Puisque c’est le bon moment : faisons-le
enfin !
-Voir aussi les liens ajoutés les 25, 28 et 29
décembre-
- Ajout du 8 janvier 2013 :
Lorsqu’il y a une bonne décision de prise, l’honnêteté intellectuelle veut qu’on la salue. Alors j’ose le
dire ! Oui, je suis très satisfaite de la déclaration de François Hollande lors de ses vœux devant le Conseil Constitutionnel : « J'entends mettre fin au statut de membre de
droit du Conseil Constitutionnel des anciens présidents de la République. Je proposerai donc d'y mettre un terme mais uniquement pour l'avenir. »
« Il reprend ainsi l'une des propositions du rapport de la commission Jospin pour moderniser la vie publique française », précise L’Express.
Ce qui signifie que le Président de la République ne souhaite plus d’un Conseil de Sages dont certains seraient
à la fois « juge et partie ». A mes yeux une grande avancée éthique. Il se montre ici exemplaire, et c’est précisément ce qu’on lui demande. Il fallait le
souligner.
Cependant, ce n'est pas parce que le président de la République a fait une chose de bien, que le gouvernement
peut s'autoriser à faire... tout le reste de travers. Ma réflexion s'adresse ici à tous les responsables politiques évidemment.
- Un autre ajout du 7 janvier 2013... au soir :
Extrait d’une interview de François
Bayrou sur les Echos de ce jour
- François Hollande, a-t-il intérêt, politiquement, à choisir ?
- La fonction présidentielle n'est pas politique mais historique. Or trop d'habileté est l'ennemi des choix
historiques. Je dis donc à François Hollande : « Assumez
le choix réformiste que vous avez esquissé ! Tranchez ! Assumez l'urgence politique qui
s'impose, à la Mendès* ou à la Schröder**. Il n'est plus temps de ruser ! Ne cherchez pas les mots à double sens. Conduisez les changements qui s'imposent, y compris institutionnels, pour que cette politique réformiste trouve son soutien dans l'opinion. Sonnez la mobilisation du pays ! Et faites-le tôt ! Prenez des risques, c'est urgent !
Plus vous tarderez à le faire, plus cela apparaîtra comme un pis-aller, une défaite, une retraite. »
* (La révision constitutionnelle du 7 décembre 1954 que fera voter Pierre Mendès France
modifiera les modalités de formation du gouvernement, le Président du Conseil se présentant devant l'Assemblée en ayant déjà choisi ses ministres !)
** (Dès son premier mandat, Gerhard Schröder diffusait une rhétorique pro-entreprise, au point qu'il fut surnommé le "camarade des patrons".)
- Ajout du 7 janvier 2013 :
Voilà un article paru dans le Sud Ouest de ce jour qui me
réjouit pleinement ! Daniel Lebègue, président de « Transparency International », y révèle que « la France souffre de vingt ans d'absence de volonté politique pour moraliser
la vie publique. ».
- « Dans votre dernier rapport, vous placez
la France à la 22ème place des pays les moins corrompus. Qualifiez-vous pour autant la France de pays corrompu ? »
- « Je ne dirais pas cela comme ça. Les services publics ont par exemple un bon niveau d'intégrité.
Mais nous n'avons pas suffisamment formalisé les valeurs et les principes qui s'imposent à l'action publique dans une démocratie moderne comme la
transparence, l'intégrité, la probité, le devoir de rendre des comptes, accepter les contrôles… Par exemple, nous sommes une des seules grandes démocraties à n'avoir prévu aucun
encadrement du lobbying ou des conflits d'intérêts. Il y a toujours une soixantaine de parlementaires qui cumulent leurs fonctions avec la fourniture de conseils rémunérés à des personnes ou
des entreprises. »
François Bayrou avait donc parfaitement raison de vouloir une
moralisation de la vie publique dès la nouvelle présidence. C’est la priorité majeure de notre
pays.
Il est mathématiquement prouvé que seule l’honnêteté intellectuelle garantit le succès. Dans tous les
domaines : du privé comme du public. Parce que c’est la plus simple et la plus directe des attitudes. Démontrons-le tout de suite !
- Ajout du 5 janvier 2013 :
+ (Il faut dire
que « Jacques Chirac ayant reçu le Prix Ig Nobel en 1996 -prix parodique décerné à des personnes dont les découvertes ou les accomplissements peuvent apparaître bizarres, drôles ou absurdes- pour avoir célébré le
cinquantième anniversaire des bombardements de Hiroshima et Nagasaki en reprenant les essais nucléaires français dans le Pacifique »… il lui fallait se rattraper et
remonter dans l’estime des français !
En ce début d’année, si vous avez du temps, amusez-vous à découvrir les différents lauréats depuis la création de ce titre, c’est étonnant et
même époustouflant.
D’ailleurs, il existe une personne ayant reçu ce prix insolite en 2004, puis le vrai « prix Nobel de
physique en 2010 » : il s’agit du physicien Andre Geim né en Russie mais
naturalisé néerlandais, très connu pour ses travaux sur le graphène… Lui qui a dit : « Si j’étais resté en Russie, l'efficacité de mon travail aurait été de 0,001% »... Franchement, comme l'explique si bien mon ami L'Hérétique, ne devrait-on pas avertir Gégé et BB du risque encouru à
quitter la civilisation occidentale ?!)
