... Dax/La Grande Motte,
s’il-vous-plait !
Informations importantes :
Coût du billet : plus de 100 liens à découvrir par des fenêtres grandes ouvertes !
"Mesdames et Messieurs, je vous souhaite un agréable voyage et une bonne journée."
Véritable épopée que ce voyage ! Il me faut absolument vous narrer tout ceci par le
menu.
Le récit commence dès l’annonce par le site officiel du Mouvement Démocrate de l’ouverture des inscriptions. Oui, bien tentant cette année mais aussi un peu trop loin pour mon chéquier de billets gratuits. Si, si, j’ai
un chéquier de billets gratuits dans ma région Aquitaine
(en TER par contre, pas en TGV). En tant que demandeur d’emploi, c’est très utile. (A condition évidemment de ne pas s’en servir pour aller
quérir ses cigarettes en Espagne. Je vous dis ça, parce que la dernière fois que je suis allée à Bayonne, un contrôleur me regardait d’un air narquois et l’on m’a expliqué pourquoi après. Ouf ça
tombe bien, je ne fume pas !)
Donc il me fallait trouver une solution pour aller coûte que coûte à
La Grande Motte... Voir sur place.
De plus près. Oui voir, de l’intérieur, ce que nous éprouvons et croyons ressentir, nous les blogueurs, de l’autre côté de nos écrans… Ne nous fiant qu’aux dires et écrits des uns et des autres.
Pas vraiment neutre hein ?! Pas toujours fiable non plus. Rien ne vaut sa propre petite tête (et ses grandes jambes, c’est moi qui vous le dit !) pour examiner tout ça avec ses
critères et ses neurones à soi. A condition de tout regarder, dans les moindres petits détails. Puis tout raconter dans la réalité des faits. Pour un contexte clair. Une narration crédible et
éclairante.
Donc, c’est dit : j’y vais ! Première victoire
lorsque je trouvais enfin le billet le moins cher (30 €). Il me faudra d’abord monter à Bordeaux puis redescendre tranquille vers la gare de Montpellier. Là où un chauffeur
m’attendra-t-ensuite en limousine. Mais non, je plaisante : en bus bien sûr. A ce sujet, je tiens à saluer l’énergie et le grand dévouement déployés par les Jeunes démocrates. En particulier Vincent Mouquot ayant eu la lourde charge d’organiser la mise à disposition des bus
permettant le voyage de nombreux jeunes (et même des moins jeunes) aux tarifs les plus souriants. Je voudrais non seulement les remercier mais dire
mon admiration pour leur travail quasi professionnel. En effet, avant mon départ de Dax, ils se sont assuré du maintien de mon inscription pour le retour seulement et de l’envoi effectif de mon
chèque ; ils m’ont même demandé l’heure à laquelle j’arrivais. Ce qui leur a quand même coûté 3 coups de fil. Vu tout le déroulement des UR par la suite, je pense qu’ils méritent tous un bel
hommage. Pour qui a vu la liste des festivités durant tout le séjour, il y avait en effet de quoi se réjouir de la richesse des propositions : du tournoi de pétanque à la « démocrate
poursuite », du foot sur la plage aux joutes oratoires, sans oublier l’inévitable « ap’hérault » et l’incontournable soirée discothèque, tout était prévu pour
remédier aux discours rasoirs.
Et bien non, de rasoir ou superficiel, point du tout ! Ma grande déception -et je sais que cela a été le
cas pour beaucoup- a été de devoir choisir l’un par rapport à l’autre, sacrifier une information pour en capter une autre peut-être plus essentielle. Oui, le grand problème est de ne rien
manquer de ce qui est important. Alors au lieu de vous énumérer tout ce que je n’ai pas pu voir ou entendre, je vais vous dire tout ce j’ai apprécié. J’ai adoré par exemple au plus haut point
le dernier forum samedi soir autour de Jean-Claude Guillebaud. Une hauteur de réflexion tellement réconfortante que rien que pour cela je
ne regrette pas tous mes efforts.
