur en médecine depuis 1978. Elle est aussi psychiatre et psychothérapeute familiale.

Formée aux États-Unis à la victimologie, c’est à elle que l’on doit le développement du principe de « harcèlement moral » en France.

Son essai « Le Harcèlement moral : la violence perverse au quotidien », paru en 1998, est devenu un best-seller et s’est vendu à 450 000 exemplaires. Il a, de plus, été traduit dans plus de 24 pays.

Elle y étudie les effets destructeurs (souffrance, dépression, traumatisme psychique, suicide, etc.) des pervers narcissiques et pervers paranoïaques identifiés à des prédateurs sur le psychisme de leurs victimes en milieu conjugal, familial, éducatif et professionnel.

Le succès fut tel qu’il a permis la création d’associations, de débats entre professionnels ou encore une certaine prise de conscience de la part des parlementaires.

Spécialisée en gestion du stress en entreprise, on lui doit notamment l’introduction d’un amendement de loi contre le harcèlement moral dans le Code du travail. Une notion qu’elle analyse dans son second ouvrage sur la violence psychologique au travail, « Malaise au travail. Harcèlement moral : démêler le vrai du faux » qui est paru en mars 2001.

Puis un troisième ouvrage consacré aux violences conjugales : « Femmes sous emprise. Les ressorts de la violence dans le couple. » est paru en avril 2005.

 

¢ Un autre psychiatre, Serge Hefez2, a fait le 7 mai 2007 une analyse plutôt intéressante de notre actuel président de la république. A découvrir…

Une année et demie plus tard, notre regard a-t-il changé ?

« Petite leçon de psychologie : le pervers narcissique et ses complices »

 

2- Serge Hefez, 52 ans, médecin, psychiatre à l’hôpital, anime l’émission « Famille Hebdo », chaque vendredi de 14h à 15h. Serge Hefez, exerce comme psychanalyste et thérapeute familial et conjugal. Responsable de l’unité de thérapie familiale dans le service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, il intervient dans de nombreux colloques nationaux et internationaux sur les problématiques du couple et de la famille. Il est également responsable d’un service de soutien psychologique pour les personnes touchées par le sida. Son essai sur les relations conjugales, « La Danse du couple » (Hachette Littératures, 2002), traduit dans plusieurs langues, a connu un très vif succès. Il est également auteur de « Sida et vie psychique » (La Découverte, 1998), « Quand la famille s’emmêle » (Hachette Littératures, 2004), « Un Écran de fumée », (Hachette Littératures, 2005), « La Famille adolescente » (Eres, 2006) et « Les nouveaux ados », (Bayard, 2007, avec Marcel Rufo et Philippe Jeammet). Il publiera en octobre « Dans le cœur des Hommes », psychologie du masculin, chez Hachette Littératures. Serge Hefez est l’auteur de plusieurs séries documentaires pour la télévision dont « Psyché » et « Accro » sur France 5 (nommé aux Sept d’Or 2001). Il intervient régulièrement dans la presse écrite et à la télévision et tient un blog qui analyse l’actualité « Famille, je vous haime ».   http://familles.blogs.liberation.fr

 

 « Petite leçon de psychologie : le pervers narcissique et ses complices. »

Les pervers narcissiques n'éprouvent aucun respect pour les autres, qu'ils considèrent comme des objets utiles à leurs besoins de pouvoir, d'autorité, ou servant leurs intérêts. Ils font des promesses qu’ils ne tiendront pas, sachant que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Pris en flagrant délit de mensonge, ils sont capables de nier avec un aplomb hors du commun...

Charité bien ordonnée commençant toujours par soi-même, ils savent parfaitement et farouchement défendre leurs intérêts dont ils ont toujours une vision très claire. Ils essaient de profiter à chaque instant de toutes les opportunités, de toutes les personnes rencontrées, et ces personnes sont systématiquement instrumentalisées pour en tirer, autant que possible, avantage pour eux. Comme pour tous les narcissiques, tout leur est dû. Ils n'admettent aucune remise en cause et aucun reproche.

Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres. Dans leur immense majorité, ils n’ont aucune « humanité », aucun sentiment humain, aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et calculateurs, totalement indifférents à la souffrance d’autrui. Mais tout en étant, le plus souvent, incapables d’avoir des sentiments humains, ils simuleront le fait d’être emplis, en apparence, de bons sentiments et d’une sincère empathie pour autrui.

Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du ressentiment avec un désir de revanche. Cela explique la rage destructrice qui s'empare d'eux lors des séparations. Quand un pervers perçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d'obtenir une revanche. Ce n'est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c'est une rancune inflexible, implacable à laquelle le pervers applique toutes ses forces et ses capacités de raisonnement. Et alors, il n’aura de cesse d’assouvir son dessein de vengeance.

Les pervers narcissiques ont souvent besoin de haïr pour exister. La haine peut être chez eux un moteur très puissant.

Souvent, le pervers narcissique est quelqu'un qui n'a jamais été reconnu dans sa personnalité propre, qui a été victime d’investissement narcissique important de la part de ses parents et qui a été obligé de se construire un jeu de personnalités (factices), pour se donner l'illusion d'exister.

Du fait d’une histoire personnelle, où ils ont été, par exemple le bras armé d’un de leurs parents, les pervers n'ont pas pu se réaliser. Ils observent alors avec envie ce que d'autres qu'eux ont pour y parvenir.

Les pervers narcissiques ne sont jamais sincères, toujours menteurs. Ils peuvent aussi bien dire la vérité que mentir avec aplomb. Le plus souvent, ils effectuent de sensibles falsifications de la vérité, qu'on ne peut pas vraiment qualifier de mensonges, et encore moins de constructions délirantes. Mélanger le mensonge, la sincérité et la franchise —ce qui est, pour l'autre, très déstabilisant— fait partie de leur jeu.

Le déni (de leurs défauts, de l'autre) leur permet de «s'aimer» (et de s’aimer toujours plus). Ils se mentent à eux-mêmes, sur leur vraie valeur, sur ce qu’ils sont réellement. A certains moments, ils finissent par croire à leur mensonge, à d’autres, ils en ont conscience. C’est toute l’ambivalence de la pathologie mythomane. Le pervers narcissique est un « comédien né ». Ses mensonges à force d’entraînement sont devenus chez lui une seconde nature.

Sa palette de personnalités, de personnages, d’émotions feintes est étonnante. L’éventail de son jeu d’acteur est infini, sans cesse renouvelé.

Il donne le plus souvent l’image d'une personne parfaitement calme, ne s’énervant jamais.

Le pervers narcissique est le plus souvent doté d’une combativité extrême et d’une capacité de rebond remarquable. Sa mégalomanie, son narcissisme, voire sa paranoïa, renforcent cette combativité. Souvent immensément orgueilleux, voire mégalomane, le pervers narcissique aime gagner, à tout prix, sans fin, et ne peut admettre, une seule fois, de perdre. Il est prêt à tout, même aux coups les plus retors, pour ne jamais perdre. Le pervers est comme un enfant gâté. S’il ne rencontre pas de résistance, il ira toujours plus loin.

A la longue cette tendance, qui peut lui assurer une dynamique du succès pendant un certain temps, devient une addiction. Signe de sa mégalomanie, elle la renforce en retour, et l'amène à ne plus pouvoir tolérer la moindre frustration ou contradiction.

« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! » (Beaumarchais).

Le pervers narcissique a le talent de diffamer sans avoir l’air d'y toucher, prudemment, en donnant l’apparence de l’objectivité et du plus grand sérieux, comme s’il ne faisait que rapporter des paroles qui ne sont pas les siennes. Souvent il ne porte pas d’accusation claire, mais se contente d'allusions voilées, insidieuses. A la longue, il réussira à semer le doute, sans avoir jamais prononcé une phrase qui pourrait le faire tomber sous le coup d’une accusation de diffamation.

Situations cliniques :

• Le déni : «La France n’a jamais commis de génocide», en France, on a rien fait, la collaboration n’a pas existé, donc nous n’avons pas besoin de repentance (et on tue en même temps le Père en détruisant le remarquable travail de mémoire accompli par son prédécesseur).

• La diffamation sans y toucher : «ON égorge des moutons dans les baignoires », le ON anonyme du mépris et du colonialisme.

• Frapper l’autre d’inexistence pour le mépriser et le déstabiliser : je ne regarde pas mon adversaire au cours d’un débat, je dis «elle» en regardant un témoin.

• La jouissance du sous-entendu : « Je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas». Ce qu’on pense tout bas, ce n’est en général pas très beau, et justement, on ne le dit pas. Ou «en France, on ne peut pas dire les choses» : par exemple, les nègres nous emmerdent, foutons les dehors…

• Provoquer la sidération et l’adhésion de l’entourage en le confrontant à l’horreur absolue : par exemple parler longuement du calvaire de la mère de Sohane pour faire passer une loi sur la récidive.

• Etre mégalomane, ne pas supporter le moindre accro à sa propre image : faire virer un grand patron de presse pour avoir été montré sous les traits ridicules du cocu.

• Enfance : venger une mère abandonnée qu’on ne quitte qu’à l’âge de 28 ans.

• Amour de la traîtrise : prendre pour porte-parole celui qui a trahi et calomnié son propre camp…

Mais vous avez sûrement en tête d’autres situations…

Allez, bonne continuation.

Serge Hefez

 

 

¢ J'attends vos impressions sur ce vaste programme... Car dans le fond, ne serions-nous pas tous un peu pervers ?!

 

A bientôt !  

Françoise Boulanger

Par FB-40
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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 02:18

Dépecer les pervers en politique ! Est-ce raisonnable ?

(1ère partie)

 

 

 

 

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Si nous arrivons à tout savoir d’eux, oui. Car il faut comprendre pour agir.

 

Cela peut sans doute s’avérer être une tâche démesurée, voire périlleuse. C’est cependant réalisable.

 

Il nous suffit pour ce faire, non pas de rentrer nous-mêmes dans la peau d’un pervers -cela c’est inutile- mais sans plus de mansuétude qu’il n’en possède lui-même pour ses victimes, de le percer à jour.

 

Réussir à le dépecer en quelque sorte de son masque de perfidie, afin d’annihiler le seul travail qu’il sache faire : celui de destruction.

 

 

Les narcissiques à tendances perverses

 

Attention danger !

 

   

Le pervers, au sens moral, est un être dont l’unique but est d’arriver à satisfaire ses propres besoins, en se servant des autres par tous les moyens possibles et imaginables : Le pervers se construit lui en détruisant l’autre. Le faisant toujours avec la plus grande lucidité. Puisque c’est là sa véritable raison d’être.

 

Description on ne peut plus explicite ! Et pourtant… malgré de nombreuses mises en garde, nous ne cessons de nous laisser tromper et de nous faire duper par de telles personnes. Pourquoi ?