* * *
Qu’est-ce qu’un chercheur ? Quelqu’un qui… cherche.
Qu’est-ce qu’un inventeur ? Quelqu’un qui trouve !
L’innovation ne concerne pas seulement le domaine technique. Pour moi le secteur organisationnel est bien plus essentiel. C’est pourquoi je me
suis toujours penchée en priorité sur le « bon
ordre+ des choses ».
+ (Lien rajouté le
25/12/2012...)
Encore un billet en forme de dossier. J’y fais une proposition novatrice. Oui, je suis sûre de moi ! Oui, je pense que cette solution
-parce que c’en est véritablement une !- est simple à mettre en œuvre et qu’elle peut être applicable en quelques mois. Pour peu que l’on en ait la volonté « en hauts
lieux ».
Pour avoir de nouveau confiance en nos dirigeants politiques, il nous faut impérativement les mettre en incapacité de trahir leurs
promesses : c’est à dire démasquer les simulateurs, les tricheurs, avant les
élections. Il nous faut les meilleurs ! Nous y avons droit. Le temps est venu d’agir efficacement.
* * *
« Pourtant j’ai confiance. La France franchira les obstacles, comme elle l’a toujours fait au long de son histoire, pour peu qu’elle soit
fidèle à elle-même. » Jacques Chirac
* * *
Que faisiez-vous le 31 décembre 1999 à 20H00 ?!
Pour ma part, je me souviens que j’étais à Nancy. Et qu’entourée de ma famille, j’écoutais Jacques Chirac. Je me suis remémorée comme ce mois
avait funestement marqué les esprits : d’abord la marée noire
de l’Erika, du 12 décembre, puis les tempêtes des 26 et 27
décembre quelques jours auparavant… Le chef de l’état s’était donc adressé à tous les français avec beaucoup d’émotion, saluant la formidable solidarité générale qui s’était
spontanément manifestée au cours de ces deux épreuves nationales. Ensuite, à quelques heures de l’an 2000, Jacques Chirac a évoqué l’avenir. Son discours1 m’avait profondément remuée ! Vous aussi, sans doute…
Cependant, vous souvenez-vous de son contenu exact ?!
Pour le vérifier, je vous recommande non seulement de l’écouter (si vous en avez le temps…) mais aussi de le
relire et d’en repérer des passages. Pour cela je vous l’ai entièrement retranscrit et vous le trouverez1 tout en bas du billet en annexes.
D’ailleurs, à la toute fin8, une question
vous sera posée… à laquelle vous répondrez tous à l’identique, j’en suis quasi certaine.
Pourquoi suis-je revenue précisément sur ces vœux-là ? Parce que j’ai toujours eu de l’admiration pour Jacques Chirac et que j’ai eu la chance de l’approcher en 2005 lors de sa venue à Nancy* sur la Place Stanislas, qui fêtait alors ses 250 ans. J’aurais pu lui serrer la main (étant sur son passage) mais
j’aurais raté une chouette photo++ je crois : n’est-ce pas sympa d’avoir eu en même temps le peloton des
journalistes, le maire de Nancy, André Rossinot, et le président de la République ?! Voyez comme ce président-là a une bonhomie rassurante et spontanée.
++ (Rectification du 28 décembre 2012 :
Habitée d'un doute, j'ai vérifié les propriétés de cette photo qui s'avère avoir été
prise par un appareil Nikon E8700, alors qu'à l'époque j'avais un Olympus Camedia 50Z... Comme ce 19 mai 2005 je me suis souvenue avoir sympathisé avec de jeunes étudiants de
Nancy -étudiants en communication ou de futurs ingénieurs, je ne sais plus-, j'ai cherché et retrouvé le CD que l'un d'entre eux m'avait donné de ses propres clichés ; ce
qui signifie que cette photo est sienne et pas mienne. Il me reste à vous retrouver le nom de ce jeune et surtout mon propre fichier de photos ; j'ai le souvenir entre
autre d'un cliché de Jacques Chirac sur le podium se retournant pour saluer ses "fans" et puisqu'il ne figure pas sur le CD, ce devait être sur mon appareil. Pas évident, sachant que
l'appareil photo en question est en panne et surtout que le téléphone -avec tous ses contacts- et le PC ont été remplacés plusieurs fois... Certains documents ont pu être
perdus.)
C’est probablement cette volonté d’apaisement+ et de réconfort, que tous les français ont ressenti ce dernier soir du deuxième millénaire.
+ (Voir plus haut l'ajout du 5
janvier)
Et qui, dans ce même « désir de paix », trois ans plus tard, explique que nous nous soyons si fortement réjouis lorsque ce
même président a fermement refusé2 de laisser entrer la France dans la guerre d’Irak ! Personnellement, ayant connu un
rapatriement avec mes enfants au début de la guerre du Golfe 1990/1991, je savais trop la terrible angoisse qu’un tel conflit représente, aussi bien pour les soldats que pour leurs familles. Oui, je suis
profondément reconnaissante à Jacques Chirac** de ses choix équilibrés !
** (Tenez, par curiosité, pour comparer avec les années suivant son départ, lisez aussi la liste faite par le Figaro sur tous les vœux aux français de Jacques
Chirac pendant les douze années de ses deux mandats.)