Car de grandes satisfactions, de véritables gratifications, je puis vous
assurer que j’en ai eu tout le long du séjour. Mon but primordial était de rencontrer des personnes. J’ai été parfaitement exaucée !
En vrac, je vais tout d’abord vous confier que mon premier objectif, ma
principale préoccupation en venant aux UR, était de me rendre compte par moi-même si oui ou non, François Bayrou
allait être « fâché » de certains de mes
billets, pas trop sympas il me faut l’admettre. J’avoue que j’avais la crainte de l’avoir blessé avec mes propos quelque peu iconoclastes et me demandais quelle
serait sa réaction s’il faisait le rapprochement. Bien sûr, je comptais sur son intelligence et son sens de l’humour mais tout de même… Le hasard a fait que je sois en compagnie de
Chantal P au moment où j’ai pu venir le saluer une
première fois. Chantal l’ayant abordé la première, j’attendais mon tour avec une certaine anxiété mais me
suis aussitôt sentie soulagée lorsque m’ayant semble-t-il reconnue sans équivoque, il me dit ces simples mots, tout en me faisant la bise : « Ça va bien ? ».
Pas de courroux ou de mépris donc. Juste du stress généré par les multiples sollicitations de toutes parts. Nous avions malicieusement prévu, Chantal et moi, de lui demander une
nouvelle photo en sa compagnie, toutes deux l’entourant. Ce qu’il a finalement accepté d’assez bonne grâce malgré sa remarque : « Oh, vous en avez déjà
beaucoup ! ». Hélas pour nous, le photographe improvisé n’a pas su trouver le bon bouton. Nous n’avons naturellement pas osé importuner une nouvelle fois notre chef
: vous n’aurez finalement droit à aucune photo venant immortaliser ce moment grandiose.
Dès l’arrivée à Montpellier, je fus donc très heureuse de prendre place dans
la navette au milieu de militants de ma connaissance, en particulier Philippe et Muriel, tous deux de la fédération girondine. J’ai pris plaisir à faire la
connaissance de Flavien B, talentueux guitariste je sais,
connu du monde démocrate parisien (Flavien que j’ai d’ailleurs repéré en figurant de premier rang à la télé il y a quelques jours lors de la prestation de
François Bayrou sur Canal + ! Ben oui, certains prennent bien des figurantes au supermarché ou en refusent bien d’autres dans certaines
usines…)
Ensuite il me tardait de prendre possession de ma chambre. Je souhaitais
vivement rejoindre le duo formé par Chantal et Isabelle, qui espéraient elles aussi ma présence pour discuter plus avant de projets communs entamés sur le Net ou
au téléphone. Par chance j’ai pu permuter avec une autre personne. Merci à Florence L.
Après l’installation compliquée par la quête d’une clef, me voilà à la
recherche de deux blogueurs favoris qu’il me tardait de connaître enfin. C’est Florent
Z que je vis en premier, puis Vincent
15. Nous avons parlé de nos blogs, de nos projets mutuels. Pour tous deux, les mêmes termes me viennent encore à l’esprit :
intelligence, discrétion, délicatesse. Une rare élégance. Et une grande fierté pour moi de découvrir de tels jeunes démocrates. Très rassurant pour l’avenir du MoDem et de CAP21.
Je réussis ensuite à joindre Chantal P, que je ne connaissais que virtuellement, puis
Isabelle
P, dont j’avais fait la connaissance à Seignosse. Autant vous dire qu’avec elles deux, le nombre d’heures de sommeil qu'il me manquait avant de partir n’a fait
qu’augmenter ! Nous avons parlé de nos futurs emplois, de nos projets, jusqu’à presque 5 H du matin dès la première nuit ! Je laisse à Chantal le soin de vous expliquer
tout le travail accompli autour de son idée de solidarité. Projet dont j’ai peut-être été à l’origine ces dernières semaines par ce billet. Je tiens par contre à vous parler déjà d’une autre
idée, imaginée par la généreuse Isabelle (je lui offre d’ailleurs la possibilité d’utiliser
mon blog pour développer plus avant son formidable travail de réflexion, si elle en sent le besoin et que cela puisse nous aider, autant l’une que l’autre).