 

¢ Parce que le pervers, bien que complètement dénué d’empathie, est capable de simuler toutes les qualités qu’il veut détruire chez les autres. C’est le plus grand des illusionnistes. Nous ne sommes pour lui que ses marionnettes… ¡

 

Pourquoi donc parler des comportements pervers en politique ?

 

Il semblerait que ce soit parmi les personnes à hauts postes que l’on trouve les plus beaux parangons de ce « mal-agir ».

 

Il ne s’agit naturellement pas de généraliser. Nous devons uniquement nous interroger avec clairvoyance. Nous en tenir principalement aux faits et interpréter les paroles des politiques, leurs discours, leurs décisions ou leurs réactions, avec l’esprit critique nécessaire.

 

Quels sont les caractéristiques de ces comportements pervers ?

 

Il existe un mode de pensée commun du pervers habituel, celui que nous désignons ici comme « pervers » étant en réalité un « narcissique à tendances perverses ».

 

Comment le décrire avec précision ? Commençons par dire ce qu’il n’est pas :

- Ce n’est pas un simple égoïste, égocentrique, enfant gâté ayant oublié de grandir…

- Ce n’est pas le Narcisse primaire de l’enfance ou le Narcisse pathologique* du jeune adulte…

- Ce n’est pas non plus le cynique** incarné par Diogène, qui prônait l’anticonformisme.

- Ce n’est pas du tout le cynique moderne maniant l’ironie mordante, l’humour noir, l’autodérision, pour une communication rebelle et percutante.

- Et ce n’est pas le véritable mégalomane***, au délire quelque peu sympathique.

- En définitive, ce n’est pas non plus un paranoïaque****, au sens psychiatrique du terme.

 

Non le vrai pervers -le narcissique à tendances perverses- n’a qu’une seule et unique préoccupation : lui-même ; et considère l’autre personne, toutes les autres personnes, comme étant quantités négligeables. Il est prêt à tout pour parvenir à ses fins. C'est-à-dire qu’aucun moyen ne sera jamais exclu.

 

Voici donc la caractéristique primordiale du pervers, de laquelle tout son comportement abject dépend :

¢ La légitimité de l’existence des autres est niée.

Eux qui ne sont là, sur terre, que pour servir de faire-valoir au pervers.

 

Choses et gens appartiennent donc au pervers.

 

Voici ce qu’il croit et ce qu’il pratique

 

- Il se pense génial et au dessus du lot : il n’a que mépris pour ceux qui ne pensent pas comme lui et…le même mépris pour ceux qui l’admirent.

- Il est persuadé que tous les autres ne peuvent pas ne pas l’admirer.

- Il se sert constamment des autres pour obtenir ce qu’il veut, ce à quoi il a droit : il est prêt à simuler tous les sentiments qui lui semblent opportuns, alors même qu’il est parfaitement incapable de ressentir la moindre souffrance ou un réel amour !

- Il s’arrange toujours pour que sa victime se sente coupable afin qu’elle n’ait aucun désir d’indépendance : il trouvera toujours pour cela la seule faiblesse ou la seule faille de sa victime et ne montrera jamais les qualités qu’il envie pourtant, puisque ne les possédant pas lui-même.

- Il n’a jamais le moindre regret ou le moindre remord, puisque ce n’est pas de sa faute si les autres sont à ce point stupides : il ment constamment mais s’arrange pour mélanger invariablement une part de vérité, de sincérité à ses artifices pour donner l’apparence de la franchise.

- Même pris en flagrant délit de mensonge ou de malversation il n’admet pas le moindre reproche ou la moindre réflexion, niant tout avec un aplomb déconcertant ou trouvant toujours une justification.

- Il fait des promesses qu’il sait ne pas pouvoir tenir puisque les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

- Il veut que toutes les personnes, ses victimes, le remercient pour tout ce qu’il fait pour elles.

- Il considère que c’est un honneur qu’il leur fait de s’occuper d’elles et que sans lui, elles ne seraient rien.

- Il se vante toujours de ses succès.

- En cas de frustration, de refus, de résistance à l’un de ses désirs ou projets, il se met dans une colère terrible, ne perdant que rarement son sang froid.

- Sa vengeance sera alors impitoyable, implacable ; il l’accomplira avec une rage inflexible, une détermination mobilisant toute son énergie et ses réserves de raisonnement.

- Lorsqu’il veut porter tort à une personne, la diffamer, il s’arrange pour ne faire que des allusions déguisées ou le fait de préférence par personnes interposées, jamais de face sauf lorsqu’il veut déstabiliser par un coup d’éclat.

- Il se sert des groupes minoritaires soit pour les stigmatiser, les désignant comme bouc(s) émissaire(s) à un autre groupe dont il veut s’assurer l’allégeance, soit en les flattant de façon démagogique et ainsi anesthésier les esprits les plus fragiles.

- Il divise toujours avec délectation pour obtenir une satisfaction immédiate, procédant pour cela à de la rétention ou de la manipulation d’informations des plus subtiles.

- Et malgré tout, lorsqu’il arrive un problème à un de ses proches, il est triste ! Mais ne vous faites aucune illusion : le pervers n’a en réalité de la peine que pour lui-même.

 

En conclusion

 

Le jeu pervers a pour but de dépouiller le sujet de sa dignité.

 

Les pervers, les narcissiques à tendance perverses, sont tout à fait incapables de douter d’eux-mêmes ou de se remettre en question et n’ont absolument jamais de problème de conscience.

 

Ils sont froids et calculateurs, totalement indifférents à la souffrance d’autrui.

 

Mais tout en étant démunis de sentiments humains, ils simuleront le fait d’être emplis, en apparence, de bons sentiments et d’une sincère empathie pour autrui. Ce sont des manipulateurs.

 

Ils n’ont de cesse d’assouvir leur dessein de revanche, de vengeance envers tous ceux qui se mettent en travers de leur chemin ou qui sont susceptibles de contrarier leurs désirs, leur soif inextinguible de puissance et d’autorité.

 

 

Conduite à tenir

 

Certains n’ont malheureusement eu qu’un seul tort dans leur existence : celui d’avoir croisé la vie d’un pervers.

 

A- Dans le domaine privé, de l’avis de tous les spécialistes, le seul remède pour se protéger d’un pervers est la fuite. L’éloignement. Tant les manœuvres d’un pervers peuvent aller jusqu’à la mort de sa victime. On ne peut pas démasquer une telle personne, qui ne se remettra jamais en question et que l’on ne peut donc jamais soigner, jamais guérir. Et malheureusement rarement punir.

Le drame pour la victime est qu’il lui faut la reconnaissance et l’appui de son entourage ; résultat qu’elle n’obtient jamais malgré tous les efforts désespérés qu’elle déploie courageusement. Les proches d’un pervers privé étant eux-mêmes manipulés tels des objets, ils sont en effet incapables de prendre en compte une souffrance qui n’est pas la leur.

 

B- Dans le domaine professionnel, c’est différent. Pour se défendre d’un tel individu, il est vivement recommandé de réunir toutes les preuves parvenant à le confondre. Rassembler pour cela tous les témoignages de collègues possibles, enregistrements, écrits de toutes sortes, plannings. Tout doit être fait pour amener le pervers devant un tribunal, où il pourra être jugé d’après les faits. La victime pourra alors avoir un dédommagement de la violence exercée sur elle. Une reconnaissance de ce qu’elle a subie.

 

C- Dans le monde politique, pour contrer les quelques individus pervers conduisant inexorablement notre civilisation à sa perte, il nous faut employer les mêmes procédés que ceux du secteur professionnel. Méthodiquement. Inlassablement et habilement.

 

- Que nos députés intègres proposent pour cela de nouvelles dispositions, de nouveaux amendements aux lois existantes sur ce sujet.

- Qu’ils fassent adopter, de toute urgence, la proposition de Corinne Lepage sur le délit de rétention d’informations.

- Qu’ils imaginent de nouveaux moyens de veille médiatique.

- Que la liberté d’expression soit bien plus qu’un simple vœu.

- Que la fonction de la présidence de la république ne bénéficie plus de l’impunité inconditionnelle.

- Que la présidence de la république devienne collégiale par exemple.

- Ou que le peuple français lui-même choisisse un haut comité de surveillance de l’exécutif...

 

Tout. Absolument tout est possible et améliorable. L’intelligence collective est notre plus grande force.

 

Avons-nous vraiment besoin d‘une révolution pour faire de la politique autrement ?!

 

Ne serions-nous pas « les automoteurs » dont parle un certain François Bayrou ?

Puisqu’il nous manque encore une petite étincelle pour redémarrer, prenons-la tout simplement chez nous !

 

A bientôt !  

Françoise Boulanger

 

 

Par FB-40
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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /Nov /2008 18:08

Le Canard à l’Orange des Landes chante A.Ï.D.A.




 

 

 

 

Vous vous demandez certainement ce que je manigance avec ce titre complètement hors propos pour les démocrates que vous êtes peut-être… Détrompez-vous, chers amis, je ne veux que votre bien et vous tirerez profit -j’en suis sûr- de ce que je vais vous « révéler » ci-dessous.

 

Aida est un opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi, créé le 24 décembre 1871 au Caire, sur un livret d'Antonio Ghislanzoni. L'histoire se passe au temps des pharaons et met en scène l'intrigue amoureuse entre une esclave éthiopienne (Aïda) et un soldat égyptien (Radamès), contrariée par le conflit armé opposant leurs deux peuples.

Personnages :

 

STOP !!!!

Je sens que vous alliez zapper et vous condamner ainsi à ne pas lire ce qui suit… Je vous entends aussi vous dire : Il ne se la pèterait pas un peu ce Canard-là ?!

 

A dire vrai si ! J’aime bien me faire remarquer et je cherche par tous les moyens à ce que vous me lisiez de plus en plus nombreux… Ne me dites pas que ce n’est pas votre visée à vous aussi chers angoissés de l’audiblog !

 

Car en réalité ce que je voudrais vous dire c’est qu’en publicité, AIDA est tout autre chose que ce bel opéra !

 

A I D A est l'acronyme* anglais des 4 mots :

Attention, Interest, Desire, Action.

 

Ce qui donne (quelle chance !) la même chose en français :

Attention, Intérêt, Désir, Action.

 

Utilisé dans le domaine de la publicité, ce sigle mnémotechnique** exprime synthétiquement le rôle que doit jouer la publicité, en 4 étapes fondamentales :

1- Capter l'Attention

2- Créer l'Intérêt

3- Susciter le Désir

4- Et enfin, provoquer l'Action

 

Si je vous en parle ici c’est que nous autres « blogueurs enthousiastes de la toile démocrate », essayons furieusement d’attirer l’attention des uns et des autres.

 

Quelquefois tous nos efforts ne font que récolter la plus belle des indifférences et nous ressentons alors un cruel sentiment d’injustice ! (Tous des ingrats…)

 

Pour vous aider, juste ce sigle qui vous permettra de mieux préparer vos bons coups.