Et maintenant j’en arrive à ce que je voulais à tout prix vous faire remarquer : dans ses « vœux de l’an 2000 », le président de
la République a parlé de « faire du XXIe siècle le siècle de l’éthique3 » ! Eh bien, comme je vous le disais en introduction, il est enfin temps de le réaliser, car nous en ressentons tous -oui tous, à droite comme à
gauche, comme au centre- la nécessité vitale. Dans le monde des fonctionnaires comme dans le monde de l’entreprise du syndicalisme
et dans la société civile en général. C’est le bon moment !
Naturellement, ce sont d’abord les propos de François Bayrou sur le bipartisme actuel, qui, depuis 2007, m’ont convaincue qu'il était
incontournable de revoir nos fonctionnements absurdes.
Mais ce sont surtout les dernières élections internes du PS et de l’UMP -les deux principaux partis français- qui m’ont démontré l’inanité de la
politique actuelle. C’est clair, les systèmes de vote sont réellement obsolètes, puisque presque toutes les sensibilités réclament une refondation de leurs statuts. Voir mes commentaires à propos
de Jean-François Copé notamment sur cet excellent
billet de mon ami Hervé Torchet. J’y approuve aussi totalement l’analyse de Serge Galam, faite chez Frédéric Taddeï4 :
Personnellement, j’ai toujours trouvé le vote en interne par listes complètement aberrant ! J’avais d’ailleurs écrit à François Bayrou
deux lettres ouvertes sur ces points de Règlement Intérieur dès 2008. Et participé à la réflexion en proposant à
cette même période un fonctionnement résolument réformiste de « séparation des pouvoirs ». Vous trouverez ma proposition5 en annexe. Présentée sous forme d’organigramme.
Pour ceux qui me lisent depuis longtemps, vous aurez constaté que c’est certainement à la fois mon franc-parler et mon (peut-être ?)
« avant-gardisme » qui m’ont conduite à une mise à l’écart de la part de ma fédération, puisque jamais il ne m’a été permis de figurer sur une liste électorale, ni en interne, ni en
élection au suffrage universel. Cependant, sachez que François Bayrou a répondu de très nombreuses fois à mes mails et que jamais personne n’a osé m’exclure pour trahison à mon parti. Je garde
donc espoir de représenter le MoDem un jour très proche. D’autant que je reconnais m’être trompée sur certains points. Ah, ah, ce que je vais vous proposer ce jour me permettra de rectifier
certaines de « mes erreurs de novice en politique ».
Justement avant de vous donner une des solutions possibles pour une meilleure éthique, laissez-moi revenir également sur un autre
discours.
Il s’agit des propos6 de Jean-Claude Casanova, directeur de la revue « Commentaire » et professeur à Sciences Po,
propos tenus lors des dernières Universités de Rentrée du MoDem. J’ai rarement entendu une analyse aussi claire et aussi bien argumentée ! Ce qui m’interroge sérieusement, c’est que personne
n’ait vraiment relevé la finesse de ses conclusions.
Oui, pourquoi personne n’a jamais osé le dire, y compris François Bayrou ?! Pourquoi les politiciens de droite ne le clament-ils pas haut
et fort. Car il a parfaitement raison, Jean-Claude Casanova : le Parti Socialiste tel qu'il a été créé n’existe plus !
Oui, je l’approuve, il n’y a plus de socialistes (je parle ici des responsables qui manipulent leurs propres militants, loyaux envers leurs
chefs, eux) et par conséquent, plus de véritable gauche. Cela concerne aussi bien l’extrême gauche d’ailleurs (sauf exceptions, il se trouve que j’ai plusieurs amis du Front de Gauche, absolument
pas attachés à la propriété privée ; voilà des sincères, en cohérence avec leurs convictions…). Lisez avec grande attention les arguments6 de Jean-Claude Casanova et vous ne pourrez que convenir avec moi que nous assistons là à une véritable
arnaque !
Il suffirait donc de rentrer dans un Parti s’autoproclamant « Social » pour s’auréoler de vertus ou de compétences que l’on ne possède
pas forcément ?!! Pour distribuer avec grande ostentation des richesses qui appartiennent à la collectivité et dont on dispose comme si elles étaient personnelles ! Largesses gratuites
pour lesquelles on exige cependant une reconnaissance de ses serfs ?!
Se désignant « très bons » uniquement pour diaboliser ceux de droite, forcément « très mauvais ?!
Dites-moi, connaissez-vous un seul responsable du PS qui ait déjà refusé ses honoraires+++ et qui ne soit pas propriétaire de sa maison ou de sa voiture ? Un seul ! Donnez-moi son nom. Vous n’en trouverez aucun. Parce que
« les socialistes » sont bel et bien devenus « libéraux ». Comme ceux de droite.
+++ (Lien ajouté le 29 décembre 2012 :
Voilà ce qu'est un vrai socialiste !
Certes le président de l'Urugay, José Mujica, semble faire quelques erreurs de diplomatie mais au moins est-il en cohérence avec ses convictions. Personnellement je lui tire mon
chapeau.)
La grande différence est que la droite assume généralement avec sérénité le concept de propriété privée (évidemment il y existe de vrais
capitalistes abusant de leur pouvoir mais il y en a justement aussi à gauche…) ; alors que la gauche est obligée de se trouver des arguments pour justifier de son revirement, somme toute
« normal » dans notre économie moderne, pour parler de compétitivité elle aussi. Des arguments forcément fallacieux, puisque sans cela elle avouerait sa dualité.
