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Mercredi 11 novembre 2009


... étais-je déjà moi-même ?





Une nouvelle fois, me voilà taguée par Vincent !

 

Quelques mots d’abord pour le long silence ayant séparé mon précédent billet de l'avant-dernier. Que dire pour me justifier… Que je n’avais plus vraiment de motivation ? Sans doute un peu. Que j’avais d’autres préoccupations ? Vraisemblablement cela.

 

Alors oui, il y a cette course effrénée du temps que je voudrais sans cesse maîtriser. Pestant contre la nécessité de devoir m’alimenter et dormir pour vivre. Râlant de me sentir tributaire des autres. Quelquefois seulement.

 

Quel bonheur finalement de faire partie de cette société où chacun d’entre nous est à la fois otage et décideur. De savoir que chacun d’entre nous, sans exception, peut peser sur un évènement, une décision, une opinion. Chacun est acteur. Chacun est libre d’agir. De penser. De choisir de vivre seul ou parmi les autres. Chacun est en perpétuelle évolution et peut changer. A tout âge.

 

Alors ?!

Alors je suis très contente de me retourner vers mes 23 ans et de vous dire qui j’étais et ce que je faisais à ce moment-là.

 

A 23 ans, en 1975 donc, j’étais une jeune maman. Ma vie avait radicalement changé avec l’arrivée d’un petit bonhomme dès 1974.

 

Un petit garçon né en présence de son papa. A la maternité de Creil, c’était une première ! Cela ne se pratiquait pas couramment encore. Le médecin accoucheur avait d’ailleurs dû pour cela me faire une ordonnance tel un mot d’excuse. « Veuillez autoriser la présence de Monsieur M. lors de l’accouchement de Madame M. »


C’était aussi le début de l’ASD (accouchement sans douleur) soi-disant beaucoup plus au point. Pour moi ce ne fut pas franchement une réussite puisque la douleur, intense, brutale était belle et bien là. Malgré les nombreuses naissances auxquelles j’avais assisté lors de mes stages en maternité, malgré une confiance totale en moi, la souffrance a été fort vive et m’a moi-même abasourdie ! Cependant mon gentil accoucheur a considéré que j’avais « raté mon accouchement » ! Peut-être eut-il fallu qu’il en fasse lui-même l’expérience avant d’oser porter une si terrible accusation ?!

Etrange souvenir que celui de cet homme si sûr de ses théories qu’il ne pouvait en aucun cas admettre s’être trompé ; quitte, pour cela, à accuser de sabotage une jeune maman toute fière pourtant de sa petite performance à elle… Car le petit exploit était bien vivant. Un beau petit garçon aux yeux bleu lumineux, un bleu que tout le personnel de la maternité est venu admirer tant il est rare qu’un enfant ait les yeux si clairs dès la naissance. Et ce petit bébé a même décidé d’entrer dans le monde de façon très originale : en éternuant plutôt qu’en criant. Pas un pleur, aucune envie de dormir non plus : un vrai petit extra-terrestre… et l’on voudrait me faire croire que j’avais raté mon accouchement ?!


Devenir mère, c'est-à-dire responsable d’un être ne comptant que sur moi au départ de son existence, a été quelque chose de tout à fait magique. Que le renouvellement de la vie puisse passer par moi tenait véritablement du miracle. C’est un sentiment absolument unique, indéfinissable. Sentiment identiquement reproduit par la suite lors de la naissance de mes deux autres enfants.

 

Bien sûr il y avait d’abord eu ce nouveau statut de femme mariée, dès mes études finies. Savez-vous messieurs que cela est une étape considérable que de passer de l’état de « Mademoiselle » à celui de « Madame » ?

J’ai d’ailleurs toujours regretté qu’il n’y ait jamais eu cette distinction pour vous les hommes ! Imaginez… Vous êtes « Damoiseau » ; Tout à coup, jeune « Mon Damoiseau », vous voilà promu « Monsieur ».

- Monsieur de qui ?

 

Parce qu’il est là le problème. L’astuce de l’emprise peut-être. Un homme se marie et rien ne change pour lui. Personne ne lui fera la demande de savoir comment s’appelait la jeune épousée avant.

- Monsieur est marié ? Félicitations ! Monsieur le Colonel et Madame. Monsieur le Docteur et Madame. Monsieur le Maire et Madame...

 

Avez-vous déjà entendu annoncer par un valet de pied :

- Madame la Concierge du Cabinet de la Commission de Neuilly et… Monsieur ?!

Non, n’est-ce pas !

 

- Ah, Mademoiselle est mariée ? Avant de féliciter Madame, il faudrait déjà savoir avec qui : Quel est son nouveau nom ? Quelle est la situation de son époux ? Ah, militaire de carrière ? J’aime pas la guerre ! Elle aurait pu choisir un médecin ou un banquier.

- Oui mais les militaires sont justement là pour protéger tout le monde. Pour préserver la paix. Pour qu’il n’y ait plus de guerre.

- Oui mais j’aime pas les gendarmes !

- Il n’est pas gendarme, il est dans l’Armée de l’Air !

- Ah, bien ; il est pilote de chasse alors ?

- Non, il travaille au sol, il veille à ce que les avions volent bien.

- J’aime bien les chasseurs mais j’aime pas les militaires ! C’est un principe.

 

Voilà ce qu’était le lot des femmes mariées, chers amis : une femme ne pouvait exister qu’à travers son mari ! Qu’on lui choisissait, si possible à sa place, intelligent, riche, bien installé dans la société des notables. Puisqu’une jeune fille n’était majeure qu’à 21 ans ! Comme les hommes bien sûr. Mais les femmes avaient encore besoin de l’autorisation de leur mari pour certains actes. Vous rendez-vous compte que 10 ans avant mes 23 ans seulement, en 1965, une femme devait parait-il avoir l’accord de son mari pour travailler !

 

La contraception ne fut autorisée qu’en 1967… Peut-être est-ce une des raisons tout à fait louables de partage enfin équitable des droits et des devoirs, qui fait que de nombreux couples ne se marient plus de nos jours.

 

Revenons en 1975 : année voyant l’apparition du divorce par consentement mutuel ET l’année où la loi Veil légalise l’interruption volontaire de grossesse !

 

- Et toi au fait, qu’est-ce que tu fais ?

- Je suis infirmière. Je suis mariée et j’ai un petit garçon.

- Tu travailles où ?

- En fait je travaillais dans un hôpital de l’Oise, dans un service de Chirurgie ; j’avais la responsabilité de 20 lits, dont la chambre de 5 enfants. Mais j’ai arrêté. J’ai fait un remplacement d’une directrice de crèche durant quelques mois et maintenant je prends un congé parental pour quelques années.

- Déjà ! Ton travail ne te manquera pas ?

- Je voudrais privilégier l’éducation de mes enfants et comme j’en voudrais plusieurs…

 

Cette année-là, nous venions juste de récupérer notre première télévision. En noir et blanc encore… l’ORTF venait de laisser la place aux 3 chaînes : TF1, Antenne 2 et FR 3… 1975, c’était l’année de l’apparition de Bernard Pivot et sa première émission d’Apostrophes.

 

Curieusement à cette période de ma vie, la politique ne m’intéressait pas encore. En tant qu’épouse de militaire de carrière, les prises de position étaient interdites ou se devaient d’être très réservées. Bien entendu. Pourtant je me souviens d’une réunion politique où j’étais allée à Mont de Marsan, lors de mes études et c’était pour Valery Giscard d’Estaing que je considérais plutôt du centre. (Tiens à ce sujet, saviez-vous que cet homme avait eu le bac, son double baccalauréat en philosophie et mathématiques à 15 ans ?!)

 

Je n’avais pas encore d’investissement dans la vie associative non plus. J’ignorais alors que je serai « parent d’élèves » engagée durant plus de… 20 ans !



A 23 ans, n’avais-je pour autant aucune expérience ?!

 

Au contraire ! Jugez-en :

Pour gagner mon argent de poche, dès 17 ans j’avais été monitrice de colonies de vacances. A Accous dans les Pyrénées (je ne pouvais évidemment pas deviner que Jean Lassalle ferait tant parler de ce petit village...). Et cela pendant plusieurs saisons.