 

Je me suis posé pour vous des questions adaptées ( ?!!) à nos préoccupations de bons blogueurs. Celles que nous devrions nous poser régulièrement d’après les spécialistes en marketing. (Ben voyons !)

 

Ai-je bien soigné mon titre ?

Il est celui qui va je l’espère attirer l’attention. Sur un sujet donné, d’actualité ou pas. Par un mot accrocheur dans son originalité ou sa provocation. Un mot parmi les tags populaires. Ou un mot inhabituel. Une phrase contradictoire qui intrigue…

Le titre est donc essentiel. Il doit pouvoir soit résumer le sujet, soit déclencher la curiosité du plus grand nombre de personnes ciblées, soit, pourquoi pas, ne s’adresser qu’à une seule personne si tel était alors mon objectif du moment.

Le but ultime étant d’abord de faire cliquer sur mon site !

 

La présentation de mon site est-elle plaisante ?

Il faut que la première impression soit la bonne. C'est-à-dire empêcher que mon visiteur s’en retourne trop vite, voire se volatilise dès le seuil…

Un chargement rapide : Incontournable. Un bandeau d’accueil agréable, esthétique, ou pas d’ailleurs, suivant le ton que je veux donner : style romantique, journalistique, rebelle, flamboyant, marginal, professoral etc.

Que l’on me reconnaisse immédiatement en tous les cas.

Une image d’illustration en tête ou en fin de l’article. Une mise en page claire. Pas (trop) de fautes d’orthographe. Evidemment. Plutôt court. Facile ! Quoi que ? Pas trop long. Là trop dur !

Une disposition claire et intuitive des articles, des pages ou des liens. Comment, en fait, donner le maximum de renseignements utiles en un minimum de place ?

 

            Le contenu est-il intéressant ?

Correspond-il à ce que je veux faire passer comme message ? Mon lecteur a commencé un article… va-t-il aller jusqu’au bout ? Le sujet lui est-il utile en définitive ?

Mon style humoristique est-il bien perçu comme tel ? Mes messages savants ne sont-ils pas trop prétentieux ? L’accumulation d’informations n’est-elle pas trop entêtante ? Mes affirmations ne sont-elles pas dangereuses ? (Pour moi bien-entendu, parce que les autres je m’en fous !)

Pourquoi n’ai-je jamais de commentaires ? Ou pourquoi pas mal sur certains articles, ce que je ne prévoyais pas, et pas du tout sur celui qui pour moi a de l’importance ? Comment en remettre une couche ?!

Mon lecteur a-t-il envie de me connaître moi, de voir ma présentation ? D’en savoir plus sur mes convictions, mes objectifs entre autres ? Me faire reconnaître parmi les militants actifs par exemple. Ou parmi les agitateurs…

Aura-t-il envie de lire tous mes articles depuis le début du blog ?

Mon but étant de faire en sorte que mes liseurs reviennent, si possible quotidiennement. Les fidéliser.

 

            Que faire pour obliger mes lecteurs à revenir ?

Faire des articles tous les jours. Au contraire, les faire rares mais percutants ! Ai-je été assez convaincant ?

Aller les chercher sur les autres blogs, allant moi-même en lire le plus grand nombre. Laisser des commentaires, dès que je peux, pour en retour en récolter moi-aussi.

Me faire recenser dans plusieurs groupes.

Faire des actions d’éclat, pourquoi pas, de temps en temps ?! Annoncer ma démission et ne pas le faire. Ou le faire véritablement mais continuer à écrire !

Fermer mon blog sur un coup de tête et en ouvrir un autre sous un pseudo-pseudo plus que louche mais fort mystérieux…

Me faire passer pour un révolutionnaire alors que je suis le plus sensible des êtres. Pour l’idiot du coin alors que je suis, qui sait, le plus subtil des manipulateurs ?!

Ou simplement être normal mais opiniâtre. Bon blogueur. Tranquille quoi… comme on dit chez nous.

 

Tout est bon pour faire parler de moi soi sur les blogs ! Et c’est encore mieux de ne pas me se prendre trop au sérieux dans la blogosphère démocrate. Alors bloguez-vous bien !

 

Je vais du reste, à tire d’aile, aller le cancaner sur tous les toits :

 

                                A I D A     ♫♪♫

A I D A     ♫♪♫

 

 

 

 

* Pour en savoir plus sur les acronymes…

http://fr.wikipedia.org/wiki/Acronyme

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9tronymie

 

** … et sur les techniques mnémotechniques

http://cf.geocities.com/jeanreve05/mnemo/mnemo.html

 

 

Par FB-40
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Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 10:26

Les Compagnons du Devoir… une organisation exemplaire ?!

 

 

blason1700

 

Ce matin je voudrais vous faire découvrir -ou connaître mieux- cette immense organisation qu’est le Compagnonnage.

 

(Il se trouve que l’un de mes enfants est Compagnon et enseigne depuis quelques années la métallerie et la serrurerie. J’avoue que j’en suis très fière.)

 

La particularité de cette association est d’être l’héritière des savoirs et savoir-faire transmis depuis le XII° siècle, lors de la construction des cathédrales.

 

Un fonctionnement manifestement salué pour les valeurs qui y sont mises à l’honneur : respect de l’homme et amour du travail bien fait.

 

* * *

 

L’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir du Tour de France (AOCDTF) a été créée en 1941

 

Qui sommes-nous ?

 

Nous sommes des hommes de métier groupés en une association de type loi 1901, reconnue d’utilité publique ; c’est-à-dire que nous sommes reconnus capables de nous mobiliser pour une cause d’intérêt général : celle du devenir des jeunes et des métiers.

 

Depuis des siècles, notre succès tient à notre volonté de confronter jeunes et anciens, néophytes et experts, salariés et employeurs, hommes itinérants et sédentaires.

 

Ces rencontres sont une source de richesses incomparables et constituent les bases du Compagnonnage du Devoir.

 

 

Nos objectifs

 

… pour les jeunes sans qualification

Nous les  aidons à trouver leur voie professionnelle, les préparons par l’apprentissage aux examens des métiers et faisons naître chez eux le goût d’apprendre.

Après cette première qualification, ils peuvent, s’ils le souhaitent, devenir Compagnon du Devoir.

 

… pour les jeunes déjà qualifiés

Nous leur proposons un épanouissement  personnel et une ascension sociale, basés sur la transmission des connaissances, la rencontre et la mobilité : le « Tour de France », ouvert aux cinq continents, qui permet de devenir « Compagnon du Devoir »

 

… pour les professionnels

Nous accompagnons leur développement en leur proposant des solutions adaptées à leurs besoins : placement d’apprentis motivés et de professionnels compétents, qualification et spécialisation des salariés, publication d’études techniques, conférences, colloques, recherche et mémoire.

 

 

C'est quoi, un Compagnon ?

 

Etre Compagnon, c’est considérer le travail non pas comme une fin en soi, mais comme un moyen de se découvrir et de s’épanouir.

 

L’essentiel de cette philosophie tient dans quelques préceptes simples :

- transmettre son savoir-faire,

- être volontaire, droit et fidèle dans ses engagements,

- être capable de se remettre en cause,

- avoir un goût marqué pour la liberté d’entreprendre et de penser.

 

Au-delà d’un savoir-faire, c’est donc un véritable savoir être que les Compagnons proposent aux jeunes pour réussir leur vie.

« Apprendre un métier, c’est bien ; réussir sa vie, c’est mieux ! »

 

 

Nos métiers

 

- Boulanger

- Carrossier constructeur

- Charpentier constructeur bois

- Chaudronnier

- Cordonnier bottier

- Couvreur

- Ebéniste

- Electricien

- Forgeron

- Jardinier paysagiste

- Maçon

- Maréchal ferrant

- Maroquinier

- Mécanicien

- Mécanicien de précision

- Menuisier

- Métallier

- Pâtissier

 

 

Les instituts supérieurs

 

Depuis 1988, l'Association ouvrière des Compagnons du Devoir du Tour de France se dote progressivement de structures spécifiques aux métiers.

L'objectif des Compagnons du Devoir est de créer progressivement un institut pour chacun des métiers du Compagnonnage du Devoir.

 

« Rencontre », « Recherche », « Mémoire » et « Formation » sont les maîtres mots de ces structures spécialisées.

 

- Charpente et construction bois : institut-charpente.com

- Métal dans le bâtiment : institut-metal.com

- Maréchalerie : institut-marechalerie.com

- Métiers du plâtre : institut-platre.com

- Couverture : institut-couverture.com

- Génie climatique et sanitaire : institut-genieclimatique-sanitaire.com

- Taille de pierre : institut-de-la-pierre.com

- Boulangerie-pâtisserie : institut-metiers-du-gout.com

 

Mais aussi :

- L'Institut des Métiers de la Carrosserie :

06 24 98 70 99 - imc@compagnons-du-devoir.com

- L'Institut de la Maçonnerie :

01 44 78 22 50 - imm@compagnons-du-devoir.com

- L'Institut de la Menuiserie-Ebénisterie :

01 44 78 22 50 - iemae@compagnons-du-devoir.com

- L'Institut des Matériaux Souples :

06 03 75 37 85 - ims@compagnons-du-devoir.com

- L'Institut des Métiers de la Mécanique de Précision et de l'Outillage :

03 26 02 90 31 - immpo@compagnons-du-devoir.com

- L'Institut des Métiers de la Chaudronnerie et de la Tuyauterie Industrielle :

03 20 72 53 07 - imcti@compagnons-du-devoir.com

 

Pour en savoir plus

 

http://www.compagnons-du-devoir.com

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnons_du_Devoir

 

 

* * *

 

La crise économique actuelle ne pourrait-elle pas nous donner l’opportunité d’une sérieuse prise de conscience ?

 

Réaliser soudainement que nous avons sous nos yeux des institutions existantes réellement viables. Des fonctionnements humanistes ayant fait leur preuve depuis des centaines d’années !

 

Une organisation exemplaire qui ne demande qu’à être copiée et suivie sans modération.

 

A bientôt !

 

Françoise Boulanger

 

Par FB-40
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 00:47

L’âne et le puits !




chevaux-Platon-N-B-3.jpg 

 
Hier soir, ma sœur Anne* m’a fait suivre une jolie petite histoire, une petite fable digne de La Fontaine. Séduite par l'exploit (et a
près en avoir remanié le texte à ma façon), je ne résiste pas au plaisir de vous la laisser méditer...

 

 

Un jour, l'âne d'un fermier tomba dans un puits...

 

L'animal gémissait pitoyablement depuis des heures,
Et le fermier se lamentait de son sort.
Il décréta que le baudet était bien vieux,
Et que le puits devait disparaître de toute manière.