Puisque maintenant nous savons tous que le Parti Socialiste*** n’existe plus comme à son origine…Puisque maintenant nous nous trouvons devant cette évidence de « ni droite, ni gauche »... il n’y a pas d’autres solutions que de devenir tous éthiques !
***
(Extrait des propos de Jean-Claude Casanova6 : « Les socialistes
français qui sont au pouvoir ont cessé d’être socialistes. Je vous rappelle que la définition du socialisme c’est
- l’abolition de la propriété privée,
- le remplacement du marché par la planification et
- la renonciation au libre échange.
Sur ces trois points centraux, il n‘y a plus de socialisme. (…) Qu’est-ce que c’est aujourd’hui que le
socialisme ? C’est une aspiration vague à la justice et à l’égalité. »)
A partir de maintenant, ce seront les honnêtes gens contre les malhonnêtes. Les personnes compétentes contre les incompétentes. Les
utiles contre les profiteuses. Et, croyez-moi, mon raisonnement n’est pas du tout simpliste. Il est logique. Pour autant, suis-je à ce point une femme inconsciente et naïve de le
dénoncer ainsi crûment ?! Je ne le crois pas. Pour moi personne n’est obligé d’être malhonnête en politique. Il nous suffit de pratiquer la « pensée nuancée », autrement dit, de ne jamais manquer de discerner l’objectif de
chacun et le contexte des faits ou des déclarations.
Et ce qui me conforte dans la légitimité de ma démarche, c’est la demande récente de certains hauts fonctionnaires
eux-mêmes7. N’est ce pas la meilleure preuve que l’exigence est dans l’air ?!!
Je le répète : « Il est enfin temps ! »
* * *
Il y a plus d’un an déjà, lors de l’affaire DSK, j’avais émis une nouvelle
suggestion chez mon ami FrédéricLN au sujet de la responsabilité de nos
élus. J’en reparlais dans ce billet.
Cette préoccupation ne m’a jamais lâchée ! Cherchant continuellement la meilleure solution, il me semble que j’ai enfin trouvé quelque chose de simple et pragmatique ces jours-ci.
A vous maintenant de me le confirmer !
Car je propose tout simplement, qu’à tout candidat à une fonction de maire****, de député, sénateur ou de toute fonction ministérielle, il soit exigé de réussir le concours du niveau
« commissaire de police ». Uniquement dans la partie « connaissances intellectuelles et moralité » (évidemment pas dans les épreuves sportives…)
**** (Pas pour les petites communes, mais au moins à partir de 10 000 habitants. Ne serait-ce que parce que
le maire détient une autorité de fait sur la police municipale de sa ville. Cela fait partie de ses
attributions.)
Par ailleurs, je pense indispensable que ces futurs responsables fassent une « formation premiers secours », ainsi qu’une
« formation incendie ». Formations qu’ils devront faire valider bien entendu. Les ayant faites, je ne connais rien de mieux pour appréhender les urgences de la vie réelle !
Je propose que cette exigence soit généralisée, quels que soient le niveau d’étude et les écoles précédemment fréquentées par les
candidats : Doctorat, ENA, Polytechnique, ou HEC en particulier… Il s’agit avant tout d’éprouver le sens moral et la cohérence du raisonnement dans les prises de décisions et l’application
des connaissances théoriques. Vérifier la capacité de réagir
avec diplomatie***** par exemple. L’aptitude au commandement notamment n’est pas donnée à tout le monde.
Un caractère rigide sera prudemment refoulé. Un hésitant aussi. Un simulateur sera enfin démasqué. Un caractériel, jouisseur ou immoral sera impitoyablement rejeté. C’est ce que nous demandons
sans aucune pitié pour ce genre de personnage, puisque du déséquilibre d’un seul homme, il en va quelquefois de l’avenir d’un pays tout entier.
***** (Petite anecdote : « Nicolas Sarkozy a effectué
son service militaire en 1978, à la Base aérienne 117, quartier Balard, dans le 15e arrondissement de Paris, où il appartenait au Groupe rapide d'intervention chargé… du
nettoyage ! » On comprend mieux sa connaissance du Kärcher...)
Voyez ce qui est demandé dans ce PDF pour ce concours de police. Le niveau est très élevé ! Et je crois que les formations délivrées par le CNFPT ne sont pas suffisantes en déontologie. L’accompagnement technique étant surtout bénéfique « après l’élection », lorsque les élus sont confrontés aux
réalité de leur mandat.
De surcroît, si les mathématiques ne me semblent pas prioritaires, personnellement je placerais certaines matières optionnelles parmi les
« obligatoires ». Par exemple la psychologie, l’histoire et la géographie.
Voilà, qu’en pensez-vous ? Vous avez la parole !
En tout cas, si vous me lisez, c’est que nous avons échappé à l’apocalypse annoncée. Aussi, pour terminer cette année 2012 en beauté, je vous
propose de revenir tout simplement en arrière afin de repartir sur de bonnes bases ! Que cette terrible année de pessimisme disparaisse de nos souvenirs mais qu’une nouvelle année remplie
d’optimisme renaisse de ses cendres, tel le Phénix ... Ou plutôt telle notre Tour Eiffel au
passage de l’an 2000 : en feu d’artifice !