Isabelle a en effet l’intention de créer des concepts encore plus solidaires que ceux que j’ai moi-même imaginé par l’utilisation du principe de la Scop. Vous pensez
bien que je marche à fond avec elle. Avec tout l’enthousiasme que son magnifique projet mérite. Donc, nous en reparlerons sûrement bientôt au Mouvement
Démocrate.
J’ai été particulièrement heureuse de revoir la courageuse Clotilde Ripoull, de la fameuse ville de Perpignan, dont j’avais fait la connaissance dès
Seignosse ; nous nous étions revues à Villepinte. Puis de découvrir samedi matin la gracieuse Nelly M, pour qui j’ai
aussi la plus grande admiration. Nelly qui, ayant voyagé toute la nuit, a cependant participé à l’animation d’un atelier des commissions dès le samedi matin. Il faut aussi
que je vous raconte que je me suis fait quelque peu réprimander par la belle (FB) Florence B (si, je vous assure,
c'était dans la salle de restaurant) parce que dans l'un de mes fameux méchants billets (voir plus haut) j'avais osé couper la tête en deux à notre
président. Pardon d'avoir fait de la peine à certains. Je reconnais, que cela vaut le billet très tranchant d'Orange Sanguine, même
si ce n'est pas tout à fait... dans le même sens. Mais, bon, je vous rappelle que ni François Bayrou, ni le CCC ne m'ont encore excommuniée ! Et
puis d'ailleurs, je vais vous dire, je ne crains plus rien (ne le répétez à personne), car un très proche collaborateur
de François, à qui j'avais malicieusement expliqué être montée en grade grâce à mon Canard-léger (voir plus haut encore une fois), m'a saluée samedi en me disant (avec un humour pour lequel je lui rends un réel
hommage) : « Bonjour collègue... ». Hein, que dites-vous de cela ?! Ne voyez-vous pas là une preuve qu'une excellente communication est en
train de s'installer ?!
Sinon, c’est également avec beaucoup d’impatience que j’ai fait la
connaissance de deux jeunes gens dont je vous parlerai à la fin de ce billet. Vous comprendrez alors pourquoi. Il s’agit d’Antonin M et de Jonathan S.
Mais c’est surtout au pot des blogueurs, mêlés à toutes les Générations engagées, que j’ai pu rencontrer enfin tous les propriétaires des
pseudos pour lesquels je me faisais certaines idées préconçues. Non, non, je ne fantasmais pas sur eux, qu’ils se rassurent ! Mais c’est impressionnant de se retrouver par exemple devant le
sosie de David Douillet... Il lui a suffi de remettre ses lunettes, pour que je reconnaisse notre ami Claudio P. Très étonnée aussi de voir le jeune âge de la plupart d’entre eux. Virginie
V et son incroyable énergie, Michel H et sa casquette (signée de la main de François, je lui aurais bien piquée) Jérôme Ch son fidèle comparse, Quindi (ou Arnaud H), Olivier
(Barrejadis),
Nicolas V, Orange Sanguine (si, si, c’est un homme, un
vrai !), Fotini (juste sa plus fervente lectrice ou... l'avocate perso ?! de), Christophe G, le jeune LCDM, Nicolas
Mauduit et bien d’autres. Qu’ils veuillent bien me pardonner si j’ai oublié de les citer. Echange de cartes de visite pour certains et des conversations en tous
les cas très agréables.