Aussi décida-t-il que ce ne serait pas avantageux
Pour lui de s’encombrer d’un tel bourricot.
En conséquence, il convia tous ses voisins à venir le secourir.
Chacun se saisit d’une pelle et entreprit d’ensevelir le puits.

 

L'âne sentant alors ce qui allait advenir de lui,
Se mit à brailler épouvantablement.
Puis, à l’étonnement de tous,
Il se tut dès les premières volées de glaise.

 

Quelques instants plus tard,
Alors que la fosse commençait à se combler en silence,
Le fermier jeta un regard intrigué vers le fond du puits
Et ce qu’il y vit ne manqua pas de l’ébahir !

 

A chaque pelletée s’abattant sur lui,
L'âne faisait en effet quelque chose de stupéfiant.
De quelques secousses habiles, il ôtait la terre de son dos
Et montait calmement sur le sol reconstitué sous lui.

 

Impitoyables, le fermier et ses voisins
Achevèrent leur tâche de fossoyeurs :
Têtu, l’âne poursuivit son ascension.
Il fit bien.
Il sortit soudain du puits et se mit à trotter fièrement !

 

Moralité

La vie essaye souvent de nous engloutir
Sous toutes sortes de déchets,
De nous submerger d’épreuves ou
De nous ensevelir de problèmes.

 

Pour remonter, pour avancer, pour sortir du creux,
Il suffit parfois juste de bouger et de nous secouer.
 


A bientôt !

Françoise Boulanger

 

  

* A défaut de vous trouver un âne... l'image de ce billet est une aquarelle de ma petite soeur, l'artiste landaise Anne Larose, qui me l'avait réalisée en illustration de "l'Attelage de Platon".

 

Voici d'ailleurs ce que j'ai inscrit au verso de mes cartes de visite :


Platon compare l'âme humaine à un
Bel attelage de deux chevaux : tandis que
L'un s'élance dans la fougue et la passion,
L'autre modère et maîtrise cette impétuosité.
 

 

Par FB-40
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 13:52

Hier est arrivé le beau Jolais nouveau...

 

Moi le Canard toujours gai commme un pinson, j'avais vraiment envie de me rincer la dalle, vous pensez bien !

 

Mais impossible de lever mon verre à votre santé tout seul et comme j'ai aussi la D.A.L.  je vous invite à visiter le site de Dax.

 

Y faire un petit tour à vélo pour accompagner la caravane des vrais généreux, des vrais gens. Des vivants tout bonnement !

 

Pas besoin de faire grève... Grève de quoi d'ailleurs ? De la faim ? Vous me faites bien marrer.

 

De toute façon tout le monde va bientôt mourir de rire : il suffit de se mettre un miroir devant le nez et de se regarder...

 

 

 

Par FB-40
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 10:25

Abattre l’édifice pseudo démocrate ? Et pourquoi pas ?!

Construire la maison Ö

 


Ce matin j’ai écouté l’interview de Ségolène Royal par Jean-Jacques Bourdin sur BFM-TV/RMC et j’ai été surprise d’entendre « Oui je compte faire une direction collégiale ». Ségolène parlant de la direction de son Parti bien entendu.

Ne serait-ce pas exactement reprendre le fonctionnement imaginé par François Bayrou pour le Mouvement Démocrate ?!

 

Quelle victoire -car c’en est une- de constater que les bonnes idées sont toujours imitées !

 

Je me suis fait ensuite la réflexion que la dernière campagne des présidentielles aux Etats-Unis a mis en lice les présidents potentiels naturellement mais aussi leurs vice-présidents ! L’on sait l’influence décisive que peut porter la personnalité de cette seconde personne. Si Sarah Palin avait été autre, John McCain aurait-il échoué de la sorte ? Il est vraisemblable que Barack Obama a pu l’emporter grâce à son charisme certes, mais plus sûrement sur l’image improbable représentée par le couple adverse…

La « seconde personne » est le garant d’une unité de gouvernance future. L’assurance d’une conduite politique interne cohérente.

 

Je pose moi la question : « Qu’elle est la situation en France concernant la gouvernance actuelle ? »

 

Le président, Nicolas Sarkozy, a été élu pour sa propre personne (ses promesses si rutilantes...) et non pour son premier ministre, que l’on ne connaissait pas encore. Or, ce premier ministre peut être « changé », permuté à tout moment, suivant le « bon vouloir » du chef de l’Etat. Ses humeurs changeantes aussi bien que l’influence de tierces personnes parfaitement ignorées, elles, des électeurs.

 

Ce principe de gouvernance est ici tout à fait déloyal. Il permet à une seule personne de décider de la vie de tout un pays selon ses seuls critères.

 

C’est un pouvoir ni plus ni moins dictatorial. L’humain ne peut s’y développer, s’y épanouir. Ce n’est pas une démocratie.

 

Peut-on imaginer un seul instant un peuple se satisfaisant unanimement d’une personne unique ? D’une personne proclamant arbitrairement que l’argent est devenu, grâce à lui, le « maître-étalon » de toute orientation mondiale future ?!

 

Le danger est grand de voir se reproduire les situations dramatiques du passé ! Nous devons oser aborder un changement décisif. Courageux et raisonnable.

 

Qui empêche de décider d’un gouvernement collégial ?

Pourquoi le peuple français ne pourrait-il pas voter pour une équipe gouvernementale sans (mauvaise) surprise ?

 

Choisir un président et ses vice-présidents. Un président et ses ministres : Le peuple français dirigera enfin la France !


A bientôt. 

Françoise Boulanger
Adhérente réactive

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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 20:19

Oser demander ?


Aujourd’hui c’est décidé, je dis tout...

Tout ? Oui tout ce que je ressens depuis les dernières élections du 27 septembre dernier au Mouvement Démocrate des Landes (voir mon article ce jour-là).

Je veux être dans la transparence et me décharger de mes interrogations une bonne fois pour toute.

 

Ce n’est pas toujours facile de dire la vérité.

Il y a le risque de se tromper. D’être complètement à côté de la plaque ! Ou de blesser quelqu’un. Car ce qui soulage l’un d’une rancœur, peut alourdir l’autre de ressentiment bien plus douloureux.

 

Par ailleurs, garder le silence sur une situation peu claire peut amener des interprétations désastreuses. Pour notre Mouvement, pour tous ceux qui ont fait confiance à François Bayrou et qui espèrent former avec lui un parti dynamique et respectueux.

 

Que faire ?! J’avoue que j’ai longuement hésité et je me suis interrogée durant des semaines.

 

Et ce matin je me suis décidée. Alors voilà, j’ai téléphoné au siège ! Et j’ai eu Stéphane Therou au bout du fil.

Stéphane est chargé du secrétariat du CCC. Le Comité de Contrôle et de Conciliation. Je voudrais déjà vous confier que l’accueil a été particulièrement chaleureux au standard. J’ai surtout trouvé une écoute bienveillante auprès de Stéphane Therou. Merci à lui pour son attitude bien réconfortante.

 

Voici la question que je lui ai posée :

« Comment se fait-il que la liste du Conseil Départemental des Landes comptait 33 membres pour qui les électeurs ont bel et bien voté mais que le CCC n’ait validé que 25 personnes ? Que deviennent les 8 personnes qui sont persuadées faire partie du Conseil mais qui n’ont pas été officiellement reconnus par le siège ? »

 

Stéphane Therou m’a expliqué qu’en fait le CCC a décidé de ne valider que les listes respectant la parité. Mais que les 8 hommes « EN PLUS » peuvent sans problème assister aux réunions du Conseil Départemental. Ils sont donc acceptés malgré tout dans ce Conseil.

 

Je lui ai ensuite expliqué ma situation et donc exposé mon étonnement de ne pas avoir été prise sur la liste unique à laquelle on m’avait pourtant proposé de me joindre, ce qui aurait permis de faire augmenter la parité de deux personnes supplémentaires.

 

Stéphane Therou m’a assuré que je pouvais personnellement faire une saisine du CCC mais m’a confirmé qu’il me fallait bien pour cela le soutien de 20 membres de mon département !

 

Gros problème :

N’ayant pas fait partie de la commission électorale je n’ai pas la liste de tous les adhérents.

Je ne veux absolument pas faire ce que je dénonce, c'est-à-dire ne pas respecter les règles éthiques d’un parti politique démocrate honnête.

Cela signifie que même si j’ai des noms, des adresses en ma possession, je ne peux pas les utiliser si elles ne m’ont pas été données par les personnes elles-mêmes.

 

J’ai environ une « liste légale » d’une cinquantaine de personnes, qui me connaissent bien. Sera-ce suffisant pour trouver 20 membres landais ? Je ne pense pas, tant la personne qui m’a contrée (pour l'instant c'est ce que je prétends...) a pu donner des éléments déformant la vérité et venant donc me porter tort.

 

Je n’ai que mon blog comme moyen de contact. Je lance donc un appel.

Si des membres du Modem des Landes me lisent ici et souhaitent me soutenir pour cette démarche, pourraient-ils me joindre à l’adresse précisée ci-dessus ?

 

La véritable raison de ma démarche :

Je rajoute qu’à ma connaissance 4 autres personnes ont également été évincées et que je suis maintenant persuadée que le CCC aurait certainement accepté une liste passant de 33 à 37 ou 38 pour 330 membres dans le département.

 

C’est uniquement pour elles que je veux faire une saisine auprès du CCC.

Elles ne méritent aucunement d’avoir été délaissées sur le seul tort de m’avoir fait confiance !

 

Si mes prises de position ont pu faire que je sois « indésirable », que je contrarie le plan de carrière de certains, soit. Je l’accepterai même avec philosophie… Puisque je peux toujours m'exprimer comme je le fais en ce moment, en toute liberté.

Par contre je veux me battre pour que ces 4 hommes fassent également partie de la liste départementale landaise.

Je connais leur loyauté envers François Bayrou, leur détermination et je veux donc leur témoigner mon amitié. Ce sera aussi ma façon de leur présenter mes excuses si mes interventions ont pu leur occasionner cette mise à l’écart.

 

Pourrais-je faire cette saisine ? Je l’espère de tout cœur.

 

Voilà, ce soir j’ai tout dit et je vous assure que ça fait du bien !

 

A bientôt.

 

Françoise Boulanger

Adhérente réactive

 

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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 18:56

Aujourd’hui 13 novembre : Journée mondiale de la gentillesse !

 

 

Mais oui ce n’est pas une gentille blague, c’est très sérieux, il existe bien une journée consacrée à la gentillesse.

 

Vous savez comme ce thème me tient à cœur…

Alors je suis vraiment ravie et j’ai passé une très bonne journée. Je me suis attardée à penser à des petits gestes que j’avais reçus ou pu faire moi-même.

 

Je me demande pourquoi la plupart du temps nous nous efforçons presque d’être agressifs. Après tout ce n’est pas si difficile d’être sympa puisque l’on en retire mille avantages en retour. A commencer par celui d’une vie quotidienne plus saine, plus sereine.