Apportez-moi votre soutien. Quel sera le député qui osera présenter ce projet devant l’Assemblée Nationale ? Sera-t-il de droite, du centre
ou de gauche ?!
N’oublions pas : dans tous les cas, l’éthique vise à répondre à la question « Comment agir au mieux ? ».
Françoise Boulanger
Militante MoDem très au centre
* * *
Annexes
1 [ Vœux du
Président de la République du 31 décembre 1999 à 20H00 :
« Mes chers compatriotes,
Je voudrais d’abord exprimer ma sympathie à toutes celles et à tous ceux qui vivent ces derniers jours de 1999 dans l’épreuve. Je pense aux
nombreuses victimes de la tempête et à toutes les familles endeuillées dont nous partageons la peine. Je pense à nos concitoyens cruellement touchés dans leur vie quotidienne, à ceux dont les
biens ont été détruits, à ceux qui craignent pour leur activité et leur emploi, à ceux qui souffrent de voir notre patrimoine, notre littoral, nos forêts, nos monuments, défigurés.
Je vous redis mon émotion mais aussi ma fierté devant l’exceptionnel élan de solidarité qui anime tant de bénévoles et d’associations, mobilisés
aux côtés du service public, civils et militaires, et les élus. Dans ces jours difficiles nous ressentons profondément la fragilité des choses, la précarité de ce qui nous semblait acquis. Nous
voyons combien tout peut être parfois remis en cause du fait de l’inconscience des hommes ou du déchaînement des éléments naturels.
Nous mesurons aussi l’importance du rôle de l’État dans la société. Un État sur lequel pèsent des responsabilités essentielles : le service
public, la sécurité, la solidarité. Un État auquel il appartient de prévoir, de faire face, d’assurer la coordination des moyens du pays. Nous mesurons surtout le prix de l’aide fraternelle, du
soutien spontané, de la main tendue, qui sont le ciment même de la nation. Au moment même où nous touchons aux portes de l’An 2000, rien n’est décidément plus moderne, plus nécessaire, plus
solide que le sentiment d’appartenir à une même communauté. Et d’être responsables des uns des autres. La France, blessée, doit se retrouver rassemblée et fraternelle.
Parce que nos compatriotes ont toujours su, dans l’épreuve, faire parler leur cœur, je voudrais dire merci à tous les français.
Ce soir nous vivons ensemble un moment fort et singulier. Ce qui paraissait très lointain et qui a longtemps symbolisé le futur -l’an 2000- est
devenu contemporain, immédiat. Je suis sûr que beaucoup d’entre vous vont vivre ces instants avec un peu d’émotion, un peu d’étonnement, une certaine appréhension parfois, née du sentiment que
s’achève une époque dont on possédait les clefs, dont on maîtrisait les règles et les habitudes. Je comprends ces mouvements de larmes. Pourtant j’ai confiance. La France franchira les
obstacles, comme elle l’a toujours fait au long de son histoire, pour peu qu’elle soit fidèle à elle-même.
Même si le passé est bien présent dans notre mémoire, je ne m’attarderai pas sur le siècle qui s’achève. Siècle de progrès sans précédents, pour
la santé, l’éducation, les conditions de vie ; pour les libertés, la vie démocratique ; la situation des femmes, les solidarités… Mais aussi siècle d’horreurs, de tragédies, de
convulsions, qui a vu deux guerres mondiales, le
goulag, les dictatures totalitaires et la Shoah.
Mais ce soir ce qui importe c’est l’avenir. Notre avenir, celui de nos enfants. Le progrès va se poursuivre avec ses hésitations, avec ses
limites que nous mesurons bien grâce aux évènements récents. Qui nous invitent à l’humilité. Progrès de la science, progrès des communications entre les hommes, progrès de la
médecine. Un grand nombre des enfants qui vont naître cette année verront l’an 2100 ! Ces progrès ne prendront tout leur sens que s’ils bénéficient à l’homme. A tous les hommes. Le
XXIe siècle doit être le siècle de l’éthique.
Je sais que bien des tragédies aujourd’hui font douter de cette espérance. Pourtant de plus en plus les nations s’accordent pour mieux faire
respecter les droits de l’homme, pour défendre la liberté et la dignité humaine. Un nouvel ordre international s’affirme peu à peu. Demain il ne devra plus y avoir de repos pour les
criminels contre l’humanité. Et au nom de la France, en votre nom, c’est le combat difficile que je mène chaque jour.
A l’intérieur de chaque nation, une exigence se fait entendre. Toujours plus forte. Pour que les avancées de la science soient orientées
vers le bien de l’homme et ne se retournent jamais contre lui. Je pense par exemple aux manipulations génétiques ou au clonage. De même, dans le domaine de l’environnement, les peuples
ne veulent plus que la course à la productivité épuise la planète. La responsabilité de tous ceux qui dans le monde dégradent le patrimoine naturel doit être recherchée et sanctionnée. Car il
s’agit du patrimoine que nous lègueront à nos enfants. Même si le monde change comme il n’a jamais changé, la modernité ne doit pas nous diviser. Elle doit profiter à chacun. On réussira. Nous
réussirons parce que nous avons pris des décisions qui engagent et qui garantissent notre avenir.