Tenez, j’avais donné des cours de maths et d’allemand aussi… puis fait des gardes d’enfants (on ne parlait pas trop de baby-sitting encore).

 

A 19 ans, étudiante infirmière, j’avais effectué ma première nuit de garde dans le service de chirurgie de l’hôpital Layné de Mont de Marsan. Une nuit que je ne revivrai pour rien au monde et qui a cependant été déterminante. Mes meilleures copines fumaient toutes autour de moi. Moi pas. Il m’a suffi de devoir désencombrer durant des heures les expectorations d’un opéré du jour, un très gros fumeur, à qui l’on venait de faire une trachéotomie ; de me demander à tout instant si je n’allais pas le voir mourir étouffé sous mes yeux, pour me jurer de ne jamais toucher à la moindre cigarette ! Et de tout faire pour que chacun de mes enfants en fasse autant. Exemple terrifiant. Efficace. Radical.

 

Au sortir de l’école, le diplôme d’état tout frais en poche, je me suis vue proposer le choix entre trois postes : chirurgie, médecine ou salle d’op. Imagine-t-on pouvoir toujours le faire en cette période de crise !

 

A moins de 22 ans, moi petite infirmière encore sans grade, avec les pleins encouragements de ma surveillante, j’avais entrepris de restructurer mon service. En appliquant des cours encore tous flambants neufs. En particulier, convaincre les chirurgiens de ne plus utiliser les numéros sur les portes des chambres comme seule identité de leurs « malades »… Un beau combat dont je suis sortie victorieuse. Fièrement.

 

A 22 ans, j’avais vu mourir, sans qu’elle s’en aperçoive, ni moi non plus, une vieille dame de 98 ans arrivée pour fracture du col du fémur ! Pendant que je préparais une perfusion. Elle s’était endormie tout simplement.

 

J’avais également constaté le décès d’un homme, quelques instants après être rentré dans mon service un dimanche soir. Pour une intervention mineure le lendemain matin. Une mort tellement suspecte, qu’une enquête avait été demandée. Il est vrai que cet homme inanimé, entièrement cyanosé de la tête aux pieds, faisait craindre un empoisonnement plutôt qu’une crise cardiaque. Je le revois encore, allongé sur son lit non défait, en pyjama déjà, son livre tombé sur le visage comme s’il s’était assoupi en lisant. L’équipe de réanimation appelée à son chevet n’a pu le réanimer. Etrange mort dont je n’ai jamais su la cause.

 

Mais à 22 ans, j’ai fait quelque chose dont je suis encore très fière. En prenant simplement sa tension artérielle à une toute jeune fille de 14 ans -alors en observation dans mon service- j’ai réussi à me rendre compte que sa tension chutait vertigineusement. Elle faisait une hémorragie interne ! Alerté immédiatement, le chirurgien a pu intervenir à temps. L’ayant amenée pour douleurs abdominales, les parents étaient loin de se douter de la précocité de leur fille : ils pensaient à une appendicite… elle faisait une grossesse extra-utérine ! Sans doute lui ai-je sauvé la vie.

 

Oui, à 23 ans, j’avais déjà vécu !

 

A 21 ans, je m’étais mariée sans un sou de côté. Sans un meuble, sans rien d’autre que mon insouciance et mon optimisme.

 

A 23 ans, j’avais déjà découvert la joie du développement photo en laboratoire-maison. Avec mon mari nous avions fait un immense portrait en pied « grandeur nature » qui avait nécessité de calfeutrer toutes les fenêtres ; et obtenir ainsi une chambre noire de plusieurs mètres de profondeur. Aboutissant au mur au-dessus de la baignoire. Parce que c’était notre cuve à révélateur et que nous le passions sur le papier photographique tels des colleurs d’affiche : au balai. En 1975, j’étais déjà quelque peu folle...

 

Cette année-là, j’avais accepté de passer des journées entières d’attente dans un froid de… « canard » ! A juste regarder le ciel. Pour espérer voir sauter les parachutistes. Dont mon mari. Prudemment, je restais au sol. Et prudemment, je tenais mon fils avec un harnais, tant les hélices étaient proches.

 

Cette année-là nous avions notre deuxième Ami 6 break, de couleur verte je crois, à cette période. Nous en avons eu trois de couleurs différentes : grise, verte et rouge. Visiblement un choix progressivement plus mûr. J'avais acheté l'une d'entre elles toute seule d'ailleurs. Sans l'autorisation ni l'avis de mon mari.

 

En 1975, c’était toujours la mode des pattes d’ef. Et des minijupes !

 


A 23 ans, je ne savais pas ce que serait le reste de ma vie. Mais à 23 ans j’avais compris, je crois, ce qu’avoir des responsabilités voulait dire. Ce n’était pas une question d’argent ; pour l'avoir seulement. Ce n’était pas le paraître. C’était déjà bien... l’être !


Ce Tag risque de tomber comme un cheveu de Nicolas sur la soupe à Jean... ou Pierre ! Tellement j'ai pris du retard. Aussi je ne passe le potage qu'à celui qui aura envie d'en remettre une louche ! BGR peut-être ? Qu'il me semble ne pas avoir lu sur ce sujet...

A très bientôt !

Par FB-40
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Vendredi 30 octobre 2009

... mais pas trop tard !




 

 

 

 

 

C’est souvent au dernier moment que je prends les grandes décisions… Certains pourront se dire que c’est un manque d’organisation. Peut-être.

 

Je crois plutôt que je me donne le temps de réflexion le plus long qu’il soit : afin de peser le pour et le contre.

 

Consulter pour cela tous les sites qui pourraient m’éclairer. Ecouter tous les points de vue.

 

Examiner avec lucidité la situation de mon environnement immédiat. Ma situation personnelle. Sans complaisance.

 

Voir mes convictions. Mon potentiel. Mon courage ou ma lâcheté. Ma combativité ou mon désarroi. Ma rébellion ou ma docilité.

 

Savoir si je me sens prête à continuer à me mettre en avant sous prétexte de transparence. Prendre des coups… à coup sûr moi aussi. Mais repartir quand même ?!

 

Montrer ma folie. Ma créativité… Ma fantaisie aussi !

 

Alors oui, je suis capable de coup de sang, de coup de coeur. Et je suis capable aussi... de changer d’avis, de revenir sur une décision antérieure.

 

J’avais d'abord dit que je voulais faire de la politique sans être élue. Démontrer que cela était tout à fait réalisable.

 

Puisqu'il ne m'a pas encore été possible de me faire « accepter » par les membres* de mon propre département, les Landes, je me disais que j’œuvrerai malgré eux. Sur ce blog. Et que cela me suffirait grandement.
La mise à l’écart ne serait que provisoire et je réussirai à ce qu’ils viennent me chercher ! Il faut finalement me rendre à l’évidence : Personne ne viendra jamais me solliciter. C’était une idée bien naïve de ma part. Je savais bien pourtant que les fameux auto-moteurs dont parlait déjà François Bayrou en 2007 ne sont que des personnes s’imposant elles-mêmes**, surmontant les barrages qui surgissent devant elles.
*(Malgré le manque de parité, vous pouvez voir sur le site officiel du MoDem 40 que je ne figure même pas sur la liste des conseillers départementaux… J'ai cependant les échanges les plus cordiaux avec tous, soyez rassurés, tout particulièrement les Jeunes Démocrates des Landes.)

**(A ce sujet, je vais essayer de faire un article très complet  sur le Principe de Peter et ses corollaires, que je mettrai bientôt en ligne.)

 

J’ai maintenant commencé quelques interviews pour Fréquence Orange, la radio du Web créée par le talentueux Jonathan Salomon et le généreux Antonin Moulart. Trois invités, des plus prestigieux, ont déjà accepté mon invitation. Voilà, c’est déjà en boîte. (Non, non, je ne les ai pas vraiment mis en boîte moi-même !) Bientôt en diffusion. D'autres invités vont se succéder bien sûr. Cela devrait me satisfaire et contenter mon désir d’agir toujours au cœur de la vie.