 

 

Je vous mets le lien d’un papier fait sur ce thème ce jour dans Le Parisien

par Florence Deguen

 

 

http://www.leparisien.fr/societe/osez-la-gentillesse-13-11-2008-308398.php
 

Elle y parle d’un livre devenue best-seller il y a quelque temps en Suède :

 

 

« L’art d’être bon »

 

Thomas D'ANSEMBOURG

Stefan EINHORN

Traduit par Christine LEFRANC

 

Octobre 2008

Belfond Etranger - L'Esprit d'Ouverture

17,50 € - 228 p.

 

 

À mille lieues des clichés et du discours moraliste habituel, un aperçu inédit de la bonté. Un best-seller vendu à 200 000 exemplaires en Suède et traduit dans quinze pays, écrit par un médecin aux qualités humaines et au parcours professionnel remarquables.

 

Présentation du livre

Stefan Einhorn adopte un parti provocant : et si la bonté, loin d'être un aveu de faiblesse ou de niaiserie, nous apportait non seulement le bonheur, mais aussi le succès dans notre vie quotidienne ?

À travers les témoignages de ses patients et de ses proches, puisant dans les dernières études des scientifiques et des sociologues, Stefan Einhorn nous démontre qu'être bon est bénéfique pour le moral, réduit le stress, préserve de l'anxiété et de la dépression, renforce nos défenses immunitaires, nous rend plus efficaces dans notre travail, plus affirmés dans nos relations.

 

Enfin un livre qui dit la nécessité urgente de la bonté, de l'empathie, du courage, comme un nouvel art de vivre. Après l'intelligence émotionnelle du psychologue américain Daniel Goleman, voici l'intelligence éthique, celle qui soigne le corps, apaise l'esprit, et nous aide à réussir notre vie.

 

Le livre dans la presse

« À l'opposé des préceptes impitoyables du Diable s'habille en Prada, Stefan Einhorn prône la bonté comme une clef du succès. »

The Observer

 

« L'Art d'être bon, de Stefan Einhorn, est le livre de l'année. Ce médecin cancérologue de quarante ans décrit avec un grand bon sens la liberté qu'on ressent à abandonner les conflits et l'amertume pour une vie pleine et épanouie. Il montre également en quoi la bonté est la stratégie la plus habile dans la vie, parce que c'est en s'occupant des autres qu'on se fait du bien à soi-même. L'Art d'être bon est vraiment un livre excellent. »

Aftonbladet

 

« Ce livre est truffé de bonnes idées, notamment dans son analyse des conflits, de l'agressivité, de ce qui rend les individus aigris. Beaucoup d'éléments fournissent une matière de réflexion passionnante. L'Art d'être bon est d'une lecture aisée et vivante, et fait écho à des expériences qui nous sont proches. À déguster lentement en réfléchissant aux évènements qu'on a soi-même vécus. »

Norra Västerbotten

 

 

Je me demande si je ne vais pas tout simplement me l’acheter.

 

A bientôt.

 

Françoise Boulanger

 

 

 

Par FB-40
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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 10:03

Cassandre et François Bayrou (2)

 

Discours-FB-gros-plan.jpg


Avant-hier je vous parlais de profils atypiques et sans doute vous êtes-vous demandé à quoi je voulais en venir avec mon syndrome de Cassandre…

 

 

5- Revenons donc à François Bayrou :

 

Je suis persuadée que le président du Mouvement Démocrate est effectivement ce fameux « adulte HP », l’homme « différent » décrit précédemment.

 

Sans conteste, Nicolas Sarkozy est également un surdoué. A sa manière. Tout comme Ségolène Royal. Chacun avec un style bien différent. Promesses de papiers brillants pour l’un et  serments d’envolées gracieuses pour l’autre.

N’avez-vous pas remarqué cependant que Nicolas a déjà copié une bonne partie du programme de François et des autres, tandis que Ségolène, elle, aimerait visiblement rejoindre le MoDem (ou l’attirer…) dès maintenant !

 

La vérité est qu’aucun des  deux n’est visionnaire comme l’est François Bayrou ! Le visionnaire dont tous les Français ont réellement besoin.

 

Alors pourquoi François Bayrou a-t-il été abandonné si brutalement par certains de ses lieutenants après son échec des Présidentielles ?

Pourquoi a-t-il tant de mal parfois à rassembler une immense équipe soudée et dynamique autour de lui ?

Une équipe ouverte à tous les adhérents, « anciens présents » et « nouveaux arrivants » réunis dans son projet, dans la même forme de raisonnement ?

 

Je pense que, ce que François Bayrou a de plus que les autres politiques actuels, c’est une éthique particulièrement exceptionnelle.

Et c’est là son point faible !

 

Paradoxalement, parce que son intelligence supérieure lui a donné cette qualité de « bonté innée », cela ne lui permet pas toujours de « voir » les vilenies qui se trament autour de lui, directement sous ses yeux !

 

Il fait tellement confiance à des hommes et des femmes avec « ses critères à lui », qu’il ne voit pas forcément venir les trahisons en préparation.

 

Pour augmenter la difficulté, outre sa bonté naturelle*, d’autres particularités de son caractère peuvent curieusement être un frein à une bonne communication.

*De cela je peux personnellement en témoigner pour l’avoir surpris en flagrant « délit de bienveillance ». Cela n’était en aucun cas de la comédie.

 

En fait François Bayrou, à cause de son intelligence performante, qu’il trouve lui tout à fait normale, est incapable quelquefois de comprendre que les autres ne puissent pas forcément tout saisir comme lui.

Tel un joueur d’échec il voit très loin en avant et perçoit parfaitement l’objectif à atteindre. But qu’il s’est défini avec des moyens bien précis à mettre en œuvre. Une vision très affinée de son projet, dans le moindre de ses détails.

 

Il « sait » détenir la vérité.

 

Le gros problème est là : François Bayrou croit que sa vérité ne peut être que spontanément « perçue comme telle » par tout le monde. Il pense que l’on ne peut que le suivre. Sans aucune hésitation, sans le moindre doute.

 

Il pense qu’il est le seul à détenir les bons moyens. Parce qu’il pense que tout le monde ne peut que penser comme lui…

Vous me suivez ?! ;-)

 

Manquerait-il d’une certaine empathie* finalement ?

Pour lui-même, peut-être !

Et c’est là que ses collaborateurs interviennent !

 

*L’empathie est la capacité à savoir se mettre à la place des autres. Non pas à prendre en charge les problèmes des autres jusqu’à en être alourdi et paralysé, mais plutôt à les comprendre suffisamment pour en déceler leurs véritables attentes. Trouver à tous les coups la réponse adéquate à donner. A la demande, au besoin.

 

Être capable d’imaginer une solution pour tous, François Bayrou sait manifestement le faire avec talent.

Mais pour lui-même ? Pas toujours…

 

Car chez l’adulte HP, il y a aussi quelquefois cette susceptibilité particulière, cette fierté, cet amour-propre issu d’incompréhensions accumulées au fil des années. Il ne saurait être question d’être conseillé, guidé par un tiers : « Lui seul détenant la vérité il ne peut recevoir de leçons d’autres personnes ! »

 

Je crois que l’unique argument à donner à François Bayrou et à ses détracteurs est celui-ci : En 2007, des milliers de personnes se sont mobilisées en masse pour lui venir en aide, lui apporter leur soutien. Ces personnes, pour la plupart, n’ont jamais fait de politique mais se sont enfin senties concernées.

 

Concernées uniquement par lui.

 

N’a-t-il pas réussi lui, le premier, l’an dernier en France, ce qu’a obtenu ces jours-ci Barack Obama aux Etats-Unis ?! C'est-à-dire provoquer un bel élan massif et généreux lors de nos dernières présidentielles. (Il a d’ailleurs été démontré par la suite, lors de plusieurs études de brillants chercheurs politologues, que si le mode de scrutin avait été différent, François Bayrou serait actuellement notre Président de la République française.)

 

Comment en effet pourrait-il ignorer ces milliers de personnes ?!

Peut-on -une seule seconde- admettre qu’il refuserait encore de voir que ce sont justement les plus fidèles, les plus sincères de ses « supporters », de ses militants ?!

 

Non c’est impossible.

 

Il sait bien qu’elles sont, comme lui, juste un peu plus sensées que d’autres pour saisir qu’il faut prôner l’honnêteté en politique avant tout chose. La durabilité de notre civilisation est à ce prix.

 

François Bayrou sait qu’elles veulent impérativement l’aider à voir les dysfonctionnements existants depuis des décennies.

 

Il sait bien qu’elles ont raison de protester vivement contre le manque de démocratie interne.

Que sa plus grande force est « l’exemplarité » à brandir tel un flambeau.

 

Il sait tout à fait qu’elles vont pouvoir lui permettre de réconcilier enfin le privé et le public autour de bonnes pratiques.

 

Ce sont elles qui rassemblent tous les secteurs d’activités. Ce sont ces milliers de personnes qui représentent la vraie vie en France. Elles réunissent toutes les réalités du quotidien !

 

Ce que ne sauraient faire avec une totale lucidité et une complète efficacité des personnes encerclées « d’habitudes politiciennes » depuis de trop nombreuses années.

 

François Bayrou sera-t-il prêt, aujourd’hui, à admettre, que certains nouveaux militants « voient aussi bien que lui » et repèrent quelquefois « pour lui » les opportunistes ?

Alors même qu’elles font partie pour quelques unes de son cercle proche ? Ces attentistes ne cherchant rien d’autre que leur propre profit… N’ayant aucunement l’intention de partager son projet d’espoir. Aussi doucereux que soient le ton de leurs promesses…

Ce sont elles qui l’abandonneront aux premières difficultés.

 

Il ne s’agit surtout pas de lui démontrer que toutes les personnes de l’ancienne équipe UDF seraient déloyales avec lui ! La majorité d’entre elles sont, bien heureusement pour nous tous, les plus fidèles des fidèles. De beaux exemples. A suivre sans hésitation aucune. Je pense en particulier à notre Jean Lassalle des Montagnes…

 

Car parmi les nouveaux arrivants en politique se trouvent aussi de beaux spécimens de duplicité ! Venus d’ailleurs, de nulle part. Pris de droite ou de gauche…

 

6- Que sont finalement les personnes malhonnêtes ? Comment les identifier ?

 

Faisons juste de la politique autrement.

 

Acceptons courageusement, pour ce faire, de changer de raisonnement.

Réfléchissons à l’envers. Aussi bien en regardant d’abord la fin plutôt que le début.

 

Autrefois, si les comportements n’étaient pas parfaitement conformes avec les règles établies, avec la loi, on ne cautionnait pas. Sans chercher peut-être le contexte des évènements.

 

Imaginons qu’au contraire on aille plus loin et que l’on voit la situation de plus haut, pour dominer et sortir de l’atmosphère présente.