Nous avons choisi ensemble de faire grandir la France dans l’Europe, une Europe qui nous garantit la paix, une Europe qui nous permet de peser
d’avantage dans le monde. Nous avons choisi aussi de prendre part à la mondialisation, d’en prendre toute notre part. mais une mondialisation maîtrisée, organisée, respectueuse de
l’environnement, capable de prendre en compte les aspirations des hommes et capables de faire reculer la pauvreté. Ce sera tout le sens du combat de la France dans les grandes négociations de
l’avenir.
Mes chers compatriotes, nous avons en commun certaines valeurs : la volonté de donner à chacun sa chance, pour que notre société soit plus
allante, plus mobile, plus optimiste ; l’exigence de solidarité, une solidarité plus responsable, où chacun s’efforcerait de prendre sa part du contrat ; l’attachement à la famille,
parce qu’elle est chaleur, entraide, sécurité ; le désir d’être utile, de trouver sa place dans la société, de donner autour de soi, de se réaliser ; la tolérance, qui ne doit pas être
renoncement à ses convictions mais respect de l’autre : respect républicain et le sens de l’intérêt général qui impose que l’état conserve toute sa place. Pour dire le droit, le faire
respecter, avec autorité, avec justice. Gardons ces exigences, gardons ces valeurs ! En les faisant vivre, nous serons plus forts pour aborder les temps qui viennent. La France change. Elle
doit le faire au rythme du monde. En étant fidèle à son génie propre, elle saura conjuguer le changement et la cohésion sociale, l’esprit d’initiative et la sécurité, la modernité et le bien
vivre ensemble.
Mes chers compatriotes, je mesure l’honneur et la responsabilité qui m’échoient de m’adresser à vous ce soir alors que notre nation franchit le
cap du siècle. La France a plus de mille ans. Riche de fièvre, de passion, d’enthousiasme. Elle continue comme hier à ouvrir et à défricher les chemins du monde. Le nouveau siècle est à inventer.
Plus fraternel, plus volontaire. Il aura les couleurs que nous lui donnerons. La France sera ce que nous voudrons qu’elle soit. Une nation unie, vivante, solidaire, ouverte, qui n’accepte
aucune fatalité. Car dans un monde où rien n’est figé, l’avenir dépend de nous. L’avenir dépend de notre capacité à construire, à créer, à rêver ensemble les voies de l’aventure
humaine.
A chacune et chacun d’entre vous, françaises et français de métropole, d’outre-mer, de l’étranger, je souhaite, très chaleureusement, une bonne
et heureuse année 2000. » ]
2 [ Dans sa déclaration à la presse du 10 mars 2003, le président français a exprimé son opposition à l’usage
de la force par les Etats-Unis contre
l’Irak. Voici le texte de son intervention radio-télévisée :
« Mes chers compatriotes,
Les opérations militaires viennent de commencer en Irak. La France regrette cette action engagée sans l'aval des Nations Unies. Et je souhaite
que ces opérations soient les plus rapides et les moins meurtrières possible et qu'elles ne conduisent pas à une catastrophe humanitaire.
Jusqu'au bout, la France, avec bien d'autres pays, s'est efforcée de convaincre que le nécessaire désarmement de l'Irak pouvait être obtenu par
des voies pacifiques.
Ces efforts n'ont pas abouti. Quelle que soit la durée de ce conflit, il sera lourd de conséquences pour l'avenir.
Mais la France, fidèle à ses principes - primauté du droit, équité, dialogue entre les peuples et respect des autres -, continuera à agir pour
que les crises qui ensanglantent ou menacent le monde trouvent des solutions justes et durables dans l'action collective, c'est-à-dire dans le cadre des Nations Unies, seul cadre légitime pour
construire la paix, en Irak comme ailleurs.
C'est pourquoi, demain, il nous faudra nous retrouver, avec nos alliés, avec toute la communauté internationale, pour relever ensemble les défis
qui nous attendent.
De même, la France ne se résigne pas à ce que l'Europe reste inachevée. L'Europe doit prendre conscience de la nécessité d'exprimer sa propre
vision des problèmes du monde et de soutenir cette vision par une défense commune crédible. C'est à la réalisation de cette ambition, au service de la paix et de la prospérité, que la France
appelle ses partenaires de l'Union Européenne comme ceux qui vont y adhérer.
J'ai demandé au Premier ministre de réunir aujourd'hui le Gouvernement. Sous son autorité, les pouvoirs publics mettent en oeuvre les
dispositions que la situation exige. Qu'il s'agisse de la sécurité, de l'économie ou de notre cohésion nationale, je veux vous dire que nous sommes vigilants et entièrement mobilisés. »
]
Extrait :
L’éthique (du grec ηθική
[επιστήμη], « la science morale », de ήθος ("èthos"), « lieu de vie ; habitude, mœurs ; caractère, état de l'âme, disposition psychique »
et du latin ethicus, la morale) est une discipline philosophique pratique (action) et normative (règles) dans un milieu naturel et humain. Elle se donne pour but d'indiquer comment les
êtres humains doivent se comporter, agir et être, entre eux et envers ce qui les entoure.