La récompense suprême (d’avoir osé mettre une photo sur mon blog) a été naturellement celle d’être tout de
suite reconnue. Et ce qui m’a bien plu finalement -je vais vous le confier- c’est de constater que mon vilain petit
Canard à l’Orange des Landes semblait un ambassadeur
crédible. Grâce auquel je n’ai récolté que bienveillance et sympathie de tous ! Moi qui croyais qu’il voulait me faire passer pour une boss plutôt rosse ou
prétentieuse... me voilà maintenant rassurée !
Je tiens à vous dire aussi que nous avons
réellement pensé à nos amis blogueurs absents : BGR, Philippe de la Mécanique, JF le démocrate, Mirabelle, Marie Thureau, Fanal Safran, l’Hérétique,
Frédéric LN, (les) Alcibiade, Daniele Douet, Catherine Créhange (alias la célèbre dessinatrice
Kat), le Monolecte, Eric, le centriste (?) Bob… et notre amie, notre fidèle (et attentive !) lectrice Martine.
Oui, tous, amis blogueurs, si vous me lisez ici, j’aurais tant aimé vous voir avec nous ! Allez, je me permets de vous faire de très grosses bises. Très
sincères.
Permettez-moi de faire maintenant, en aparté, une réflexion qui me tient à coeur.
Douloureusement : Que penser de l'attitude d'un ancien blogueur que j'appréciais tout particulièrement, vers qui je me suis avancée et qui a refusé le dialogue ?! Refusant même de
me saluer ! Pourquoi a-t-il coupé les ponts sans explication aucune ? J'avoue que cela me taraude encore l'esprit. J'ignore s'il viendra me lire encore ici, mais je trouve son comportement
particulièrement irresponsable : j'ose le dire avec le courage que lui ne semble pas avoir. Il n'y a rien de plus beau que l'amitié mais si celle-ci se brise de cette manière, sans raison
valable, c'est particulièrement dommage. Je puis vous assurer de la souffrance que cela provoque. Pour moi, il ne peut s'agir que d'un malentendu et j'aimerais qu'il soit éclairci. Je lui
ferai savoir.
J'ai été ravie par contre d’avoir fait la connaissance de personnes
qui me reliaient quelque part à mes deux fils restés à Nancy : Laurent W, un journaliste de France Bleu qui m’a fait découvrir l'Association pour l'Instauration d'un Revenu d’Existence et Laki S le président des jeunes démocrates du 54. J’ai eu
beaucoup de plaisir à discuter également avec un ami de Laurent, de la Savoie, Noël C ; de découvrir Florian C, président du MoDem Allemagne, présent dans l’équipe de
Chantal pour son projet de solidarité à l’engagement. J’ai aimé parler ensuite avec un adhérent du Doubs, Patrick G.
Du côté de Bordeaux, j’ai été très contente de revoir mes colistiers de la liste
Espoir Démocrate du Conseil National, Marie-Eve et Fabien R. Puis de faire enfin connaissance avec Jean-Luc Kriegel (aux côtés de
François Bayrou sur la photo ci-dessous) qui est le remarquable auteur de la plupart des photos illustrant ce billet. Je le remercie de tout cœur pour le considérable
travail qu’il a accompli. Plus de 700 clichés de haute qualité, témoignant de son sens de l’écoute, de l’observation. Un travail admirable. (C’est lui qui m’a prise en photo avec le beau Rodolphe Thomas du Calvados… Cette photo traine sur Facebook, alors je préfère vous en parler avant que de fausses rumeurs
circulent. Qui vous dit que ce n'est pas plutôt Rodolphe qui aurait tenu à être photographié avec moi, hein ?! Ou Jean-Luc lui-même qui a joué au paparazzi pour
me compromettre* ?! Attention, les amis, soyons vigilants !!! *Euh là, moi je plaisante... pour de bon !) Sinon, revu aussi Philippe Ménard, le sympathique directeur de campagne de Robert
Rochefort.