 

On a vu « chez nous » dernièrement, lors d’élections en interne, des gestes et des attitudes agressives. On a entendu certaines paroles prononcées.

Dans un premier temps, cette expression du « langage des sentiments », nous devons impérativement l’accepter comme sincère. Bien entendu. Car elle l’est pratiquement toujours.

 

Mais il nous faut malgré tout examiner l’environnement de tout ce qui s’est passé. Chercher les faits réels et « faire parler uniquement ces faits ».

 

Connaître avant tout la visée ! L’intention. L’arrière-pensée…

 

Nous poser la seule question utile :

Où est la véritable différence entre management intelligent et manipulation ?

 

Eh bien c’est uniquement le contexte et l’objectif qui vont donner l’interprétation honnête, ou pas, du moyen employé.

 

Je vais vous donner deux exemples pour illustrer ceci :

 

* Imaginons que votre enfant ne veuille pas manger d’épinards parce qu’il a décrété ne pas les aimer…

 

Un observateur vous entendant lui proposer de choisir entre « du beurre dans ses épinards » ou « de la crème dans ses épinards », décèlerait sans problème -et avec raison- que vous avez manipulé votre enfant en lui proposant ce faux choix : Dans les deux cas il est berné, « roulé », puisqu’il mangera de toute façon ces fameux épinards.

 

Sans tenir compte du contexte, cet observateur aurait pu déclarer de toute bonne foi que vous êtes malhonnête avec votre propre enfant.

 

Pourtant il n’a pas cherché votre vérité. Il n’a pas compris que vous avez décidé d’employer ce subterfuge pour donner à votre enfant le choix au moins de quelque chose. Afin de ne pas lui faire perdre la face et aboutir vous à votre but : lui faire goûter des épinards. Epinards qu’il a finalement mangés avec plaisir, pour vous faire plaisir vous d’ailleurs. Votre souci était uniquement celui d’une bonne éducation, respectueuse de la psychologie d’un enfant. Vous l’avez fait avec amour et si votre enfant venait par la suite à découvrir la ruse, il ne vous en voudrait vraisemblablement pas.

 

Quelle aurait-été le résultat si vous lui aviez simplement intimé l’ordre, sec et sans réplique, de manger ses épinards ? Le laissant si besoin devant son assiette refroidie tant qu’il ne cédait pas ? Et si de surcroit vous lui aviez proposé « les épinards » ou « les épinards et une claque » ?

 

Ici c’est donc bien le contexte qui compte, contexte d’affection et de souci éducatif. Toujours victorieux. Le moyen employé n’a pourtant pas été le plus pur.

 

* Imaginons maintenant un prestidigitateur déployant devant vous son tour de passe-passe audacieux : C’est avec le plus grand bonheur que vos yeux émerveillés acceptent de se voir leurrés par autant d’adresse. En toute connaissance de cause. Vous avez d’autant aimé le spectacle, qui plus est, que la place a été particulièrement onéreuse !

 

Qu’en serait-il de votre impression, en apprenant qu’un gourou a utilisé ces mêmes talents de magie devant vos parents âgés, à qui il a assuré avec aplomb être le plus fabuleux des guérisseurs ?! Uniquement pour sa santé à lui évidemment. Le seul rétablissement de son porte-monnaie sans doute.

 

Les moyens employés sont pourtant exactement semblables. Le contexte lui, est opposé. Et les objectifs sont tout autres !

 

 

En politique, au Mouvement Démocrate aussi, certains adhérents, pas très militants, pas trop présents, ne sont quelquefois que de gentils clowns mais ne présentent aucun péril.

 

Quelques uns, jamais absents eux, sont malheureusement de très habiles illusionnistes.

Nous devons démasquer leurs véritables intentions, tant ils sont dangereux pour un projet cohérent. Pour la démocratie interne. Pour l’exemplarité.

 

Nous voulons impérativement les écarter de notre chemin, de cette ligne d’espoir que François Bayrou a tracée pour la France.

 

Pour « ceux-là ». Uniquement ceux-là : nous saurons être impitoyables !

Il en va de notre avenir et de celui de nos enfants.

 

Nous ne permettrons pas que notre démocratie puisse à un seul moment chavirer de l’intérieur !

 

A bientôt.

 

Françoise Boulanger

Adhérente réactive !

Par FB-40
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /Nov /2008 17:29

Le syndrome de Cassandre (1) 

 

 

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François Bayrou a probablement un très grand tort : c’est celui d’avoir (presque) toujours raison !

 

Ne génère-t-il pas autour de lui le « syndrome de Cassandre » ?

 

Si je vous parle ici de Cassandre, c’est parce que le Président du Mouvement Démocrate m’a soudain fait penser à elle.

 

Il se trouve qu’en cherchant des informations sur l’intelligence, je viens de découvrir un site belge parlant des profils atypiques. Site qui traite de façon très complète du sujet si délicat des « surdouées » ou adultes HP Haut Potentiel).

C’est un site parlant de « douance ».

 

Je vous laisse en prendre connaissance ici mais vous retrouve sur ce sujet dès demain si vous le voulez bien…

 

 

1- Voici ce qui est dit tout d’abord des profils atypiques :

 

Profils atypiques

Par profils atypiques, nous entendons tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, s'écartent de la "normalité", se sentent décalés, parfois "alien" ou extraterrestre ...

• Parfois, leur réussite est indéniable, mais la solitude en est le prix. Sans compter ce satané complexe d'imposture ...

• Ils ont tout pour être heureux, pourtant il leur manque toujours quelque chose,

• Ils auraient voulu réaliser de grandes choses, mais leurs origines, les études manquées, la chance, ..., les circonstances de la vie ne l'ont pas permis,

• Leur vie professionnelle est un échec, ils se trouvent nuls, un fardeau pour leur famille et la Société,

• L'incompréhension qui les entoure engendre des problèmes relationnels à l'école, en famille, au boulot,

• Le sentiment, parfois, de s'être trompé de monde les pousse dans des comportements autodestructeurs (alcool, drogue, troubles alimentaires, etc.)

Que ce soit par leurs talents sportifs, leur look, leur position sociale, leur créativité, leur intelligence, leurs comportements ou leur incapacité à se satisfaire d'une vie "normale", tous doivent assumer une forme de décalage et trouver une manière de vivre une vie pleine et intense.

Parfois perçus ou se percevant eux-mêmes comme névrotiques, certains cherchent dans la thérapie une explication à leur décalage; pourtant, malgré les commentaires parfois désobligeants, ils sentent qu'ils ne sont pas malades, seulement différents ...

 

2- Ou du visionnaire :

 

Le visionnaire

La plus belle des filles de Priam, Cassandre, fut aimée d'Apollon, qui lui accorda le don de prophétie. Mais lorsqu'elle repoussa son amour, le dieu la condamna à toujours prophétiser la vérité sans être crue. La première malheureuse prédiction concerne bien sûr la guerre de Troie et ses conséquences. Plus Cassandre voit les événements avec précision, moins on écoute les terribles choses qu'elle prédit. Ainsi vouée à rester seule, elle ne se mariera pas.

Le syndrome de Cassandre

Comme elle, que ce soit par des déductions logiques ou un "sixième sens", les Cassandres perçoivent les événements à venir et leurs conséquences, mais ne sont jamais crus. Ils s'épuisent à avertir leur entourage, se désolent de voir des individus entreprenants courir à leur perte, des êtres mal assortis décider de vivre ensemble, alors qu'eux-mêmes sont traités de jaloux, de pessimistes, de prétentieux ...

 

3- Puis enfin de l’adulte HP :

 

Adultes HP : les caractéristiques

Les adultes à haut potentiel sont des "atypiques au carré ou au cube ". Plus que l'intelligence, difficile à définir, ce sont les caractéristiques suivantes qui les dépeignent le mieux :

• Hypersensibilité, extrêmement susceptible.

• Intensité - hyperstimulabilité (niveau de réaction plus élevé aux stimuli, être "plus " tout : plus rapide, plus agité, plus attachant, plus exigeant, plus généreux, plus impatient, ...)

• Hyperesthésie ou exacerbation des cinq sens (hyper-réactif aux stimuli sensoriels)

• Curiosité exceptionnelle, questionnements sans limite.

• Imagination débordante, grande créativité, pensée divergente ("esprit tordu"), goût pour l'expérimentation.

• Petit, avait des "compagnons de jeu imaginaires". A eu des difficultés à trouver des semblables.

• Grande capacité d’observation, note les plus petits détails.

• Intérêts très variés, saute facilement d'un domaine à l'autre.

• Peut faire plusieurs choses en même temps (suivre deux conversations en parallèle, parler et écrire, rêver et pourtant écouter, ...)

• Recherche la compagnie de personnes plus âgées.

• Capacité d’attention, persévérance : forte si l’intérêt y est; faible, voire nulle, sinon.

• Grand sens de l’humour. Humour très particulier, souvent incompris.

• Rapidement frustré s'il ne trouve pas les personnes ou les ressources pour réaliser ses grandes idées.

• Grand sens de la justice, de l’équité, moralité. Intolérance à l'injustice, pour lui et pour les autres.

• Respect des règles bien comprises ("logiques"), mais tendance à questionner l’autorité non fondée.

• Idéalisme, altruisme, compassion.

• Grande capacité de raisonnement/résolution de problèmes.

• Rapidité d’apprentissage. Méthode d'apprentissage particulière, surtout en math et en lecture.

• A appris à lire seul très jeune. Lit ou a lu avidement.

• Vocabulaire extensif, meilleure compréhension des subtilités du langage.

• Excellente mémoire. Sait sans avoir appris ("science infuse")

• Bon en chiffres, puzzles, ...

Et surtout :

• Perfectionnisme, doublé d'une extrême lucidité, qui entraînent parfois le doute, la peur de l'échec.

 

"On ne peut pas se penser intelligent, quand on mesure ses propres faiblesses avec la lucidité aiguë du surdoué, qui ne lui permet aucun aveuglement."

Arielle Adda, dans "Que sont les enfants doués devenus ?"

Différent, le haut potentiel a souvent à faire face à des problématiques particulières.

 

Adultes HP : les problématiques

Atypiques à bien des égards, les adultes à haut potentiel font face à des problématiques particulières. La première d'entre elles étant d'être correctement identifiés comme adultes HP. Le sentiment de décalage induit par leur différence peut les amener à suspecter des troubles du comportement, ou les thérapeutes qu'ils consultent à diagnostiquer des pathologies, là où il ne s'agit que de comportements normaux pour des hauts potentiels.

Ceci étant posé, les problématiques classiques sont :

• L'hypersensibilité,

• L'hyperactivité et/ou le déficit d'attention,

• Le perfectionnisme,

• la confiance en soi,

• Le syndrome de l'imposteur,

• La (mauvaise) résistance à la frustration,

• l'imagination, la créativité, la pensée divergente,

• Le syndrome de Cassandre,

• La procrastination : tendance à différer, à remettre au lendemain,

• l'altruisme,

• L'obsession du contrôle, le lâcher-prise,

• Les comportements à risque,

• Paresse ou manque d'intérêt ?