 

Non, cela ne me suffit pas ! Je sais que je peux faire mieux. Je sais que le combat du Mouvement Démocrate est juste et noble. Que lui seul parviendra à redresser la pente dangereuse sur laquelle notre pays glisse chaque jour un peu plus.

 

Je crois au potentiel de François Bayrou, de Corinne Lepage, de Marielle de Sarnez, de Jean Lassalle et de Robert Rochefort, de Gilles Artigues et tous ceux qui les entourent !

 

Je sais aussi -pour les avoir lu intensément- que parmi les blogueurs se trouvent des personnes d’une intelligence rare. Que grâce au développement d’Internet, jamais la confrontation d’idées n’a été aussi riche et aussi efficace...

 

Je vois -vous le voyez aussi- qu’ils amènent à une réflexion commune. Convergeant vers une seule solution de progrès soutenable. L’unique solution.

 

Tous sont lucides et dénoncent les abus. Les abus de pouvoir. Le manque de respect et la perte de dignité.

 

Ils osent demander le retour de la simple honnêteté intellectuelle et seulement elle. Rien d’autre !

 

Alors, oui, j’avais dit que je ne postulerai pour aucun poste pour le moment. Parce que je ne croyais pas posséder de connaissances suffisantes sur le fonctionnement des administrations territoriales.

 

J’en ai discuté avec certains de mes amis, à Nancy en particulier. Ils m’ont au contraire fait constater qu’en disant cela, je faisais le jeu de tous ceux qui voulaient détourner le cumul des mandats à leur seul profit. Bloquant ainsi le renouvellement des idées et des actions profitables à tous. Faute de candidats à la candidature, ces gens-là faisaient plutôt triompher la malhonnêteté. Merci à mes amis de leur aide. Une aide à la décision fort judicieuse.

 

Je m’étais dit ensuite que je ne disposais d’aucun capital financier et que l’argent, ce fichu argent, étant le nerf de la guerre, je n’aurais aucunes munitions ! Je m’étais auto-éliminée sans aucune pitié !

 

Cependant, des personnes sans aucune fortune ont réussi à faire bouger les rangs. Il leur a suffi d’y croire très fort. Croire en elles-mêmes et croire en toutes les autres !

 

Il se trouve que je sais posséder plusieurs projets -innovants certes- mais créateurs*** d’emplois. Peut-être des centaines d’emploi. Je ne me trouve absolument pas démunie ! Je me sens bien au contraire propriétaire d’un avenir prometteur, plus souriant, plus digne pour tous. Je me sens riche de potentiel.

***(Sur ce blog, je ne vous ai pas encore parlé de certains objets de mon invention que je compte faire fabriquer dans le cadre de ma future société : une SCOP, qui est un système de gestion n'autorisant aucun profit disproportionné et permettant le respect de chaque salarié.)

J’ai la chance d’habiter dans le sud-ouest. En Aquitaine, région de François Bayrou, de Jean Lassalle et de Robert Rochefort. J’aime cette région : Je veux participer à son développement économique, social et culturel. A son épanouissement humaniste.

 

Je me présente donc à la candidature des candidatures à l'élection Régionale pour le Mouvement Démocrate.

 

A très bientôt !



 

Françoise Boulanger

Adhérente MoDem et CAP 21

Adhérente réactive...

Par FB-40
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Samedi 19 septembre 2009

... ou vivre pour lire ?!





                   Agatha Christie

Doublement taguée par Vincent et L'hérétique sur une chaîne initiée par Nemo (je crois), j'ai pris grand plaisir à répondre à ces questions !


 

1 – Plutôt corné ou marque page ?

Corner une page, il me semble l’avoir fait deux ou trois fois mais finalement je me sentais tellement honteuse que cela n’a pas duré. Il faut dire qu’un livre pour moi est un objet sacré et qu’en aucun cas je ne tiens à le souiller sciemment. (J’ai un livre de médecine qui a reçu un coup de cafetière un jour et son nouveau teint cireux m’a tellement choquée, que je le cache soigneusement au-dessous des autres.)

Alors j’ai deux solutions, trois en fait :

- Soit je me trouve un marque-page, un vrai de vrai, un beau et cher, acheté pour cela, ou que l’on m’a offert, que bien sûr je perds dès le livre suivant. Donc il me faut trouver n’importe quoi, du moment que cela n’abime pas le livre… Ce qui me tombe sous la main. Un élastique, un trombone, une feuille de bloc note, un ticket de bus, un mouchoir en papier ou même une fois une feuille de papier toilette ! Si, si j’ai osé. Et alors ?! Bien pliée en deux pour avoir plus de tenue, ce n’est que du papier après tout. A l’usage d'une purification du corps aussi noble que ce qui vous instruit ou vous divertit l’esprit non ?!

- Soit je retiens le numéro de la page mais franchement, ça va bien un temps, pour épater la galerie éventuellement ou pour me prouver que je ne suis pas encore trop gâteuse mais bon, d’ordinaire cette solution ne dure jamais bien longtemps !

- Parce que, je vais vous dire finalement, je m'interromps tellement souvent que la plupart du temps je ne prends pas le temps de marquer quoi que ce soit. Je me contente de chercher ma page au jugé de ce qu’il me semble avoir déjà lu et -croyez-moi ou pas- en général, je tombe juste « à une page près » ! Je vais encore vous dire pourquoi : je suppose que le livre est légèrement déformé à la dernière page lue, suffisamment pour s’y ouvrir tout seul… Il ne s'agit pas de hasard ici. Juste de physique. Déçu(e), hein ?!

 

2 – As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Oh que oui et de toute ma famille ! Mes enfants en particulier. Ils savent que c’est pour moi toujours un plaisir. C’est aussi, et sans doute l’ont-ils deviné très tôt, que ce livre me rapproche d’eux. Chaque livre choisi par eux est comme une lettre de leur part. Ce sont des objets-liens qui nous relient au-delà de la distance et du temps. Les objets ne vieillissent pas aussi vite que nous. Les livres sont fidèles. Ils peuvent passer de mains en mains sans perdre de leur âme.

 

3 – Lis-tu dans ton bain ?

Certainement pas. Et qui me tournera les pages sans les mouiller ?! Et puis, je déteste prendre un bain de toute façon ; rien ne vaut une bonne douche revigorante.

 

4 – As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Oui ; deux même ! Je les écrirai sûrement. Les éditer aussi ? Cela, pas sûr. Le premier sera plutôt une réflexion sur les influences des personnes réelles et des personnes virtuelles, celles des livres justement, sur notre « construction ». Probablement la mienne. Le second est top secret. Si je vous dis le titre, vous saurez tout.

 

5 – Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

Le plus grand bien ! Mon premier roman a été une révélation. Un roman policier en réalité qui m’a fait découvrir le personnage d’Hercule Poirot ; si je vous dis qu’il ne me manque que 4 tomes de tous les livres d’Agatha Christie (plus de 80), vous me croyez n’est-ce pas ?! C’est, je crois, la seule série presque entière que je possède. J’ai la chance de posséder une série me venant de mon grand-père maternel : 75 livres de la « collection Nelson », ancêtre du Livre de Poche (qui en compte en réalité plusieurs centaines) de Victor Hugo à Alexandre Dumas (le père, le fils et l’esprit des deux) en passant par Alphonse (j’adore ce prénom !) de Lamartine, Emile Souvestre (qui connaît encore ce breton ?!) ou encore Honoré de Balzac, Théophile Gautier et même Francisque Sarcey (un journaliste et critique des plus impertinents, homme remarquable et talentueux ; si vous ne le connaissez pas du tout je vous recommande de trouver absolument une parution du recueil « Le Siège de Paris ». Morceau choisi, la toute fin, écrite le dimanche 12 février 1871 : « … Si ce petit livre, en faisant connaître Paris à nos frères de Province, en leur donnant de nouveaux sujets de l’estimer, jusque dans ses erreurs, qui ne partent point d’un mauvais naturel, contribue, pour son humble part, à maintenir la concorde et la paix, je ne regretterai pas de l’avoir écrit. Il a été commencé, je ne dirai pas gaiement, mais avec une vive et franche allégresse, en des jours d’espérance et de fierté. Il s’est assombri peu à peu ; il s’achève au milieu des plus noirs présages. Tâchons de les écarter, et faisons chacun notre devoir, les yeux fixés sur cette devise de Paris, dont il faut faire celle de la France : Fluctuat nec mergitut. Balloté souvent, jamais englouti. »).