De « chez nous », j’étais ravie de retrouver le généreux
Philippe Mouhel, le président des jeunes démocrates du 40, l’adorable Hicham L (dont c’était d’ailleurs l’anniversaire hier, tiens, le 10 septembre !), le fidèle Hervé C et naturellement Geneviève Darrieussecq, notre présidente du MoDem 40, maire de Mont de Marsan et nouvellement élue au Bureau Exécutif
national. Ce dont nous sommes tous très fiers évidemment ! J’ai également fait la connaissance d’un adhérent landais que je ne connaissais pas encore, Guy C
dont je vous parlerai en toute fin de billet. Vous comprendrez alors pourquoi !
Il me
faut vous conter maintenant la rencontre avec des figures nationales. Celles qui, à part notre incontournable François et sa non moins inévitable moitié, Marielle de Sarnez, font l’identité de notre
Parti. J’ai adoré revoir Claire
O’Petit, aux propos toujours impertinents (je vous recommande d’écouter de temps en temps les
GG sur
RMC, elle y figure en bonne place !). J’ai pu saluer le courageux Jean-François Kahn, qui m’a cependant paru absent,
plongé dans ses pensées. Ainsi que Bernard
Lehideux, qui m'avait toujours paru sévère et quelque peu revêche, alors que son sourire m'a semblé soudain le révéler peut-être sous un
autre jour...
Le moment le plus inattendu a été -à mes yeux toutefois- le fameux repas du samedi midi : j’avais guetté vainement toute la matinée la venue programmée à la librairie de Corinne Lepage, pour lui faire dédicacer son livre. Aussi lorsqu’une annonce dans la file
d’attente du déjeuner m’apprenait que je pourrai la voir sur la terrasse du restaurant, je m’étais félicitée d’avoir gardé ledit livre dans mon sac ! Je puis vous certifier avoir ressenti
une belle surprise en découvrant cette tablée de personnalités « à la disposition » des adhérents. Réquisitionnés pour répondre, durant leur repas, aux salutations des
admirateurs ou aux sollicitations de dédicaces.
Voyez plutôt (une partie de) sa composition : Azouz Begag et son petit clin d’œil
facétieux à mon égard. Robert
Rochefort, que je retrouvais avec grand plaisir après la campagne des européennes. J’avais eu en effet la chance de pouvoir déjeuner à
la même table que lui à Bayonne et de découvrir aussi Monique Semavoine, bras droit de François Bayrou. Robert assis aux côtés du sénateur Jean-Jacques Jegou, nouveau trésorier du MoDem. Qui lui-même, sans me connaître, me proposait de transmettre ma demande de RDV auprès du sénateur Denis Badré ! Nathalie Griesbeck qui acceptait
également mon invitation. Mais surtout Corinne Lepage, au sourire si
généreux, que je n’avais pas eu la chance de rencontrer à nouveau depuis Seignosse. (C'est là-bas que j’avais été marquée par son sourire donné
en toute simplicité. Son indéniable franchise m’avait alors semblé évidente.).
Car mon objectif en voyant Corinne était double : tout d’abord lui
demander une dédicace de son admirable livre bien entendu mais aussi, et surtout, obtenir un Interview. Ce qu’elle a accepté sans hésitation, sans aucune restriction ou condition !
Vous imaginez ma fierté. Sans avoir à donner la moindre justification, à moi -qui ne suis aucunement élue au MoDem, ni en interne, ni au suffrage universel- Corinne Lepage acceptait d’accorder un peu de son temps ! Ce blog du
Canard à l’Orange des Landes y est donc certainement pour quelque chose…
Je vous dois maintenant un peu plus de détails ; vous allez vite
comprendre. Je vais donc vous parler de ces deux jeunes gens dont je vous ai donné le nom tout à l’heure : Jonathan Salomon et
Antonin
Moulart.