• L'ennui : en classe, au boulot, en société ...

• Les changements de boulot, l'instabilité,

• Couple de HP ou couple "mixte",

• Les implicites, obstacles à la communication, la compréhension,

• Idéaliste, mais lucide, et ça ne fait pas toujours bon ménage ...

• Le sens de l'humour, un humour très particulier ...

• Le sens de la justice, l'intolérance à l'injustice,

• L'inhibition intellectuelle, le "complexe de l'albatros",

• La résilience : capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit de l'adversité.

 

Adultes HP : Que faire ?

Par sa connaissance des caractéristiques et des problématiques du haut potentiel, votre coach vous aidera à :

• Reconnaître, admettre et gérer votre haut potentiel.

• Expliquer, faire reconnaître votre haut potentiel par votre famille, vos amis, vos collègues; obtenir leur soutien.

• Identifier, dans votre entourage, ceux qui partagent vos centres d'intérêt, vos passions, votre mode de fonctionnement.

• Développer une vocation, un but.

• Vous autoriser à changer, à croître, à être imparfait.

• Tirer avantage de vos particularités.

• Apprendre des techniques d'adaptation comme reconnaître et gérer le stress, apprendre à communiquer efficacement, apprendre à lâcher prise ...

 

 

4- Pour en savoir plus :

 

Je vous invite à aller visiter ce site qui, évidemment, prêche malgré tout pour sa paroisse, en incitant les gens « se croyant HP » à faire appel à leur coaching. (Ne croyez surtout pas que je lui fasse une quelconque publicité. Je vous le redis, je viens de le découvrir et je ne connais aucuns des coachs ! De plus je n’habite pas encore en Belgique…)

 

Il me paraît tout simplement utile à certaines personnes ignorant encore leur réelle qualité de « haut potentiel ».

Ces personnes ont peut-être besoin de se défendre avec certains arguments, parce que se trouvant en décalage complet avec un entourage réellement hostile à leur « différence ». Cette information ne pourrait-elle pas leur être alors salutaire ?

 

C’est à mon avis un site très sérieux qui ne veut pas -comme certains blogs mercantiles- d’abord flatter puis exploiter l’ego d’éventuels naïfs…


 http://www.douance.be/douance-ahp-accueil.htm

 

A bientôt !

 

Françoise Boulanger

 

 

 

Par FB-40
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 15:53

« La résilience, c'est l'art de naviguer dans les torrents. »

 

 


Boris Cyrulnik et la résilience 

Il est un homme qui a beaucoup compté pour moi depuis quelques années et je voudrais ici vous parler de lui. Je suis certaine que vous le connaissez aussi.

  

J’ai eu la chance d’assister à une de ses dernières conférences et j’avoue que j’ai rarement vu un tel afflux, une telle assistance à la salle Poirel de Nancy. (Ah si, je me souviens avoir ressenti une impression similaire lors de la venue de Bernard Pivot sur la place Stanislas !)

 

Ce n’était ni un véritable engouement, ni une quelconque dévotion, c’était beaucoup plus que cela : un réel sentiment de bonheur. Le bonheur simple d’être. De vivre.

 

Comment pourrais-je vous décrire cet homme hors du commun ?

 

C’est un homme charismatique. Il l’est sans conteste.

 

C’est un homme nous amenant inéluctablement au face à face. Face à nous-mêmes.

 

Mais il n’accuse jamais. Il nous réconcilie. Juste avec nous-mêmes.

 

C’est un homme ne parlant que d’espoir. L’espoir en l’humain. Le renforcement toujours possible de cet humain : quels que soient les maux, les traumatismes, les fracas de la vie.

 

Cet homme s’appelle

Boris Cyrulnik

   

Boris Cyrulnik, né le 26 juillet 1937 à Bordeaux, est un médecin français polycompétent : éthologue, neurologue, psychiatre, écrivain.

 

C’est à lui que l’on doit la naissance de « l’éthologie humaine ». En observant l’homme comme un animal* parmi les autres, d’un œil purement scientifique -avec bienveillance certes mais sans complaisance- Boris Cyrulnik a su faire émerger et expliquer le concept de « résilience ».

C'est-à-dire « renaitre de ses souffrances » !  

* (Voici d’ailleurs ce qu’il dit des animaux eux-mêmes : « Le jour où l'on comprendra qu'une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires. »)

 

La « résilience », en mécanique, caractérise la résistance aux chocs des matériaux et, plus précisément pour un métal, sa capacité à reprendre la forme initiale après un choc, une déformation.

 

En psychologie, la « résilience » est l’aptitude d’un individu à prendre conscience de ses traumatismes. Cette prise de conscience salvatrice empêche les personnes qui vivent un drame de sombrer dans la dépression.

La fameuse phrase du philosophe allemand Nietzche résume tout à fait ce qu’est la résilience : « Ce qui ne tue pas, rend plus fort ».

 

La « marque de fabrique Cyrulnik » c'est dire que l'homme peut rebondir et surmonter les drames les plus sordides. Et s'en sortir plus fort.

 

Fracassés par l'inceste, la guerre, le deuil, les accidentés du passé seront capables d'aimer, de travailler et de fonder une famille, si on sait les aider, les écouter, s'ils sont bien « tricotés affectivement ».

 

* * * 

 

Concernant plus particulièrement les enfants, voici une interview de Boris Cyrulnik que vous pouvez trouver sur le site du SNU IPP (Syndicat National Unitaire des Instituteurs et Professeurs des écoles).

 

Vos travaux explorent la notion de « résilience ». De quoi s’agit-il ?

Il s‘agit de la capacité de reprendre un type de développement après une blessure traumatique. Pas n’importe quel développement, mais un développement avec la blessure dans le corps ou dans la mémoire.

Qu’entendez-vous par blessure traumatique ?

Il faut différencier le traumatisme de l’épreuve. Dans le traumatisme, je suis hébété, je ne peux plus traiter les informations, c’est trop difficile, je suis proche de la mort et cette manière de vivre n’est pas très différente de la mort. Je suis donc en agonie psychique. Dans l’épreuve, je souffre, je m’indigne, mais je reste moi-même. On ne peut pas parler de traumatisme puisque je ne suis pas mort, seulement d’épreuve de la vie. Les traumatismes sont très fréquents, une personne sur deux en connait dans sa vie. Les épreuves sont encore plus fréquentes puisque 100 % des personnes en connaissent.

Un enfant ayant subi un traumatisme est-il condamné à être une victime ?

Non. Dans un premier temps l’existence du traumatisme a été déniée. Il a fallu que les psychiatres militaires du 19e siècle et Freud soulignent son importance. Ensuite, et comme souvent dans un deuxième temps, ça a basculé. Le traumatisme a été estimé blessure irrémédiable. La société donnait une pension pour ces enfants, ils étaient mis de côté. On ne s’en occupait pas. Avec la notion de résilience, nous sommes aujourd’hui dans une autre attitude. Bien sûr, la blessure reste, mais on peut ne pas s’y soumettre.

Bien avant la parole, c’est dans l’attachement que l’enfant « construit ses capacités de résilience » ?

L’attachement est nécessaire à la survie, un enfant sans attachement arrête tous ses développements y compris biologiques. Maintenant les notions de neuroplasticité, l’expliquent. On sait que l’affectivité participe au développement biologique. Pour des enseignants, il est important de savoir que l’affection participe même aux performances intellectuelles. Sans affection un enfant n’a pas le plaisir de raisonner et ne comprend pas l’aventure de l’intellect abstrait, celle des mathématiques ou de la philosophie. Jusqu’ici on pensait que l’école était juste le lieu où on transmettait un savoir, ce qui a bien sûr sa noblesse. On sait maintenant que ce savoir n’est transmissible qu’à l’intérieur d’un cadre affectif qui passe avant tout par la parole. Cette parole humaine, qui souvent, sort du cadre de l’instruction, a un pouvoir de stimulation de l’affection et joue un rôle dans les performances abstraites.

Violences physiques ou verbales, la maltraitance de l’enfant est-elle un traumatisme ? Le rôle des enseignants est sans doute important. Que peuvent-ils faire ?

La maltraitance est incontestablement un grave traumatisme pour l’enfant, beaucoup plus qu’on ne le pensait il n’y a pas si longtemps. Pour la plupart de ces enfants, l’école n’a pas de sens. Le théorème de Pythagore comparé à ce qui les attend le soir à la maison ne veut rien dire. En revanche, l’école prend parfois un effet de résilience quand les enfants y trouvent de l’affection entre eux, ou bien avec un enseignant ou un tuteur, par la parole ou dans le cadre d’un projet partagé. Elle permet à l’enfant de sortir de l’obsession de la maltraitance. Les enseignants ne se rendent pas compte à quel point ils sont importants pour ces enfants là. Dire bonjour dans un couloir ou échanger deux phrases peut paraître banal. Pour l’enfant maltraité, c’est un événement extraordinaire. La parole est l’essentiel du média de l’affection.

Vous parlez aussi de « Culture créative » ?

Certaines cultures que je crois démocratiques, encouragent la créativité, invitent à participer au bouillonnement culturel. A l’inverse, d’autres cultures inhibent toute créativité. Ce sont les cultures de la récitation où il n’y a qu’une vérité. L’école peut jouer un rôle majeur dans cette créativité à condition de ne pas se stéréotyper dans la transmission des dogmes. Un enfant est créatif dès l’instant où il crée un événement : un tableau, une pièce de théâtre, une invitation à dîner, une saynète qu’il joue. La créativité est un facteur précieux de résilience car elle consiste à mettre au monde ce qui n’y était pas avant qu’on le crée. Quand un enfant est traumatisé il perd son monde intime et l’inviter à la créativité c’est lui redonner la maîtrise de son monde intime.

 * * *

 

La créativité justement… Boris Cyrulnik en a beaucoup parlé. Il a rassuré la plupart d’entre nous sur « une obligation absolue de grande souffrance pour créer ? » :

« Si la souffrance contraint à la créativité, cela ne signifie pas qu'il faille être contraint à la souffrance pour devenir créatif. »

 

Personnellement je suis cependant persuadée de la nécessité incontournable de cette souffrance. Pour ne pas rester un éternel « enfant gâté », un continuel insatisfait, un perpétuel égoïste, un être constamment agressif. Voire un pervers !

 

Au terme « souffrance » il est préférable sans doute d’employer celui de « frustration ».

Seul le besoin impérieux de  fuir cet état de souffrance, de malaise, d’isolement, induit par une frustration momentanée, nous obligera à agir, nous conduira vers l’autre. Du berceau jusqu’à la tombe.