Ma mère possède tout le reste de la bibliothèque de mon grand-père. Pas mal de sélection du Reader’s Digest aussi, sélection d’extraits de magazines édités en kiosque à partir de 1922. C’est grâce à tous ces livres que j’étais heureuse de partir en vacances chez mes grand-parents. Parce que chez moi, ou à la bibliothèque municipale, j’avais déjà lu toute la bibliothèque rose, verte et rouge et or. Toute la série de la Comtesse de Ségur avait été lue et relue depuis belle lurette. Alors oui, j’aime les séries !

   

6 – As-tu un livre culte ?

Difficile de choisir, et à part « les dix petits nègres » qui serait mon livre révélateur d’une forme de lecture active, que décidément j’adore, je pense que -tout comme Florent encore- je vais vous citer… « le dictionnaire » ! Il faut dire que lorsque je suis rentrée en Internat dans un pensionnat tenu par des religieuses, j’ai dû me soumettre à la censure impitoyablement instaurée pour toutes, de la 6ème à la terminale, qui était que seul le dictionnaire était autorisé en salle d’étude. Vous pensez bien que j’en ai profité pour lire en toute impunité, au nez et à la barbe (si, si, il y en avait une qui avait quelque poil au menton) de mes gentilles geôlières, les pires horreurs pour une gamine de 11 ans. Images de luxure étalée (« le déjeuner sur l’herbe » de Manet par exemple ou certains Apollons bien musclés…). Mais aussi certains gros mots enfin révélés. Vous savez tous ces mots que l’on ne peut écrire qu’en lettres parcimonieusement choisies entre elles. C’était l’époque où je n’avais droit qu’au seul « mer…credi » !

Blague à part, le dictionnaire* est réellement le seul livre que je consulte sans cesse. Dictionnaire papier, et le Larousse seulement ! Plusieurs fois par jour. *(Au risque de décevoir mes admirateurs, c'est juste pour vérifier le sens d'un mot ou son orthographe mais surtout la conjugaison. Par habitude, je vais plus vite que sur Internet, c'est tout. Et puis, comme je suis assez nulle en géographie...)
 

7 – Rencontrer ou non l’auteur du livre ?

Ah oui, rencontrer l’auteur c’est important ! Il en est certains que j’irai voir par tous les temps et quelle que soit la longueur de la file d’attente. La preuve, pour Corinne Lepage, François Bayrou et Jean Lassalle, j’avais leur livre dans mon sac jusqu’à ce que je finisse par les rencontrer ! Ce n’est pas une façon de s’approprier l’auteur, de le manger en quelque sorte, que de demander une dédicace pour un livre que l’on a aimé. C’est se rendre compte par soi-même que l’on a bien compris l’esprit de ses écrits. Une simple confirmation de ce que l’on a pressenti de sa personnalité. Découvrir une écriture manuscrite, des mots choisis pour vous, selon le seul regard échangé peut-être, ou une petite phrase complice. Oui, rencontrer l’auteur est pour moi un vrai dessert. Celui qui vient couronner le festin d’une note délicate, parfaitement délectable.

La rencontre la plus marquante, réellement, a été celle de Bernard Pivot, un homme dont j’admire au plus haut point l’intelligence et l’humanisme. C’était à Nancy en 2005, le mercredi 15 septembre. Il y a quatre ans déjà ! J’aurais aimé pouvoir faire dédicacer un livre de Boris Cyrulnik ou de Marie-France Irigoyen. Un jour peut-être aurais-je cette chance.

 

8 – Aimes-tu parler de tes lectures ?

Il me semble que la longueur de mes commentaires en est la preuve ! Oui, j’aime partager. Et un livre plus que tout. Jusqu’à les prêter. Cependant, j’ai tellement de mal à récupérer les livres ainsi donnés, sous l’enthousiasme de la découverte et en toute confiance, que je me demande si je ne vais pas dorénavant m’abstenir de succomber à ce penchant naturel…

 

9 – Comment choisis-tu tes livres ?

Je n’ai aucune règle établie en ce domaine. Il suffit d’une information entendue ici ou là, me créant alors l’envie impérieuse de me procurer tel ou tel ouvrage, pour que je parte illico presto à sa quête. Je vais souvent en bibliothèque mais ai tellement de mal à rendre le livre lu s’il m’a plu, que finalement je préfère grandement l’acheter. Pas trop les moyens en ce moment. J'ai d'ailleurs un livre de François Bayrou en ma possession qui est toujours la propriété de la ville de Dax, que personne ne m'a encore réclamé, parce qu'ils n'ont en principe aucun livre politique. Mais qu'il va me falloir leur racheter loyalement en leur payant une amende. Je serai enfin tranquille. Quant aux lectures du Web, qui sont quasiment incessantes, je commence à mettre tout ce qui me plaît en favoris et souvent je finis par en imprimer beaucoup je l’avoue. Je ne devrais pas, je le sais ! C’est cependant trop tentant de pouvoir toucher les pages en même temps qu’en lire les lignes. Et puis j’aime quelquefois l’odeur de l’encre et du papier ! Je rassure toutefois les écolos : je n'ai pas imprimé les récentes chroniques de Corinne Lepage (400 pages !) promptement téléchargées ces jours-ci.

 

 10 – Aimes-tu relire ?

Oui, il m’arrive de relire certains romans policiers…parce que je ne me souviens parfois plus de l'intrigue ! J’ai d’ailleurs appris que François Bayrou le fait quelquefois lui aussi et surtout qu’il fait, tout comme moi, une chose que j’avais du mal à avouer : quand il achète le livre il faut que la fin lui plaise ! Extrait d’un article du JDD début septembre : Cet été, le président du Modem s’est aussi réfugié dans la lecture: "Je lis un polar par jour, j’en ai plein à la maison, vous pouvez les relire cinq ans après, vous ne vous souvenez de rien. Je lis des polars américains, je les achète par douzaines, il faut qu’ils finissent bien, alors je lis la dernière page. J’aime l’humour de Westlake ou la bonne vision de l’âme humaine d’Ed McBain." Des lectures plus utiles aussi: les discours de guerre de Churchill, "en anglais", tient-il à préciser, des livres d’économie et la dernière encyclique du pape, Caritas in veritate, "l’Amour dans la vérité", où Benoit XVI condamne le capitalisme financier. Bayrou a écrit, tous les jours – il ne sait pas ce qu’il en fera –, il a parlé avec des intellos, et il a eu une conversation, brève "parce qu’il est âgé", avec Maurice Allais, le Prix Nobel d’économie français.

Mais il y a une raison (grave à mes yeux !) pour laquelle je regarde systématiquement la dernière page de tout livre : il m’est arrivé une mésaventure au Qatar, il y a vingt ans déjà, qui m’a réellement traumatisée. Pour vous dire, hein ?! Mon mari avait récupéré toute une petite série de livres policiers, ou autres romans de gare, d’un français qui repartait en France. Ravie donc de trouver une telle lecture supplémentaire (le choix de la bibliothèque du centre culturel français n’était pas terrible), j’ai commencé la lecture d’un livre passionnant que j’ai lu d’affilée en quelques heures sans m’interrompre. Moi qui n’aime d’ordinaire pas trop la science-fiction, je dois reconnaître que ce livre-là m’avait vraiment tenu en haleine. Hélas… il manquait la dernière page ! Elle avait été arrachée ! Depuis, n’est-ce pas, je ne manque plus de vérifier. On ne sait jamais.

 

11 – Une lecture inavouable ?

Non, aucune, j’estime que tout est bon à lire ; à mon âge ça va. J’assume la lecture des pires bêtises. Je n’en achète évidemment pas, mais si je vois quelque chose d’idiot, de puéril, de moche ou de vulgaire, je suis tout à fait capable d’y jeter un œil quand même, en belle curieuse que je suis aussi !