Ils ont eu une idée tout à faite géniale, qui est celle d’initier enfin une radio de web. Ceux qui sont sur Facebook ont très certainement entendu parler de
« Fréquence Orange »… Et bien ce sont
eux ! Comme ils cherchaient des bénévoles pour participer à cette aventure, je me suis proposée et voilà… Donc, dans quelques semaines, leur concept présenté dimanche
matin aux UR va se concrétiser et j’aurai l’honneur d’initier une série d’interviews comme je l’avais déjà fait à la radio nationale du Qatar, section française, lorsque je séjournais dans cet Emirat.
Le thème en sera différent certes (c’était à l’époque le thème de la musique) mais le fond en restera le même : partir à la découverte des
personnes. Chercher à comprendre ce qui nous pousse à agir, à parler, écrire, à partager nos convictions. Convaincre de la nécessité d’un monde meilleur. Chercher à détecter les
« bonnes personnes » : celles qui utiliseront le pouvoir pour les autres et non pas pour elles-mêmes. Oui, seulement comprendre. Accroitre nos connaissances sur les idées et
donc les personnes qui les émettent.
Nous serons toute une équipe pour préparer les interviews, essayant de le faire avec le plus grand
sérieux. Sans nous donner nous-mêmes trop d’importance. Avoir le seul souci de la transparence, de la recherche de la vérité. Il se pourrait bien que nous abordions des sujets qui fâchent.
Mais qui interrogeront toujours. Certaines personnes de l’équipe prendront mon relai lorsque ce sera nécessaire ou si elles le souhaitent. Je ne vous dévoile pas encore leur nom.
Sachez seulement qu’elles sont toutes fortement engagées dans le désir impérieux de l’information réelle et la recherche d’une meilleure démocratie. Exact, nous sommes tous des
blogueurs !
Inutile de vous dire comme cette nouvelle mission me comble de joie,
d’exaltation et d’espoir. Grâce à Jonathan* et Antonin, avec ce support de communication supplémentaire, il va enfin nous être
possible de faire passer un peu mieux nos messages. Sur de simples bandes sonores ! Il ne s’agira pas de faire de la propagande. Pas question de manipulation ici. Seulement de la
vérité et du courage. Afin de se dévoiler un tout petit peu plus. *(A
droite sur la photo, désolée de vous infliger encore ma présence mais c'est le seul cliché que j'ai pu trouver de Jonathan...)
Vous l’aurez deviné : notre première invitée sera donc Corinne Lepage !
Je voudrais vous parler encore une fois de ma deuxième et furtive entrevue avec François
Bayrou. Je venais de parler à Jean Lassalle, avec qui j’ai été de nouveau
prise en photo (merci à Maurice Meunier, l’auteur de ce cliché envoyé justement hier !). Jean, pour qui j’ai beaucoup d’admiration, tant sa générosité est
grande. Jamais, de ma vie, je n’ai eu plus belle dédicace que la sienne, je dois vous l’avouer. Alors forcément, mon affection pour un tel homme ne peut que croître.
Pour en revenir à François Bayrou, je ne peux m’empêcher de vous confier mon
impression à son sujet. Pour la première fois je crois en deux ans, je me suis rendue compte de la réelle humanité émanant de cet homme ; humanité dans sa force mais aussi ses faiblesses. Je ne pense pas me tromper. A un
moment (vendredi après-midi je crois), le voyant s’avancer tout seul vers des journalistes, nullement masqué pour une fois par une nuée de fans ou de porteurs de micros, j’ai vu un
homme naturel et profondément humain. La démarche était assez lente, les épaules un peu
rentrées. Le visage baissé vers le sol. Peut-être juste concentré sur ce qu’il allait dire ? Une silhouette un peu trop étoffée. Le cœur serré, j’ai vu alors un homme ayant été profondément
affecté par toutes les critiques subies ces derniers mois. Au point de s’être peut-être laissé aller à la gourmandise… Tel que chacun d’entre nous le ferait sans nul doute devant de
grandes épreuves. Mon constat ici ne le trahit absolument pas. Il me fait prendre conscience au contraire de sa faculté à souffrir, à ressentir les difficultés et à en tirer des
leçons. A chercher toujours plus d’amélioration, de meilleure coordination et de communication. Je voulais vous le faire partager.