 

Car seule notre « quête éternelle de mieux-être » peut nous faire rechercher inlassablement ce besoin d’affection, de « réassurance » indispensable à notre bon fonctionnement.

 

Affection que nous ne trouvons qu’auprès des autres. Les humains comme… les animaux.

 

Toute l’éducation continue de l’enfant ou de l’enfant-adulte (chacun d’entre nous n’est-il pas en effet cet être en devenir ?!) se résume à cela :

Comment doser la frustration et l’affection -apparemment contradictoires- de manière à assurer une progression harmonieuse du développement humain (ou… animal) ?

 

Il semblerait que la seule réponse réside uniquement dans la chance pour cet enfant d’avoir pu trouver un « exemple », un « modèle », un « tuteur de résilience ».

 

Le rôle donné par exemple aux parrain/marraine attribués à l’enfant lors de son baptême, si les parents venaient à être « absents », aussi bien inexistants que défaillants.

 

Le rôle de l’institutrice attentive. Celui du voisin aimable. De la grand-mère digne et généreuse. De la collègue de travail toujours présente. Du passant simplement souriant.

 

Le rôle du livre, « porte-paroles » de tant de personnes idéales !

 

Ce tuteur est tellement essentiel, spontanément exigible par chaque enfant, qu’il est prêt à tout pour le rencontrer. Y compris à le créer de toute pièce.

 

Nous avons tous notre idole, notre Dieu. Quitte à l’inventer. Il nous est indispensable. Vital.

 

Le plus grand malheur d’un être humain est sans nul doute celui de n’avoir jamais pu rencontrer ce fameux tuteur. C’est la plus atroce des misères morales.

 

Mais il n’est jamais trop tard pour le trouver.

 

Au sujet de la résilience, des chercheurs américains, les frères Wolin, étudiant depuis de nombreuses années eux-aussi ce concept, ont identifié 7 éléments essentiels pour faire face aux vicissitudes de la vie :

 

- La capacité de tout un chacun d’identifier et de résoudre les problèmes rencontrés.

- La capacité à poser ses limites envers son entourage.

- La capacité à développer des relations saines avec ses proches et son entourage.

- La capacité à se maîtriser et à maîtriser l’environnement proche.

- La capacité à s’accorder des moments de plaisir afin d’évacuer le stress quotidien.

- La capacité à tourner en dérision des situations pourtant tragiques.

- La capacité à faire preuve d’éthique dans les comportements sociaux.

 

Chaque être a, en lui, les 7 capacités énoncées, il suffit juste d’aller les chercher et de les appliquer.

 

Mais ce travail de retour sur soi ne peut être validé que par le regard des autres !

 

Comme Platon, je pense que seule la nécessité, le besoin -la douleur donc- conduisent à l’invention. L’invention de trouver le bon chemin.

 

Comme Boris Cyrulnik, je suis convaincue que l'homme peut surmonter les pires tragédies.

 

Comme Boris Cyrulnik, je crois au potentiel d’amélioration continue de chacun d’entre nous.

 

Cela ne peut se faire dans la facilité. Cela ne peut se faire en complet isolement. La confrontation avec l’autre sera toujours douloureuse. Nous serons toujours meurtris quelque part.

 

Mais quoi de plus gratifiant que de se chercher et de se retrouver ?

 

Faire respecter son individualité au milieu de toutes les autres individualités. C’est cela la condition humaine !

 

Boris Cyrulnik a bien résumé la difficulté de rester un homme debout :

« Le paradoxe de la condition humaine, c'est qu'on ne peut devenir soi-même que sous l'influence des autres. »

 

Françoise Boulanger

 

 

Pour en savoir plus sur Boris Cyrulnik :

 

En 1942, alors qu'il grandit à Bordeaux, les parents de Boris Cyrulnik, juifs russo-polonais, sont arrêtés et déportés. Abandonné à l'assistance publique, l'enfant est protégé par son institutrice, Marguerite Farge*, qui le prend sous son aile durant deux ans. Le sort s'acharne: des voisins dénoncent Margot. L'opération de police est montée par Maurice Papon, et le gamin, embarqué. Enfermé dans une synagogue, il parvient à s'échapper. Seul survivant de sa famille, le petit Cyrulnik croit mourir de douleur. Mais il «rebondit». L'orphelin trouve refuge dans l'humour et la biologie. Passionné par la nature, la politique et l'homme d'une façon générale, Boris Cyrulnik devient pourtant maître nageur. A quatorze ans, il découvre l'éthologie, en lisant un livre de l'entomologiste Henri Fabre. Dans les années soixante, ses études de médecine s'achevant, il se dirige vers l'éthologie, discipline alors très controversée. Redoutant la spécialisation, il se diversifie au maximum : éthologie, psychologie, neurologie, psychanalyse... Désireux de décoder la machine humaine, Boris Cyrulnik parcourt le monde à la recherche d'informations. Voyages, colloques, conférences, lectures, cours, l'homme est infatigable. Sa réputation en tant qu'éthologue est grandissante ; sa contribution à légitimer cette science est capitale. A partir des années 1980, Cyrulnik voue son existence à la vulgarisation de son savoir grâce à ses livres. *Marguerite Farge a reçu la médaille des Justes en 1997, à la demande de Boris Cyrulnik lui-même.

Professeur, écrivain, Boris Cyrulnik mélange les genres, dans le but ultime de décoder l'être humain.

Responsable d'un groupe de recherche en éthologie clinique à l'hôpital de Toulon et enseignant l'éthologie humaine à l'Université du Sud-Toulon-Var, Boris Cyrulnik est surtout connu pour avoir développé le concept de « résilience » (renaître de sa souffrance).

Il est membre du comité de parrainage de la « Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence ».

Par FB-40
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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 10:45

Franchement, le management par la bonté est-il envisageable ?

 


Pouvons-nous « manager » de cette manière notre vie personnelle et professionnelle ?

 

Cependant la véritable question (celle que vous vous posez sans oser la formuler !) est celle-ci : « A notre époque, peut-on véritablement s’exprimer par de la gentillesse sans passer pour un benêt ?! »

 

J’ai en effet remarqué que « les personnes vraiment gentilles semblent assez bêtes pour croire que les autres ne feront jamais preuve de méchanceté avec elles mais assez intelligentes pour ne pas avoir besoin d’utiliser la méchanceté comme moyen de reconnaissance ». [ Pour ma part je suis, je le crains, assez gentille ! ;-) ]

 

Visiblement ces personnes ont confiance en elles et affichent une insolente sérénité.

 

De toute évidence ces personnes ne semblent pas être atteintes par le stress ambiant.

 

Sans conteste, ces personnes intriguent et sont souvent secrètement enviées.

 

Et si elles avaient raison ?! Tout simplement raison.

 

Si le management par la bonté était enfin la solution ?!

 

Après tout ce terme de « bonté » n’est pas l’apanage, la propriété privé, le bien exclusif des communautés religieuses de tous bords …

 

La bonté est aussi laïque et publique. « Liberté, égalité, fraternité » ne sont que la déclinaison française de la bonté.

 

La gentillesse serait-elle payante ? Gagnante à tous les coups ?!

 

Oui, j’en suis persuadée. Et je ne suis pas la seule à le croire.

 

Voici ce que dit Evelyne Sevin, consultante dans un cabinet de chasseurs de têtes (cadres dirigeants) sur les colonnes du Figaro en septembre dernier.

 

« Connaissez-vous le prince Michkine ? Eh bien, c'est un idiot parce qu'il est bon ! » Tel est en substance ce que nous dit Dostoïevski à propos de la fausseté de nos jugements. Michkine est différent. Quoique malade, il place toute son énergie dans le souci d'autrui, dans la bonté. Puisque la société ne comprend pas cette démarche, on le relègue au rang d'imbécile. Une croyance ancienne hante les organisations : l'homme étant un loup pour l'homme, il lui est plus aisé de marquer son territoire, forme primitive de dominance, par une défense agressive. On entend souvent que l'entreprise, c'est la jungle. Cette doctrine de l'affirmation du fort face au faible, je la récuse et la considère comme contre-productive.

Il est commode pour un patron, et parfois confortable pour ses collaborateurs, d'affirmer son leadership par une attitude directive. Mais gare à la caricature mettant le groupe en situation d'inhibition, souvent par peur de perdre l'avantage. Dans cet esprit, certains psys en viennent à considérer qu'un manager doit accepter d'être perçu par son équipe comme un mauvais objet. En d'autres termes, tout salarié ressentira tôt ou tard une émotion désagréable face à l'autorité qu'il reçoit ou qu'il confère.

Mais si nous apprécions la quantité d'énergie gaspillée dans une telle relation, nous devons envisager, au nom de l'efficacité, une démarche radicalement différente. Ici pas de mièvrerie, plutôt un recadrage. Certes, les bureaux ne sont pas conçus pour la bonté, encore moins pour l'acte gratuit. Mais en nous imposant quelques règles simples, tout peut changer dans nos relations humaines.

Conjurons le cynisme

D'abord, rangeons Machiavel au placard et conjurons le cynisme. Cessons de dégoiser sur les autres ; sourions-nous quand nous nous croisons. À l'occasion, offrons un déjeuner informel à notre équipe. De temps en temps, apportons des petits cadeaux à partager, fleurs, chocolats, marques de sympathie. Ecoutons ce que chacun veut nous dire et, pour ce faire, interrompons notre occupation lorsqu'on nous parle. Sachons remercier, y compris par un petit mot écrit. Intéressons-nous aux hobbies de nos collaborateurs. Listons les marques de sympathie que nous avons reçues. Allégeons les tâches désagréables en les partageant. Ces petites attentions supposent une véritable pratique managériale. En Amérique du Nord, plusieurs consultants, Mari-Lyn Hudson ou Olivia McIvor, en modélisent déjà les outils. Cette dernière préconise un programme d'amélioration axé sur douze points : authenticité, excellence, courage, responsabilité, juste attitude, confiance, amitié, intégrité, résilience, compassion, service, tolérance.

Il y a quelque temps, je vous disais que l'intelligence pouvait être perçue par le groupe comme une menace (Réussir, le 16 juin), donc comme facteur supplémentaire de stress. C'est cette culture de la tension qu'il faut revoir. Car la bienveillance n'est pas contestable, elle ouvre le champ de l'observation de l'autre et par là de l'innovation en équipe, bien plus féconde que la « violence des échanges en milieu tempéré ».

 

Je reprendrai si vous le voulez bien tous ces points un par un, points avec lesquels je suis (presque)* en accord parfait.

 

*C’est le mot tolérance qui ne me plait pas. Au mot « tolérance » qui sous-entend un certain mépris pour celui qui ne pense pas comme nous, je préfère « respect ». Respect des différences et des histoires de chacun, de ses convictions. Respect et pluralisme. Humanisme !

 

L’humaniste ne serait-il pas cet homme bon ?

 

A bientôt.

 

Françoise Boulanger

Par FB-40
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