 

12 – Des endroits préférés pour lire ?

Non, aucun, je lis partout, dans toutes les conditions. Assise, allongée, au calme, dans le vacarme, en voyage, à la plage, dans ma chambre ou dans le salon, partout. Télé allumée aussi bien. Enfants bruyants ou musique à proximité, peu m’importe. Si la lecture me plait, je fais abstraction de tout le reste s’il le faut. Ou j’écoute autre chose en même temps. N’oubliez pas Messieurs que les femmes savent (culturellement ou de façon innée ?) faire plusieurs tâches à la fois. Question d’organisation. On apprend vite. Une seule impossibilité : lire au soleil ! D’ailleurs Mesdames, protégez votre peau. Pas de soleil, pas de ride. Enfin, moins. Allez, on va dire : moins vite !

 

13 – Un livre idéal serait pour toi ?

Certains ouvrages m’ont arraché des larmes, forcément ils sont attachants et je voudrais qu’ils durent plus longtemps. Mais, d’un autre côté, ne lire qu’un seul livre, le croyant « idéal », ce serait me condamner à risquer de passer à côté d’une autre merveille. Au contraire j’aime lire vite pour découvrir autre chose.

 

14 – Lire et manger ?

Non, en général je mange très vite pour me remettre encore plus vite à la lecture. Il m'arrive tout de même de grignoter quelques petits gâteaux secs (surtout pas gras !) en lisant et buvant mon café, mais suffisamment loin du livre et de l'ordinateur. On ne sait jamais…

 

15 – Lecture en silence, en musique, peu importe ?

Comme dit précédemment, le bruit ne me gêne pas et ce serait plutôt signe de vie. La musique, les cris, les rires et même les pleurs sont pour moi normaux. Le silence complet n’est pas désagréable parfois (me tenir assise seule dans une cathédrale, quelle émotion !) mais pas essentiel. Certains silences peuvent même être assez pesants. Je crois que le bruit, c’est la vie ! La lecture aussi.

 

16 – Le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu’au bout ?

Permettez-moi de reprendre à mon compte les propos exacts de Florent. Ils sont miens aussi : « En général oui, même si mes yeux se ferment j'essaye de le terminer, j'ai déjà fait des nuits blanches à cause de ça... surtout que je ne regarde plus l'heure une fois que je suis immergé dedans. » Demandez à ma petite sœur qui avait la malchance de partager ma chambre… Je l’ai bien ennuyée avec ma lampe de poche, alors qu’elle-même ne peut dormir que dans le noir et le silence le plus total. Je lui en demande rétrospectivement bien pardon.


17 – L’auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?

Je ne sais pas. Je vais déjà lire les auteurs qui m’attendent encore dans ma bibliothèque. Le livre de Jean-François Kahn entre autre (tiens encore comme Florent). Gros pavé que je n’ai pas eu le courage d’entamer me connaissant. Normalement, j’essaye de lire un livre d’affilée, même s’il est épais. Je pense à celui de Jean Lassalle qui m’a beaucoup plu et que j’ai lu d’un trait. Certains méritent réellement beaucoup plus de concentration. Tel est le livre de Corinne Lepage par exemple, que je relis attentivement, Internet branché prêt à m’aider de précisions supplémentaires, pour en comprendre mieux certains passages.

 

18 – Ton livre de chevet tout de suite ?

Aucun ! Avant de m’endormir je fais… des Sudoku. Et oui ! J’ai besoin aussi de ce jeu d’observation et de logique. Très révélateur de mon état d’esprit du moment d'ailleurs. S’il y a des ratures, il y a fort à parier qu’une préoccupation assez sérieuse est en cours…

Je ne vous dis évidemment pas l’état de la grille d’hier soir ! Vous ne pensiez quand même pas que je vais absolument tout vous dire, non ?

 

 

Et maintenant, j’aimerais beaucoup que Chantal, JF le démocrate, Philippe le Mécano et BGR nous disent quel est leur rapport aux livres. Peut-être que Françoise Blanche et Thierry P seraient également partants ? J’aurais beaucoup de plaisir à connaître leurs goûts dans ce domaine en tout cas.


 

A très bientôt !

 

 

                                                                            

Par FB-40
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Vendredi 11 septembre 2009

... Dax/La Grande Motte, s’il-vous-plait !

 


Informations importantes :
Coût du billet : plus de 100 liens à découvrir par des fenêtres grandes ouvertes !
"Mesdames et Messieurs, je vous souhaite un agréable voyage et une bonne journée." 





Véritable épopée que ce voyage ! Il me faut absolument vous narrer tout ceci par le menu.

 

Le récit commence dès l’annonce par le site officiel du Mouvement Démocrate de l’ouverture des inscriptions. Oui, bien tentant cette année mais aussi un peu trop loin pour mon chéquier de billets gratuits. Si, si, j’ai un chéquier de billets gratuits dans ma région Aquitaine (en TER par contre, pas en TGV). En tant que demandeur d’emploi, c’est très utile. (A condition évidemment de ne pas s’en servir pour aller quérir ses cigarettes en Espagne. Je vous dis ça, parce que la dernière fois que je suis allée à Bayonne, un contrôleur me regardait d’un air narquois et l’on m’a expliqué pourquoi après. Ouf ça tombe bien, je ne fume pas !)

 

Donc il me fallait trouver une solution pour aller coûte que coûte à La Grande Motte... Voir sur place. De plus près. Oui voir, de l’intérieur, ce que nous éprouvons et croyons ressentir, nous les blogueurs, de l’autre côté de nos écrans… Ne nous fiant qu’aux dires et écrits des uns et des autres. Pas vraiment neutre hein ?! Pas toujours fiable non plus. Rien ne vaut sa propre petite tête (et ses grandes jambes, c’est moi qui vous le dit !) pour examiner tout ça avec ses critères et ses neurones à soi. A condition de tout regarder, dans les moindres petits détails. Puis tout raconter dans la réalité des faits. Pour un contexte clair. Une narration crédible et éclairante.

 

Donc, c’est dit : j’y vais ! Première victoire lorsque je trouvais enfin le billet le moins cher (30 €). Il me faudra d’abord monter à Bordeaux puis redescendre tranquille vers la gare de Montpellier. Là où un chauffeur m’attendra-t-ensuite en limousine. Mais non, je plaisante : en bus bien sûr. A ce sujet, je tiens à saluer l’énergie et le grand dévouement déployés par les Jeunes démocrates. En particulier Vincent Mouquot ayant eu la lourde charge d’organiser la mise à disposition des bus permettant le voyage de nombreux jeunes (et même des moins jeunes) aux tarifs les plus souriants. Je voudrais non seulement les remercier mais dire mon admiration pour leur travail quasi professionnel. En effet, avant mon départ de Dax, ils se sont assuré du maintien de mon inscription pour le retour seulement et de l’envoi effectif de mon chèque ; ils m’ont même demandé l’heure à laquelle j’arrivais. Ce qui leur a quand même coûté 3 coups de fil. Vu tout le déroulement des UR par la suite, je pense qu’ils méritent tous un bel hommage. Pour qui a vu la liste des festivités durant tout le séjour, il y avait en effet de quoi se réjouir de la richesse des propositions : du tournoi de pétanque à la « démocrate poursuite », du foot sur la plage aux joutes oratoires, sans oublier l’inévitable « ap’hérault » et l’incontournable soirée discothèque, tout était prévu pour remédier aux discours rasoirs.

 

Et bien non, de rasoir ou superficiel, point du tout ! Ma grande déception -et je sais que cela a été le cas pour beaucoup- a été de devoir choisir l’un par rapport à l’autre, sacrifier une information pour en capter une autre peut-être plus essentielle. Oui, le grand problème est de ne rien manquer de ce qui est important. Alors au lieu de vous énumérer tout ce que je n’ai pas pu voir ou entendre, je vais vous dire tout ce j’ai apprécié. J’ai adoré par exemple au plus haut point le dernier forum samedi soir autour de Jean-Claude Guillebaud. Une hauteur de réflexion tellement réconfortante que rien que pour cela je ne regrette pas tous mes efforts.