Je crois que la première phrase de son discours de clôture en est la preuve
et m’a donné -à moi en tout cas- le plus grand espoir !
En nous remerciant comme il l’a fait, nous les adhérents, de notre présence,
de notre travail et de notre ferveur (je crois me souvenir qu’il a utilisé ce mot), François Bayrou a
montré qu’il était tout à fait pour le travail collaboratif et la concertation. Il a reconnu en quelque sorte le travail des commissions. Il compte sur le congrès programmatique début décembre à Arras. Personnellement,
j’essaierai d’être au RDV !
J’ai attendu qu’il n’y ait plus de monde autour de François
Bayrou. Je l’ai juste remercié à mon tour d’avoir pensé à nous dès le tout début de son discours. Il l’a très bien entendu : « Et bien, c’est très
bien. »
Il y a cependant trois personnes que je n’ai pas pu rencontrer, alors que j’aurais aimé discuter avec
elles : il s’agit de Gilles
Artigues, dont je voulais ressentir le charisme, Claire D, conseillère nationale faisant partie de l’équipe de Chantal pour la
fondation d’un fonds de solidarité et aussi Danièle Noël qui connaît
l’un de mes fils puisqu’étant au MoDem 54. Oui, je regrette de ne pas avoir eu la chance de leur parler ; ce sera pour la prochaine fois !
Je voudrais terminer ce long billet en vous racontant mon retour de La Grande Motte.
N’ayant pas trouvé de billet au même tarif qu’à l’aller, je comptais bien
revenir gratuitement, je l’avoue, en voiture donc, avec quelqu’un de mon coin. Finalement, comme je vous l’ai dit en début de billet, Vincent M m’ayant parlé des fameux bus,
j’avais réservé ma place. En définitive, j’ai préféré accepter la proposition de Guy, qui pouvait me ramener directement chez moi à Dax (tout en maintenant le paiement du bus bien sûr, autrement ce ne serait pas loyal vis-à-vis de l’organisation des jeunes). Un voyage plus rapide et plus confortable
en perspective. Même si je regrettais un peu le côté festif de « retour de match ».
Quelle bonne idée j’ai eu là !
Sur le chemin nous avons eu le plaisir de croiser un petit convoi de trois
2 CV (pour ceux qui ne le
sauraient pas, la 2 CV a fêté ses 60 ans l’an dernier et a été élue voiture du XX° siècle...) ! Guy, ayant eu plusieurs 2 CV lui
aussi, a trouvé tout à fait normal d’aller les voir avec moi sur le parking de la station essence. Le hasard a fait que ces deuchistes revenaient de Chine et que nous avions un ami commun, le
psychiatre Jean M de Bordeaux, aux
nombreuses 2 CV des plus délirantes et ayant fait ce même périple chinois. Echange de coordonnées bien évidemment…
Puis au deuxième arrêt, de nouveau la rencontre avec Jean Lassalle et son chauffeur qui se restauraient également. Encore un moment de
convivialité très agréable.
Et c’est au cours de nos conversations, que Guy Charbonnier m’a parlé de son amour de la littérature et de la poésie. J’ai découvert, je le crois, un
démocrate musicien et poète tout à fait talentueux. Qui nous sera peut-être très utile au MoDem
(je pense entre autre à Chantal cherchant des artistes pour faire un CD). Et puisqu’il m’a donné l’autorisation de vous faire
partager ses œuvres : voici pour vous l’une de ses chansons. Cet artiste complet est l’auteur des paroles, le compositeur de la musique, l’un des musiciens (guitare) et le
chanteur ! « L’homme qui
revient »
Maman** j’ai raté le bus ! J'ai bien fait, non ?!
**(Heu, si jamais tu me lisais ici bien
sûr...)
A très bientôt !
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