Dans tous les cas, l’éthique vise à répondre à la question « Comment agir au
mieux ? » ]
4 [ Extrait de mon commentaire sur le blog d'Hervé Torchet :
« Pour continuer sur ce sujet,
ce soir je viens d’apprécier l’intervention de Serge Galam dans l’émission "Ce soir ou jamais" de Taddeï. Il y a brillamment expliqué le processus de plus en plus fréquent dans toutes les
grandes élections, en France comme ailleurs, de résultats de plus en plus serrés, proches des 50% vus hier à l’UMP, ou en 2008 au PS…
Pour Galam la faute en incombe, non pas aux petites fraudes individuelles (car s’il y avait eu une immense fraude organisée dans un camp,
l’écart aurait été bien plus grand !), mais aux systèmes électoraux actuels, qu’il est urgent de changer pour rester démocratiques. Parce qu’on aboutit en définitive à un sentiment
d’injustice dans les deux camps !!! Tout le monde est perdant… Je suis en total accord avec lui ! Le principe de deux groupes semblables (dans la force) s’opposant systématiquement tels
des joueurs de foot ou de rugby est complètement dépassé ! Obsolète…
C’est pourquoi je propose d’introduire "l’opposition en interne a priori" dans tout groupe politique. En réunissant volontairement plusieurs
partis différents. C’est très simple à réaliser et c’est la seule solution "profitable à tous". Une solution où tout le monde est gagnant. Ce n’est pas de l’angélisme. C’est au contraire
mathématiquement logique, pragmatique et donc scientifique.
(J’en ai d’ailleurs parlé à Jean-François Copé et comme il a promis qu’il reviendrait à Dax s'il gagnait, je me ferais un plaisir de le lui
ré-expliquer.
Puisque voici ce qu’il dit concernant le réchauffement climatique :
"L'homme a été déclaré coupable simplement parce que pour l'heure on n'a pas trouvé d'autre coupable et aussi parce que les apparences sont
contre lui."
Mais en même temps :
"S'opposer aux conclusions du GIEC ne veut pas dire, loin de là, soutenir la pollution et les gros bénéfices des sociétés polluantes.
" » ]
5 [ Proposition d’un Règlement Intérieur Départemental, printemps 2008
6 [ Intervention
de Jean Claude Casanova et Philippe Bilger lors de l’Université de Rentrée 2012 du Mouvement Démocrate.
Seconde partie par Jean-Claude Casanova
« (…) Les socialistes auront une tâche extrêmement difficile à faire, c’est ce problème de la compétitivité. Et c’est quelque chose qu’il
faut saluer.
Que dans un gouvernement socialiste on parle librement de choc de la compétitivité est une première dans l’histoire française !
Je voudrais vous rappeler que ce choc de la compétitivité était nécessaire quand la France était gouvernée par monsieur Chirac et monsieur
Raffarin, et que ni l’un ni l’autre n’ont osé aborder à l’époque.
Alors qu’il devenait évident que le problème central de la France était celui de la compétitivité, ni monsieur Chirac ni monsieur Raffarin n’ont
eu le courage, ni l’intelligence de dire que c’était le problème central.
Or aujourd’hui, dans la France d’aujourd’hui, c’est reconnu à peu près par tout le monde. Sauf par monsieur Mélenchon qui délivre ainsi chaque
jour un brevet d’orthodoxie, de compétence et de raison à François Hollande.
Donc la question que nous devons nous poser c’est :
Les socialistes français qui sont au pouvoir ont cessé d’être
socialistes.
Je vous rappelle que la définition du socialisme c’est
- l’abolition de la propriété privée,
- le remplacement du marché par la planification et
- la renonciation au libre échange.
Sur ces trois points centraux, il n‘y a plus de socialisme :
1) Personne ne propose l’abolition du libre-échange, sérieusement. Tous ceux qui manifestent contre la mondialisation se précipitent
ensuite à la FNAC pour acheter des biens importés… Personne ne propose l’abolition du libre-échange.
2) Personne ne propose la nationalisation des moyens de production.
3) Et personne ne propose la renonciation au marché.
Donc d’une certaine façon dans ses axes centraux, le socialisme a disparu.
Qu’est-ce que c’est aujourd’hui que le socialisme ? C’est une aspiration vague à la justice et à l’égalité.
Cette aspiration vague à la justice et à l’égalité, d’une certaine façon, nous autres, centristes, la partageons. Simplement nous voulons la
partager avec un degré plus élevé de réalisme et avec une adhésion égale à une valeur partiellement contradictoire qui est la recherche de la liberté et la recherche de l’efficacité.
Donc rien ne nous sépare profondément et intellectuellement de la position actuelle du socialisme français. Qui a fait sa conversion.
Ce que nous ne savons pas -et c’est le point central sur lequel nous devons attendre et réfléchir- ce que nous ne savons pas, c’est s’ils auront
l’autorité et l’intelligence leur permettant de réussir. Nous ne savons pas si dans les six mois ou l’année qui vient, ce gouvernement prendra les décisions comme l’a prise le gouvernement
allemand précédent, soit socialiste, soit de coalition. Comme l’ont pris à d’autres moments d’autres gouvernements en Europe. Comme l’a pris en 1958 le général de Gaulle.
Nous ne savons pas si ce gouvernement prendra les décisions capitales qui permettront de redresser la situation de la France et de consolider
définitivement la création de la fédération européenne.
Nous n’avons pas de raison de suspecter. Il est médisant, il est maladroit, il est immoral de suspecter et de considérer que François Hollande
peut échouer. Comme simple français, comme simple citoyen, nous devons souhaiter qu’il réussisse.