 

Car de grandes satisfactions, de véritables gratifications, je puis vous assurer que j’en ai eu tout le long du séjour. Mon but primordial était de rencontrer des personnes. J’ai été parfaitement exaucée !

 

En vrac, je vais tout d’abord vous confier que mon premier objectif, ma principale préoccupation en venant aux UR, était de me rendre compte par moi-même si oui ou non, François Bayrou allait être « fâché » de certains de mes billets, pas trop sympas il me faut l’admettre. J’avoue que j’avais la crainte de l’avoir blessé avec mes propos quelque peu iconoclastes et me demandais quelle serait sa réaction s’il faisait le rapprochement. Bien sûr, je comptais sur son intelligence et son sens de l’humour mais tout de même… Le hasard a fait que je sois en compagnie de Chantal P au moment où j’ai pu venir le saluer une première fois. Chantal l’ayant abordé la première, j’attendais mon tour avec une certaine anxiété mais me suis aussitôt sentie soulagée lorsque m’ayant semble-t-il reconnue sans équivoque, il me dit ces simples mots, tout en me faisant la bise : « Ça va bien ? ». Pas de courroux ou de mépris donc. Juste du stress généré par les multiples sollicitations de toutes parts. Nous avions malicieusement prévu, Chantal et moi, de lui demander une nouvelle photo en sa compagnie, toutes deux l’entourant. Ce qu’il a finalement accepté d’assez bonne grâce malgré sa remarque : « Oh, vous en avez déjà beaucoup ! ». Hélas pour nous, le photographe improvisé n’a pas su trouver le bon bouton. Nous n’avons naturellement pas osé importuner une nouvelle fois notre chef : vous n’aurez finalement droit à aucune photo venant immortaliser ce moment grandiose.

 

Dès l’arrivée à Montpellier, je fus donc très heureuse de prendre place dans la navette au milieu de militants de ma connaissance, en particulier Philippe et Muriel, tous deux de la fédération girondine. J’ai pris plaisir à faire la connaissance de Flavien B, talentueux guitariste je sais, connu du monde démocrate parisien (Flavien que j’ai d’ailleurs repéré en figurant de premier rang à la télé il y a quelques jours lors de la prestation de François Bayrou sur Canal + ! Ben oui, certains prennent bien des figurantes au supermarché ou en refusent bien d’autres dans certaines usines…)

 

Ensuite il me tardait de prendre possession de ma chambre. Je souhaitais vivement rejoindre le duo formé par Chantal et Isabelle, qui espéraient elles aussi ma présence pour discuter plus avant de projets communs entamés sur le Net ou au téléphone. Par chance j’ai pu permuter avec une autre personne. Merci à Florence L.

 

Après l’installation compliquée par la quête d’une clef, me voilà à la recherche de deux blogueurs favoris qu’il me tardait de connaître enfin. C’est Florent Z que je vis en premier, puis Vincent 15. Nous avons parlé de nos blogs, de nos projets mutuels. Pour tous deux, les mêmes termes me viennent encore à l’esprit : intelligence, discrétion, délicatesse. Une rare élégance. Et une grande fierté pour moi de découvrir de tels jeunes démocrates. Très rassurant pour l’avenir du MoDem et de CAP21.

 

Je réussis ensuite à joindre Chantal P, que je ne connaissais que virtuellement, puis Isabelle P, dont j’avais fait la connaissance à Seignosse. Autant vous dire qu’avec elles deux, le nombre d’heures de sommeil qu'il me manquait avant de partir n’a fait qu’augmenter ! Nous avons parlé de nos futurs emplois, de nos projets, jusqu’à presque 5 H du matin dès la première nuit ! Je laisse à Chantal le soin de vous expliquer tout le travail accompli autour de son idée de solidarité. Projet dont j’ai peut-être été à l’origine ces dernières semaines par ce billet. Je tiens par contre à vous parler déjà d’une autre idée,  imaginée par la généreuse Isabelle (je lui offre d’ailleurs la possibilité d’utiliser mon blog pour développer plus avant son formidable travail de réflexion, si elle en sent le besoin et que cela puisse nous aider, autant l’une que l’autre). Isabelle a en effet l’intention de créer des concepts encore plus solidaires que ceux que j’ai moi-même imaginé par l’utilisation du principe de la Scop. Vous pensez bien que je marche à fond avec elle. Avec tout l’enthousiasme que son magnifique projet mérite. Donc, nous en reparlerons sûrement bientôt au Mouvement Démocrate.

 

J’ai été particulièrement heureuse de revoir la courageuse Clotilde Ripoull, de la fameuse ville de Perpignan, dont j’avais fait la connaissance dès Seignosse ; nous nous étions revues à Villepinte. Puis de découvrir samedi matin la gracieuse Nelly M, pour qui j’ai aussi la plus grande admiration. Nelly qui, ayant voyagé toute la nuit, a cependant participé à l’animation d’un atelier des commissions dès le samedi matin. Il faut aussi que je vous raconte que je me suis fait quelque peu réprimander par la belle (FB) Florence B (si, je vous assure, c'était dans la salle de restaurant) parce que dans l'un de mes fameux méchants billets (voir plus haut) j'avais osé couper la tête en deux à notre président. Pardon d'avoir fait de la peine à certains. Je reconnais, que cela vaut le billet très tranchant d'Orange Sanguine, même si ce n'est pas tout à fait... dans le même sens. Mais, bon, je vous rappelle que ni François Bayrou, ni le CCC ne m'ont encore excommuniée ! Et puis d'ailleurs, je vais vous dire, je ne crains plus rien (ne le répétez à personne), car un très proche collaborateur de François, à qui j'avais malicieusement expliqué être montée en grade grâce à mon Canard-léger (voir plus haut encore une fois), m'a saluée samedi en me disant (avec un humour pour lequel je lui rends un réel hommage) : « Bonjour collègue... ». Hein, que dites-vous de cela ?! Ne voyez-vous pas là une preuve qu'une excellente communication est en train de s'installer ?!    

 

Sinon, c’est également avec beaucoup d’impatience que j’ai fait la connaissance de deux jeunes gens dont je vous parlerai à la fin de ce billet. Vous comprendrez alors pourquoi. Il s’agit d’Antonin M et de Jonathan S.

 

Mais c’est surtout au pot des blogueurs, mêlés à toutes les Générations engagées, que j’ai pu rencontrer enfin tous les propriétaires des pseudos pour lesquels je me faisais certaines idées préconçues. Non, non, je ne fantasmais pas sur eux, qu’ils se rassurent ! Mais c’est impressionnant de se retrouver par exemple devant le sosie de David Douillet... Il lui a suffi de remettre ses lunettes, pour que je reconnaisse notre ami Claudio P. Très étonnée aussi de voir le jeune âge de la plupart d’entre eux. Virginie V et son incroyable énergie, Michel H et sa casquette (signée de la main de François, je lui aurais bien piquée) Jérôme Ch son fidèle comparse, Quindi (ou Arnaud H), Olivier (Barrejadis), Nicolas V, Orange Sanguine (si, si, c’est un homme, un vrai !), Fotini (juste sa plus fervente lectrice ou... l'avocate perso ?! de), Christophe G, le jeune LCDM, Nicolas Mauduit et bien d’autres. Qu’ils veuillent bien me pardonner si j’ai oublié de les citer. Echange de cartes de visite pour certains et des conversations en tous les cas très agréables.

La récompense suprême (d’avoir osé mettre une photo sur mon blog) a été naturellement celle d’être tout de suite reconnue. Et ce qui m’a bien plu finalement -je vais vous le confier- c’est de constater que mon vilain petit Canard à l’Orange des Landes semblait un ambassadeur crédible. Grâce auquel je n’ai récolté que bienveillance et sympathie de tous ! Moi qui croyais qu’il voulait me faire passer pour une boss plutôt rosse ou prétentieuse... me voilà maintenant rassurée !

 

Je tiens à vous dire aussi que nous avons réellement pensé à nos amis blogueurs absents : BGR, Philippe de la Mécanique, JF le démocrate, Mirabelle, Marie ThureauFanal Safran, l’Hérétique, Frédéric LN, (les) Alcibiade, Daniele Douet, Catherine Créhange (alias la célèbre dessinatrice Kat), le Monolecte, Eric, le centriste (?) Bob… et notre amie, notre fidèle (et attentive !) lectrice Martine. Oui, tous, amis blogueurs, si vous me lisez ici, j’aurais tant aimé vous voir avec nous ! Allez, je me permets de vous faire de très grosses bises. Très sincères.


Permettez-moi de faire maintenant, en aparté, une réflexion qui me tient à coeur. Douloureusement : Que penser de l'attitude d'un ancien blogueur que j'appréciais tout particulièrement, vers qui je me suis avancée et qui a refusé le dialogue ?! Refusant même de me saluer ! Pourquoi a-t-il coupé les ponts sans explication aucune ? J'avoue que cela me taraude encore l'esprit. J'ignore s'il viendra me lire encore ici, mais je trouve son comportement particulièrement irresponsable : j'ose le dire avec le courage que lui ne semble pas avoir. Il n'y a rien de plus beau que l'amitié mais si celle-ci se brise de cette manière, sans raison valable, c'est particulièrement dommage. Je puis vous assurer de la souffrance que cela provoque. Pour moi, il ne peut s'agir que d'un malentendu et j'aimerais qu'il soit éclairci. Je lui ferai savoir.
 

J'ai été ravie par contre d’avoir fait la connaissance de personnes qui me reliaient quelque part à mes deux fils restés à Nancy : Laurent W, un journaliste de France Bleu qui m’a fait découvrir l'Association pour l'Instauration d'un Revenu d’Existence et Laki S le président des jeunes démocrates du 54. J’ai eu beaucoup de plaisir à discuter également avec un ami de Laurent, de la Savoie, Noël C ; de découvrir Florian C, président du MoDem Allemagne, présent dans l’équipe de Chantal pour son projet de solidarité à l’engagement. J’ai aimé parler ensuite avec un adhérent du Doubs, Patrick G.

 

Du côté de Bordeaux, j’ai été très contente de revoir mes colistiers de la liste Espoir Démocrate du Conseil National, Marie-Eve et Fabien R. Puis de faire enfin  connaissance avec Jean-Luc Kriegel (aux côtés de François Bayrou sur la photo ci-dessous) qui est le remarquable auteur de la plupart des photos illustrant ce billet. Je le remercie de tout cœur pour le considérable travail qu’il a accompli. Plus de 700 clichés de haute qualité, témoignant de son sens de l’écoute, de l’observation. Un travail admirable. (C’est lui qui m’a prise en photo avec le beau Rodolphe Thomas du Calvados… Cette photo traine sur Facebook, alors je préfère vous en parler avant que de fausses rumeurs circulent. Qui vous dit que ce n'est pas plutôt Rodolphe qui aurait tenu à être photographié avec moi, hein ?! Ou Jean-Luc lui-même qui a joué au paparazzi pour me compromettre* ?! Attention, les amis, soyons vigilants !!! *Euh là, moi je plaisante... pour de bon !) Sinon, revu aussi Philippe Ménard, le sympathique directeur de campagne de Robert Rochefort.




 

De « chez nous », j’étais ravie de retrouver le généreux Philippe Mouhel, le président des jeunes démocrates du 40, l’adorable Hicham L (dont c’était d’ailleurs l’anniversaire hier, tiens, le 10 septembre !), le fidèle Hervé C et naturellement Geneviève Darrieussecq, notre présidente du MoDem 40, maire de Mont de Marsan et nouvellement élue au Bureau Exécutif national. Ce dont nous sommes tous très fiers évidemment ! J’ai également fait la connaissance d’un adhérent landais que je ne connaissais pas encore, Guy C dont je vous parlerai en toute fin de billet. Vous comprendrez alors pourquoi !

 



Il me faut vous conter maintenant la rencontre avec des figures nationales. Celles qui, à part notre incontournable François et sa non moins inévitable moitié, Marielle de Sarnez, font l’identité de notre Parti. J’ai adoré revoir Claire O’Petit, aux propos toujours impertinents (je vous recommande d’écouter de temps en temps les GG sur RMC, elle y figure en bonne place !). J’ai pu saluer le courageux Jean-François Kahn, qui m’a cependant paru absent, plongé dans ses pensées. Ainsi que Bernard Lehideux, qui m'avait toujours paru sévère et quelque peu revêche, alors que son sourire m'a semblé soudain le révéler peut-être sous un autre jour...
Le moment le plus inattendu a été -à mes yeux toutefois- le fameux repas du samedi midi : j’avais guetté vainement toute la matinée la venue programmée à la librairie de Corinne Lepage, pour lui faire dédicacer son livre. Aussi lorsqu’une annonce dans la file d’attente du déjeuner m’apprenait que je pourrai la voir sur la terrasse du restaurant, je m’étais félicitée d’avoir gardé ledit livre dans mon sac ! Je puis vous certifier avoir ressenti une belle surprise en découvrant cette tablée de personnalités « à la disposition » des adhérents. Réquisitionnés pour répondre, durant leur repas, aux salutations des admirateurs ou aux sollicitations de dédicaces.

Voyez plutôt (une partie de) sa composition : Azouz Begag et son petit clin d’œil facétieux à mon égard. Robert Rochefort, que je retrouvais avec grand plaisir après la campagne des européennes. J’avais eu en effet la chance de pouvoir déjeuner à la même table que lui à Bayonne et de découvrir aussi Monique Semavoine, bras droit de François Bayrou. Robert assis aux côtés du sénateur Jean-Jacques Jegou, nouveau trésorier du MoDem. Qui lui-même, sans me connaître, me proposait de transmettre ma demande de RDV auprès du sénateur Denis Badré ! Nathalie Griesbeck qui acceptait également mon invitation. Mais surtout Corinne Lepage, au sourire si généreux, que je n’avais pas eu la chance de rencontrer à nouveau depuis Seignosse. (C'est là-bas que j’avais été marquée par son sourire donné en toute simplicité. Son indéniable franchise m’avait alors semblé évidente.).

Car mon objectif en voyant Corinne était double : tout d’abord lui demander une dédicace de son admirable livre bien entendu mais aussi, et surtout, obtenir un Interview. Ce qu’elle a accepté sans hésitation, sans aucune restriction ou condition ! Vous imaginez ma fierté. Sans avoir à donner la moindre justification, à moi -qui ne suis aucunement élue au MoDem, ni en interne, ni au suffrage universel- Corinne Lepage acceptait d’accorder un peu de son temps ! Ce blog du Canard à l’Orange des Landes y est donc certainement pour quelque chose…

 

Je vous dois maintenant un peu plus de détails ; vous allez vite comprendre. Je vais donc vous parler de ces deux jeunes gens dont je vous ai donné le nom tout à l’heure : Jonathan Salomon et Antonin Moulart.
Ils ont eu une idée tout à faite géniale, qui est celle d’initier enfin une radio de web. Ceux qui sont sur Facebook ont très certainement entendu parler de « Fréquence Orange »Et bien ce sont eux ! Comme ils cherchaient des bénévoles pour participer à cette aventure, je me suis proposée et voilà… Donc, dans quelques semaines, leur concept présenté dimanche matin aux UR va se concrétiser et j’aurai l’honneur d’initier une série d’interviews comme je l’avais déjà fait à la radio nationale du Qatar, section française, lorsque je séjournais dans cet Emirat. Le thème en sera différent certes (c’était à l’époque le thème de la musique) mais le fond en restera le même : partir à la découverte des personnes. Chercher à comprendre ce qui nous pousse à agir, à parler, écrire, à partager nos convictions. Convaincre de la nécessité d’un monde meilleur. Chercher à détecter les « bonnes personnes » : celles qui utiliseront le pouvoir pour les autres et non pas pour elles-mêmes. Oui, seulement comprendre. Accroitre nos connaissances sur les idées et donc les personnes qui les émettent.