S’il réussit, nous verrons quelle position nous devrons prendre.
S’il échoue, nous verrons de quelle façon nous devrons nous opposer à ceux qui ont échoué.
La seule chose que je peux vous dire comme simple observateur, c’est que l’équité et l’analyse nous recommandent d’attendre et d’observer, de
réfléchir et de ne pas suspecter la bonne foi de ceux qui nous gouvernent.
Je vous remercie » Jean-Claude Casanova ]
7 [ « Les fonctionnaires en mal d’éthique », Xavier Sidaner, site "ActeursPublics"
Article entier :
Attentes parfois contradictoires des citoyens, crise du management, baisse des effectifs, les hauts fonctionnaires traversent une crise du sens
de leur action, comme en atteste une étude – rendue publique le 28 novembre – de l’Association du corps préfectoral, présidée par Daniel Canepa (photo). En réplique, un code de déontologie devrait voir le jour.
Loyaux, intègres, honnêtes et compétents, nombre de hauts fonctionnaires le sont, nul n’en doute, mais cette éthique du fonctionnaire est mise à
mal, comme le montre une étude de l’Association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, présentée le 28 novembre lors d’une table ronde organisée à
l’occasion de l’assemblée générale de l’association, d’ordinaire fermée à la presse.
Les causes, multiples, ont été rappelées lors de ces travaux devant un parterre de quelque 200 hauts fonctionnaires. Comme l’a résumé Nicolas
Quillet, préfet du Cher et rapporteur de l’étude pour le compte de l’association, présidée par le préfet d'Île-de-France, Daniel Canepa : les agents sont pris entre “les critiques des citoyens” et les “tensions internes dans l’administration”, révélant finalement une
véritable crise de légitimité de l’État, laquelle se répercute sur le vécu des agents. “L’État doit se porter garant de l’efficacité de politiques qu’il ne
met plus en œuvre. Les fonctionnaires en sont affectés, car l’image d’eux-mêmes est aussi dégradée que celle de leurs services. Le paradoxe est qu’au moment où le besoin d’État est plus fort, ses
moyens pour le satisfaire doivent être réduits”, peut-on lire dans ce rapport (cliquez ici pour le consulter).
Un vrai cercle vicieux qui engendre ce que le rapporteur qualifie de “défaillances
individuelles”, ou pour Sophie Thibault, préfète de Corrèze, une “perte de repères collectifs”. Les agents du ministère de
l’Intérieur ne sont malheureusement pas les seuls à être victimes de ce mal sournois, amplifié par les réformes RGPP. En ouverture des débats, Jean-François Verdier, patron de la direction
générale de l’administration et de la fonction publique, témoin averti d’attitudes qui peuvent être contraires à l’éthique – entendue comme la morale individuelle – n’a pas caché son inquiétude
devant le recul de l’attractivité de la fonction publique. Malgré la crise actuelle, “on ne constate pas d’afflux des candidats vers la fonction
publique”, a-t-il dit.
Traditionnellement perçue comme une valeur refuge, l’administration n’aurait donc plus la cote en particulier, c’est une première, auprès des
jeunes. Jean-Louis Georgelin, ancien chef d’état-major des armées, s’est, d’une voix forte, lamenté de la perte des valeurs de la société civile et du risque d’une banalisation de la vie
militaire, portant atteinte au sens de l’engagement des jeunes recrues.
Sens de l’action collective
Dès lors, rétablir les valeurs d’éthique semble essentiel, non seulement pour les agents, mais aussi pour les citoyens afin qu’ils reprennent
confiance en leur État. Pour y parvenir, le rapport avance cette piste : inscrire dans la conscience professionnelle des agents les exigences de rigueur, d’engagement, de courage, de loyauté, de
respect et d’exemplarité. Ou, en langage militaire, discipline, rigueur et sens du sacrifice. L’idée peu paraître brumeuse ou décalée, elle n’en est pas moins essentielle, tant il est vrai, pour
les hauts fonctionnaires présents à la table ronde, que de simples solutions techniques, sur la formation par exemple, ne suffiront pas. “Il faut redonner sens à l’action collective, insister sur le management responsable des cadres, en mettant l’accent sur les
valeurs plus que sur les savoirs”, a martelé Nicolas Quillet.
Jean-François Verdier a abondé dans ce sens et a annoncé l’inscription prochaine en préambule du code de la fonction publique, à venir, d’une
sorte de code déontologique. La déontologie, qui porte en elle cette référence à l’éthique du fonctionnaire fondée sur des valeurs communes, fera quant à elle l’objet d’un texte, tiré des travaux
de la commission Jospin et du rapport Sauvé – un peu trop vite enterré – dont un large volet était précisément consacré à la déontologie. ]
8 [ Et voici ma question...
« Si vous ne connaissiez ni l’auteur du discours du 31 décembre 1999, ni la
date, ni le lieu, ne pensez-vous pas que -dans les mêmes circonstances- tout responsable politique intègre et humaniste, de gauche comme de droite, ou bien sûr du centre, aurait pu le tenir de la
même manière, avec strictement les mêmes mots ? Ne pensez-vous pas que c’est la preuve que nous sommes tous capables de nous réunir sur un même
projet ?! » ]
Derniers Commentaires