 

Nous serons toute une équipe pour préparer les interviews, essayant de le faire avec le plus grand sérieux. Sans nous donner nous-mêmes trop d’importance. Avoir le seul souci de la transparence, de la recherche de la vérité. Il se pourrait bien que nous abordions des sujets qui fâchent. Mais qui interrogeront toujours. Certaines personnes de l’équipe prendront mon relai lorsque ce sera nécessaire ou si elles le souhaitent. Je ne vous dévoile pas encore leur nom. Sachez seulement qu’elles sont toutes fortement engagées dans le désir impérieux de l’information réelle et la recherche d’une meilleure démocratie. Exact, nous sommes tous des blogueurs !

 

Inutile de vous dire comme cette nouvelle mission me comble de joie, d’exaltation et d’espoir. Grâce à Jonathan* et Antonin, avec ce support de communication supplémentaire, il va enfin nous être possible de faire passer un peu mieux nos messages. Sur de simples bandes sonores ! Il ne s’agira pas de faire de la propagande. Pas question de manipulation ici. Seulement de la vérité et du courage. Afin de se dévoiler un tout petit peu plus. *(A droite sur la photo, désolée de vous infliger encore ma présence mais c'est le seul cliché que j'ai pu trouver de Jonathan...)

 

Vous l’aurez deviné : notre première invitée sera donc Corinne Lepage !

 

Je voudrais vous parler encore une fois de ma deuxième et furtive entrevue avec François Bayrou. Je venais de parler à Jean Lassalle, avec qui j’ai été de nouveau prise en photo (merci à Maurice Meunier, l’auteur de ce cliché envoyé justement hier !). Jean, pour qui j’ai beaucoup d’admiration, tant sa générosité est grande. Jamais, de ma vie, je n’ai eu plus belle dédicace que la sienne, je dois vous l’avouer. Alors forcément, mon affection pour un tel homme ne peut que croître.

 

Pour en revenir à François Bayrou, je ne peux m’empêcher de vous confier mon impression à son sujet. Pour la première fois je crois en deux ans, je me suis rendue compte de la réelle humanité émanant de cet homme ; humanité dans sa force mais aussi ses faiblesses. Je ne pense pas me tromper. A un moment (vendredi après-midi je crois), le voyant s’avancer tout seul vers des journalistes, nullement masqué pour une fois par une nuée de fans ou de porteurs de micros, j’ai vu un homme naturel et profondément humain. La démarche était assez lente, les épaules un peu rentrées. Le visage baissé vers le sol. Peut-être juste concentré sur ce qu’il allait dire ? Une silhouette un peu trop étoffée. Le cœur serré, j’ai vu alors un homme ayant été profondément affecté par toutes les critiques subies ces derniers mois. Au point de s’être peut-être laissé aller à la gourmandise… Tel que chacun d’entre nous le ferait sans nul doute devant de grandes épreuves. Mon constat ici ne le trahit absolument pas. Il me fait prendre conscience au contraire de sa faculté à souffrir, à ressentir les difficultés et à en tirer des leçons. A chercher toujours plus d’amélioration, de meilleure coordination et de communication. Je voulais vous le faire partager.

 

Je crois que la première phrase de son discours de clôture en est la preuve et m’a donné -à moi en tout cas- le plus grand espoir !

En nous remerciant comme il l’a fait, nous les adhérents, de notre présence, de notre travail et de notre ferveur (je crois me souvenir qu’il a utilisé ce mot), François Bayrou a montré qu’il était tout à fait pour le travail collaboratif et la concertation. Il a reconnu en quelque sorte le travail des commissions. Il compte sur le congrès programmatique début décembre à Arras. Personnellement, j’essaierai d’être au RDV !

 

J’ai attendu qu’il n’y ait plus de monde autour de François Bayrou. Je l’ai juste remercié à mon tour d’avoir pensé à nous dès le tout début de son discours. Il l’a très bien entendu : « Et bien, c’est très bien. »

 

Il y a cependant trois personnes que je n’ai pas pu rencontrer, alors que j’aurais aimé discuter avec elles : il s’agit de Gilles Artigues, dont je voulais ressentir le charisme, Claire D, conseillère nationale faisant partie de l’équipe de Chantal pour la fondation d’un fonds de solidarité et aussi Danièle Noël qui connaît l’un de mes fils puisqu’étant au MoDem 54. Oui, je regrette de ne pas avoir eu la chance de leur parler ; ce sera pour la prochaine fois !

 

Je voudrais terminer ce long billet en vous racontant mon retour de La Grande Motte.

 

N’ayant pas trouvé de billet au même tarif qu’à l’aller, je comptais bien revenir gratuitement, je l’avoue, en voiture donc, avec quelqu’un de mon coin. Finalement, comme je vous l’ai dit en début de billet, Vincent M m’ayant parlé des fameux bus, j’avais réservé ma place. En définitive, j’ai préféré accepter la proposition de Guy, qui pouvait me ramener directement chez moi à Dax (tout en maintenant le paiement du bus bien sûr, autrement ce ne serait pas loyal vis-à-vis de l’organisation des jeunes). Un voyage plus rapide et plus confortable en perspective. Même si je regrettais un peu le côté festif de « retour de match ».

 

Quelle bonne idée j’ai eu là !

 

Sur le chemin nous avons eu le plaisir de croiser un petit convoi de trois 2 CV (pour ceux qui ne le sauraient pas, la  2 CV a fêté ses 60 ans l’an dernier et a été élue voiture du XX° siècle...) ! Guy, ayant eu plusieurs 2 CV lui aussi, a trouvé tout à fait normal d’aller les voir avec moi sur le parking de la station essence. Le hasard a fait que ces deuchistes revenaient de Chine et que nous avions un ami commun, le psychiatre Jean M de Bordeaux, aux nombreuses 2 CV des plus délirantes et ayant fait ce même périple chinois. Echange de coordonnées bien évidemment…

 

Puis au deuxième arrêt, de nouveau la rencontre avec Jean Lassalle et son chauffeur qui se restauraient également. Encore un moment de convivialité très agréable.

 

 

Et c’est au cours de nos conversations, que Guy Charbonnier m’a parlé de son amour de la littérature et de la poésie. J’ai découvert, je le crois, un démocrate musicien et poète tout à fait talentueux. Qui nous sera peut-être très utile au MoDem (je pense entre autre à Chantal cherchant des artistes pour faire un CD). Et puisqu’il m’a donné l’autorisation de vous faire partager ses œuvres : voici pour vous l’une de ses chansons. Cet artiste complet est l’auteur des paroles, le compositeur de la musique, l’un des musiciens (guitare) et le chanteur ! « L’homme qui revient » 
 

Maman** j’ai raté le bus ! J'ai bien fait, non ?!

**(Heu, si jamais tu me lisais ici bien sûr...) 



A très bientôt !

 


 

Par FB-40
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Mardi 1 septembre 2009

Ah bon, c'est la France kon, qu'on M ?!

 

 

Bien qu’étant fervente adhérente du MoDem (ah bon, ça ne se voit pas ?!), je reçois sans honte la lettre d’information du PS.

 

Et c’est seulement aujourd’hui que je m’aperçois de l’énormité de leur slogan du WE à La Rochelle !

 

Mais bon sang de bon sang, qui est le gros malin qui leur a pondu ce truc !

Ne serait-ce pas un émissaire de là-haut, celui qui voit tout du balcon de ses talonnettes et se marre bien ?!

 

Mais bon sang de bon sang (Oui je sais, je me répète mais je n’aime pas les gros mots, même si certaines fois, comme aujourd’hui, cela me chatouille et me gratouille tellement la gorge que j’ai envie de réciter le chapelet tout entier des rimes en ouille !), pourquoi n’ont-ils pas vu, tous ces grotesques mammouths ensevelis dans leur glacier en fonte, qu’il suffit -pour ne pas être la risée de tous lorsque l’on enlève le M- de rajouter ici un simple L ?!


 

« La France que L’on aime » et le tour était joliment joué !



A très bientôt ! 
La canette au coup de sang...
(bleu-canard ?)

Par FB-40
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